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On a lu cette « sentence » p

2. Annotationi et discorsi sopra alcuni luoghi del Decameron, di M. Giovanni Boccacci; Fatte dalli molto Magnifici Sig. Deputati da loro Altezze Serenissime... In Fiorenza nella Stamperia de i Giunti, MDLXXIIII. Boccace laissait ses livres « à son vénérable Maître Martin de l'ordre des frères ermites de saint Augustin et du couvent de Saint-Esprit de Florence ».

come s'è ritrovato di carta pergamena molto guasta, e ruinata.

Come le puttane Romane, e Veneziane si fanno alle finestre per i loro amanti, cosi queste alle porte delle lor case, dove si stanno al publico alle ore comode; e là le vedete, chicon più, chi con manco compagnia, a ragionare, cacautare sella strada, ne circoli.

La Domenica 2 di Luglio partii di Firenze di poi desinare, et avendo varcato l'Arno sul ponte, lo lasciammo alla mar dritta seguendo il suo corso tuttavia. Passassimo delle belle pianure fertili, nelle quali sono le più famose fepo-

on l'a retrouvé, d'un feuillet de parchemin fort gâté et ruiné !.

Comme les putains romaines et vénitiennes se montrent aux fenêtres pour leurs amants, ainsi celles-ci aux portes de leurs maisons, où elles se tiennent en public aux heures commodes: et là vous les voyez, dans leurs cercles. qui avec plus, qui avec moins de compagnie, causer et chanter en pleine rue.

Le dimanche 2 de juillet je partis de Florence après diner, et ayant passé l'Arno sur le pont, nous le laissàmes à main droite, suivant toutefois son cours. Nous passàmes des belles plaines fertiles, dans lesquelles sont les plus fameuses melonnières de Toscane. Et les

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1. a Entre les livres simplement plaisans, je trouve des modernes, le Decameron de Boccace, Rabelays, et les baisers de Jean Second, sul les faut loger sous ce tiltre, » de modernes, car on dirait plutot l'œuvre d'un élégiaque romain, « et des siecles un peu au dessus du nostre, l'histoire Aethiopique, dignes qu'on s'y amuse. » On areprocshé parfuis à Montaigne ce jugement sur Rabelais, comme trop dédasneux. Mais ne range-t-il pas encore a entre les livres simplement platsans » Virgile, Lucrece, Catulle, Horace, lui si amoureux de la poésie antique ? Les autres livres, qui mélent « un peu plus de fruit au plaisir, par où j'apprens, dit-il ensuite, à renwer mes humeurs et mes conditions, » c'est Plutarque et Sénèque, les plulosophes, les listoriens. Fssais (1580), liv. II, chap. x.

naie di Toscana. E non sono maturi gli buoni melloni che sul 15 di Luglio. E particolarmente si nomina il loco, dove si fanno li più eccellenti, Legnaia, a 3 miglia di quà Firenze.

Andassimo una strada la più parte piana e fertile, è per tutto popolatissima di case, castellucci, villaggi quasi continui. Attraversassimo fra le altre una bellina Terra nominata Empoli. Il suono di questa voce ha non so che d'antico. Il sito piacevolissimo. Non ci riconobbi nessun vestigio d'antichità fuora che un ponte ruinato vicino sur la strada, c'ha non so che di vecchiaia.

Considerati tre cose : di veder la gente di queste bande lavorare chi a batter grano, o acconciarlo, chi a cucire, a filare, la festa di Domenica. La seconda di veder questi contadini il liuto in mano, e fin alle pastorelle l'Ariosto in bocca. Questo si vede per tutta Italia. La terza di veder

bons melons ne sont mûrs que vers le 15 de juillet. Et particulièrement se nomme le lieu, où se font les plus excellents, Legnaia, à 3 milles en deçà de Florence !.

Nous allâmes suivant une route la plupart plane et fertile, et partout très peuplée de maisons, petits bourgs fermés et villages quasi continus. Nous traversàmes entre autres une jolie ville, nommée Empoli. Le son de ce mot a je ne sais quoi d’antique. Le site très plaisant. Je n’y reconnus aucun vestige d’antiquité, hormis un pont ruiné tout proche, sur la route, qui a je ne sais quoi de vétusté.

Je considérai trois choses : de voir le peuple de ces côtés travailler qui à battre le grain ou à le ranger, qui à coudre, à filer, un jour de fête de dimanche. La seconde, de voir ces paysans le luth en main, et jusqu'aux pastourelles l'Arioste à la bouche. Cela se voit

1. « Je ne suis excessivement desireux, ny de salades, ny de fruits : sauf les melons. » Essass (1588), liv. III, chap. xru.

Mi fatigava pit nel ma senza dolore grandissimi La mattina del Lune.

strada piana il lungo d'A tosa di biade. Capitassin Pisa, 20 miglia, Città questo piano su l'Arno che miglia si diffonde nel wi parecchi sorte di navili.

Cessava in quel tempo Ì.

mesi del grande caldo.

par toute l'Italie. La trois:

sent sur les champs dix e scié, sans peur du voisin.

Scata, 20 milles, logi soupai point; et dormis dents à droite, que maint mal de téte. Il me fat geant, ne pouvant rien très grande.

Le matin du lundi 3 ju

plane le long de l'Arno, et en blés. Nous arri--2-

Ci riscontrassimo la compagnia delli Distosi, di Commedianti, buonissima.

