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BROCHES

of the American Academy of science and aru pour 1847, dit, en effet : « J'ai observé sur des œufs de Home, encore dans les ovaires et n'ayant pas dès lors été soumis à l'action du sperme, un commencement de segmentation de vilellus. » De son côté. M. le professeur Agassiz a trouvé des œufs à différents degrés de développement, dans les ovaires du même Poisson ainsi que du Mçrlan et de la Merluche, mais il ne partage pas la manière de voir de M. Burnett, qui regarde ce développement prématuré comme une preuve de Parthénogénésie. Il pense, au contraire, que cette segmentation anormale doit être attribuée à une copulation et à une fécondation interne. Suivant M. Bischoff, quelques-uns des œufs pondus par une Grenouille qu'il avait isolée du m&le, subirent les premiers stades du développement.

Dans le Monthly microscopieal Journal de juillet 1876, se trouve consignée une observation qui a été communiquée à l'Académie des sciences. Suivant Tauteur de cette observation, des traces de segmentation se seraient montrées sur un certain nombre d'œufs pondus par une Grenouille qui avait été isolée du mâle durant quatre mois. La segmentation fut plus rapide mais plus irrégulière qu'elle ne l'est habituellement. Un petit nombre de ces œufs montrèrent seuls un commencement de développement. Les autres se flétrirent presque aussitôt ou ne dépassèrent pas l'état muriforme. Le même phénomène a été également observé par -M. Leuckart.

M. Oebacher a trouvé, dans l'oviducte d'une Poule qui n'avait jamais été accouplée, des œufs dont le vilellus s'était segmenté et avait donné naissance à un blastoderme.

H. Bischoff a rencontré des œufs à différents degrés de segmentation, dans les ovaires d'une Truie qui n'avait subi aucun contact de la part du mâle ; la même chose a été observé par H. Hensen chez le Lapin.

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D'après M. Yogt, des œnfs non féccmdés de Firole se segmenteraient ainsi que cela lieu, suivant M. de Quatrefages, pour ceux des Naïades du genre Mulette.

Chez les Naïades, les œufs sont certainement expulsés des ovaires avant d'être fécondés, car les cils dont sont tapissées les parois des oviductes, sont disses de façon à établir un courant vers Textérieur et par suite, rendent la pénétration du sperme dans ces conduits, fort problématique. Or, M. Brookes a trouvé dans les follicules de Tovaire des Anodontes, des œufs ayant éprouvé un commencement de segmenlation.

Les différents faits que nous venons d'énumérer tendraient, dans la pensée de H. Brookes, a prouver que, dans les animaux chez lesquels la parthénogénésie n'existe pas, les œufs ont cependant le pouvoir d'entrer en voie de développement, sans avoir été préalablement fécondés. 11 faudrait, par suite, supposer que l'œuf a en lui-même la faculté de former des individus nouveaux tout en n'y parvenant, cependant, d'une manière complète, que sous l'action du sperme.

LXXXIV. — YOGT (Ch.) : Rbchkrghes coniRES (Mem. Institut Genevois^ t. III, av. pi. ; 1877).

Sous ce titre, le savant professeur de Genève expose les recherches qu'il a eu l'occasion de faire, l'année précédente, dans le laboratoire de Roscoff, sur certaines formes de Lernéides. Son travail comprend deux Hémoires, le premier, relatif à la famille des Phyllichthydes, plus particulièrement au Léposphide des Labres [Leposphilw Labrei^ Hesse), le second, traitant de quelques Gopépodes parasites, à mâles pygmées, qui habitent les Poissons. Ce second Mémoire est partagé en deux sections ayant pour objet, l'une le genre Braehiella de

kiQ HTATT.

la famille des Lernéopodides, l'autre le genre Chondracantkus, type des Gbondracantbides*

LXXXY. — TAIE (Ralph) : BiLBHNiTB et S^LiNiA TROUvés

DANS LE TERRAIN TERTIAIRE MOYEN DE l'ÀUSTRAUE DU SUD

[Quarterly Journal geol. Soc. London^ \. XXXIII» p. 256, av. fig. ; 1877)-

On a plusieurs fois indiqué la présence de Béiemnites dans les terrains tertiaires, mais aucun des fossiles de ces terrains que Ton avait pris pour tels n*a encore été reconnu comme appartenant au groupe éteint de Céphalopodes auquel ils avaient été attribués, ou bien au contraire ils provenaient des terrains secondaires, comme tous ceux que Ton a recueillis jusqu'à ce jour. M.Tate signale un nouveau gisement de Béiemnites tertiaires aux environs de la rivière de Murray, dans un dépôt considéré par les géologues comme étant miocène ou même pliocène, et il donne à l'espèce qu'il croit devoir distinguer le nom de Béiemnites senescem. Un Echinide, resté également inconnu et appartenant au genre Salenia, accompagnerait cette Bélemnite ; l'auteur l'appelle S. tertiaria. Or, on sait que les Salénia connus sont tous crétacés, ce qui jette bien quelque doute sur l'époque à laquelle l'auteur attribue celui dont il parle ainsi que la Bélemnite décrite dans sa Notice, si toutefois ce dernier fossile est bien une Bélemnite.

