Var. : echapeoint. Il faut peut-être lire : cchaperoint
tout leur corps, et ont des longues laisses par où ils les arrestent ou contournent à leur poste !.
Le mardy, par une singuliere courtoisie des Seigneurs de la ville, nous fumes voir une fausse-porte qui est en ladite ville, par laquelle on reçoit à toutes heures de la nuict quiconque y veut antrer, soit à pied, soit à cheval, pourveu qu'il die son nom, et à qui ila son adresse dans la ville, ou le nom de l'’hostellerie qu'il cherche. Deus hommes fideles, gagés de la ville, . president à cet'entrée. Les gens de cheval paient deux bats pour entrer, et les gens de pied un. La porte qui respond au dehors, est une porte revestue de fer : à coté, il y a une piece de fer qui tient à une cheine, laquelle piece de fer on tire ; cette cheine par un fort long chemin et force détours, respond à la chambre de l'un de ces portiers, qui est fort haute, et bat une clochette. Le portier de son lit en chemise, par certein engin qu'il retire et avance, ouvre cette premiere porte à plus de cent bons pas de sa chambre. Celui qui est entré se trouve dans un pont de quarante pas ou environ, tout couvert, qui est au dessus du fossé de la ville; le long de ce pont est un canal de bois, le long duquel se meuvent les engins qui vont ouvrir cette premiere porte, laquelle tout soudein est refermée sur ceus qui sont entrés. Quand ce pont est passé, on se trouve dans une petite place où on parle à ce premier portier, et dict-on son nom et son adresse. Cela oui, celui-ci, à tout une clochette, avertit son compaignon qui est logé un etage au dessous en ce portal, où il y a grand logis; cetui-ci avec un ressort, qui est en une galerie joingnant sa chambre, ouvre en premier lieu une petite barriere de fer, et apres, avec une grande roue, hausse le pont-levis, sans que de tous ces mou-
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