Perchè non mi satisfece l’osteria, presi a pigione una casa con quattro stanze, una sala. Aveva l’oste a far la cucina, e dar mobili. Bella casa. Il tutto per otto scudi il mese. Perchè quel ch'aveva promesso per il servigio di tavola di toaïillie, e serviette, era troppo scarso (atteso ch'in Italia s'usa pochissimo di mutar serviette che quando si muta la toaillia; e la toaillia, due volte la set-

Nous y rencontrâmes les Désireux, compagnie de comédiens, très bonne !.

N’étant pas satisfait de l’hôtellerie, je pris à loyer une maison à quatre chambres et une salle. L'hôte devait faire la cuisine, et donner les meubles. Belle maison. Le tout pour huit écus le mois. Comme ce qu'il avait promis de nappes et serviettes pour le service de table était trop mesquin (attendu qu’en Italie l'usage est de changer très peu souvent les serviettes, seulement lorsqu'on change la nappe, et la nappe deux fois

1. Montaigne, pendant ce séjour de trois bonnes semaines à Pise, hanta familièrement ces comédiens. Il avait joué la tragédie au collège. « C'est un exercice, que je ne meslouè point aux jeunes enfans de maison; et ay veu nos Princes s’y addonner depuis, en personne, à l'exemple d'aucuns des anciens, honnestement et louablement. Car j'ay tousjours accusé d’impertinence, ceux qui condemnent ces esbatemens : et d’injustice, ceux qui refusent l'entrée de nos bonnes villes aux comediens qui le valent, et envient au peuple ces plaisirs publiques. Les bonnes polices prennent soing d'assembler les citoyens, et les r’allier, comme aux offices serieux de la devotion, aussi aux exercices et jeux. La societé et amitié sen augmente, et puis on ne leur sçauroit condonner des passetemps plus reglez, que ceux qui se font en presence d’un chacun, et à la veuè mesme du magistrat : et trouverois juste que le magistrat, et le Prince à ses despens en gratifiast quelquefois la commune, d'une affection et bonté comme paternelle : [et qu’aux villes populeuses il y eust des lieux destinez et disposez pour ces spectacles : quelque divertissement des pires actions et occultes. ]v Essais (1588 et 1595), liv. I, chap. xxv.

timana: lasciavamo gli servitori far per loro le spese : noi all'osterta a 4 julli ogni giorno.

La casa era in un bellissimo sito, e veduta piacevole, riguardando il canale per il quale passa l'Arno, e traversa la Terra. Questo fosso è molto largo. e lungo più di 500 passi, inchinato e piegato un poco, facendo una piacevole vista, scoprendo più agevolmente per questa sua curvità l'un capo, e l'altro di questo canale, con tre ponti che ia varcano lArno pieno di vascelli, e di mercanzie. Liana e l'altra proda di questo canale edificate di belle mura coll'appoggiarsi alla cima, come il canale delli Augustini în Darigi. Di poi all'una, e l'altra banda, larghe strade: et all'orlo delle strade un ordine di case. Era fosta dd ia nostra.

Mercordrs di Luglio viddi il Duomo dove fu il palazzo dAdriazo Imprratore. Ci sono infinite colonne di marmo

lasemaine: nouslaissionsles valets faire la dépense pour eux : et nous mangions à l'hôtellerie, à 4 jules par jour.

La maison était en un très beau site et vue plaisante, regardant le canal par lequel passe l'Arno et traverse la ville. Ce lit est fort large, et long de plus de cinq cents pas, inclinéet plié un peu, faisant un plaisant aspect, découvrant plus aisément par cette sienne courbure l'un et l'autre bout de ce canal, avec trois ponts qui là traversent l'Arno, plein de vaisseaux et de marchandises. L'un et l'autre bords de ce canal édifiés de beaux murs avec des accoudoirs à la cime, comme le quai des Augustins à Paris. Et puis, des deux côtés, de larges rües : et bordant ces rues une rangée de maisons. C'est à qu'était placée la nôtre.

Mercredi < juillet je vis le Dôme, où fut le palais d' Adrien empereur ‘. Il y a infinies colonnes de marbres divers, diverses de travail et de forme ; portes très

1. Valdes Tésrmes de cet empereur, suivant d'autres écrivains. A. d'Ancona.

diverse ; diversi lavori, e forme ; porte bellissime di metallo. E ornata di diverse spoglie di Grecia, e d'Egitto, et edificata di ruine antiche, di modo che si vedono delle scritte a rovescio, altre mezzo tagliate, ed in certi luoghi caratteri sconosciuti, che dicono essere gli antichi Toscani.

Viddi il campanile d'una forma estraordinaria, inchinato di sette braccia come quell'altro di Bologna, et altri, intorniato ds pilastri per tutto, e di corridori aperti.

Viddi la chiesa S. Giovanni vicina, ricchissima anche lei d'operefamose di scultura, e pittura. Fra gli altri d'un pulpito di marmo con spessissime figure tanto rare, che questo Lorenzo ch'ammazzò il Duca Alessandro, si dice che levò le teste d'alcune di questestatuette, e ne fece pre-

belles de métal. L'église est ornée de diverses dépouilles de Grèce et d'Egypte et bâtie de ruines antiques, de sorte que l’on voit des inscriptions à l’envers, d’autres à moitié taillées, et en certains endroits des caractères inconnus, qu'ils disent être les antiques toscans.

Je vis le clocher, d'une forme extraordinaire, incliné de sept brasses, comme cet autre de Bologne, et d'autres, entouré de pilastres partout et de corridors ouverts!.

Je vis l’église Saint-Jean, voisine, très riche elle aussi d'œuvres fameuses de sculpture et peinture. Entre autres d’une chaire de marbre avec figures très serrées si rares, que ce Laurent qui tua le duc Alexandre, on dit qu'il enleva les têtes de quelquesunes de ces statuettes, et en fit présent à la Reine?.

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