LXXXVII. — HYATT [Alpheus) : Révision des Spongiaires [Poriferœ) de l'Amérique du Nord, et remarques sur quelques espèces étrangères. Seconde partie [Mem. Boston Soc. nat. Hist., t. II, part. 4, pi. xv-xvn; 1877).

Nous avons d^à parlé de la première partie de cet ou-

RÉVISION DIS SPONGIAIRES. fclt

vrage (1); dans celle-ci, qui est la seconde, Tauteur décrit avec détail plusieurs espèces de Spongiaires appartenant aux genres suivants :

Spongia (Eurpongia, Brown ; Caccospongia^ Schmidt) ; StelospongoB, Schm.; Spongelia, Nardo; Carteriospongia, Hyatt; Phyllospongia, Ehlers; Dasydea^ Nardo; Hirdnia^ id. et Ceraiella, Gray.

Les espèces sont les suivantes : Spongia officinalis et ses principales variétés; Sp. discusj Duchassaing et Michelin (Floride); Sp. lignea^ esp. n. (Nouvelle-Galles du Sud);. Sp. graminea, esp. n. ; Sp. equinea, Schmidt (golfe de Venise] ; Sp. agaricinaf Pallas, et ses variétés; Sp. lapidescens^ Duch. et Mich. (Antilles) ; Sp. Maynardii, esp. n. ; Sp. lœvis^ esp. n. (Australie); Sp. friabilis, esp. n. (Zanzibar); Sp. cribriformis^ esp. n. (la Havane) ; Sp. Pikeij esp. n. (île Maurice) ; Sp. intertextus^ esp. n. (Maurice); Spongelia incertay esp. n. (Zanzibar) ; Sp. dubia, esp» n. (Floride); Sp. cana, esp. n. (Fernambuc); Sp. spinosa, esp. n. (Maurice); Sp. Farïovii, esp. n. (Australie); Sp. rectilinea, esp. n. (Australie); Sp* palmata, esp. n. (Australie) ; Sp. enormis^ esp. n. (Maurice) ; Sp. ancepSy esp. n. (origine?); Sp. ligneanay esp. n. (Pérou); Sp. Kirkii (Dasydea, id., Bowerbanck); Carteriospongia, gen. n. ; C. otohitica [Sp., id., Esper); C. radiata^ esp. n. (Zanzibar) ; C. ma-dagascariemisj esp. n. ; C. vermifera, esp. n. (Australie) ; C. perforata, esp. n. [ibid.) ; C. mj/«fica, esp. n. (Australie); Phyllospongia papyracea, Ehler (Cap) ; Dasydea fragilis, Johnston (Zanzibar) ; Hircinia campana, Nardo (Antilles) ; H. arbusculum^ Schm.; JET. acuta, esp. n. [Polytherses, id.j Duch. et Mich.); fl. cartilaginea (Spongia cartilaginea, Esper) (Floride) ; H. purpurea [Sp. rub.), Duch. et Mich.; Ceratella labyrinthica, esp. n. (Maurice).

(1) Journal de Zoologie^ l. V, p. 64.

1^18 HATDBM.

LXXXVIII. — HATDEN (F. V.) : Bulletin de l'exploration

GÉOLOGIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DES TERRITOIRES DES ÉtATS-

Unis, t. III, n*' 1 à 3 ; avril et mai 1877.

Parmi les articles publiés, cette année» dans le Recueil dont on vient de lire le titre, nous citerons les suivants comme se rapportant plus particulièrement aux sciences zoologiques :

1"* Recherches sur les Kjôkkenmôddings et les sépultures de la population primitive de la côte de TOrégon. — Recherches sur les Kjôkkenmôddings et les sépultures de la population primitive des lies Sanla-Barbara. — Manière de fabriquer des armes en pierre; par M. P. Schumacher (1).

2* Les Indiens Tivana de Skokomish, territoire de Washington; par H. Eells.

3"" Sur une collection de Noctuelles recueillie dans le Colorado, en 1875. — Les Tinéides du Colorado; par M. W. E. Chamhers et A; 5. Packard.

5* Entomostracés nouveaux du Colorado ; par H. ilf. Chambers.

L'auteur donne à ces espèces de Crustacés les noms de Cypris grandis j C. altùsimuêy C. mon$, Daphnia brevicauda; des figures accompagnent ses descriptions. Il dit aussi quelques mots au sujet d'une espèce de Lyncée qu'il regarde comme étant peut-être le Lynceus [Ckydorus] sph3sricu$ de Baird.

5* Nouvelle faune cavernicole de TUtah; par U. A. S. Packard.

Les espèces signalées par M. Packard sont au nombre de cinq ; elles appartiennent aux différentes classes des Insectes, des Arachnides, des Myriapodes et des Mollusques céphali-diens ; ce sont :

Insectes Tbysanoures : Tamocerus plumbea^ Linn.; var. dba.

(1) Des planches accompagnent ces Notices.

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