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LE SQUALE PÈLERIN

Nous ajouterons, aux détails bibliographiques rappelés dans ce lra?ail, que le Squale pèlerin a été, de la part du sayanl naturaliste portugais M. Capello, l'objet d'études intéressantes, dont la publication nous avait échappé ; nous regrettons d'autant plus vivement d'avoir ignoré ce qu'il a dit sous ce rapport, que dès celte époque (1869) cet auteur était arrivé à des résultats fort exacts et qui n*ont été connus des autres naturalistes qu'à une date plus récente. On trouvera le Mémoire de M. Capello et les figures dont il est accompagné, dans le Journal de r Académie des sciences de Lisbonne pour la même année.

(i) Des observations semblables à celles qui sont exposées dans ce Mémoire sont continuées avec soin. Nous tiendrons nos lecteurs au courant des résultats obtenus. (P. Gbby.}

(2) /otifii. de Zoologie, t. V, p. 319.

ANALYSES

D'OUVRAGES ET DE MEMOIRES

L — TURNER [William) : Quelques remarques générales sua LE PLACENTA, principalement au point de vue de la théorie de révolution. (Journal ofÂnat. and Physiol., i. XI, p. 33; 1876).

Nous avons déjà eu roccasion de reproduire dans ce Recueil plusieurs des Mémoires du professeur Turuer, relatifs au mode de placentation des Mammifères et du placenta luimême.

Ce nouveau travail du savant anatomiste d'Edimbourg, résume les leçons faites par lui sur TAnatomie comparative du placenta, au collège royal des chirurgiens d'Angleterre. II comprend plusieurs chapitres ayant chacun un assez grand développement, et dont la matière est traitée avec une érudition et une clarté qui en rendront la discussion plus faciles.

1. La présence de certains éléments anatomiques semble nécessaire pour l'exécution des fondions du placenta et la disposition la plus simple de ces éléments constitue cet organe dans sa forme la plus générale.

2. Les difiërentes variétés de placentas possèdent toutes les caractères constitutif de la forme typique ou commune, et elles peuvent être interprétées comme étant des modifications du type fondamental. Les placentas diffus sont ceux qui s'éloignent le moins du type, tandis que le placenta humain est ie cas le plus parfait de spécialisation.

3. L'analogie de forme que présentent plusieurs placentas n'indique pas une concordance dans leur structure intime.

4. S'il est permis de concevoir, en raison de l'uniformité de structure qu'on rencontre dans le placenta de différents Mammifères, que la forme de cet organe la plus complexe dérive du type le plus simple, M. Turner a, au contraire, de la peine à admettre, en tenant compte de la structure anatomique, que l'évolution s'en continue progressivement, depuis le placenta diffus , à travers les formes polycotylédonaire , zonaire, etc., qui se présentent dans certains groupes, pour arriver à la production du placenta discoïde des Singes et de l'Homme.

On peut fort bien concevoir qu'un placenta diffus devienne par évolution un placenta polycotylédonaire, par l'atrophie des villosités et des cryptes sur certaines parties de la surface du chorion et de l'utérus et par leur développement sur d'autres points, mais évidemment le placenta zonaire ne provient pas du placenta polycotylédonaire, non plus que le placenta discoïde du placenta zonaire.

5. Bien que nous puissions, par l'étude de là structure du placenta chez les différents Mammifères, arriver à concevoir comment, à l'aide de modifications comparativement légères daps la disposition des parties fœtales et matérielles de l'organe, un placenta d'une spécialisation élevée a pu dériver d'une forme simple et plus généralisée, il nous est cependant impossible de dire ce qui a produit cette évolution.

6. Il est hors de doute que l'organisme ne soit modifié par l'action d'influences extérieures, mais il est difficile d'établir, en raison de l'uniformité des conditions dans lesquelles se trouve le placenta chez les Mammifères, comment cet organe a pu subir l'influence des causes extérieures.

7. Il n'existe aucune relation entre la forme du placenta et la durée de la gestation, la taille de la mère et celle du fœtus,

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la forme de l'utérus, le oombre des fœtus, et enfin le volume relatif et la distribution de Tallantoïde.

8. Il est matériellement impossible que Ton connaisse jamais quelque chose de la placentation des Mammifères éteints, mais on peut théoriquement admettre que ceux de ces animaux qui ressemblent par leurs caractères ostéologiques aux Mammifères actuels ont possédé un placenta semblable à celui des espèces dont ils se rapprochent.

9. Par l'étude de la forme et celle de la structure du placenta dans différents ordres de Mammifères, on arrive à conclure que cet organe ne peut être accepté comme dominant dans une classification et que, dans Tétat de la science, la combinaison de caractèi'es semblables, indiquée par différents systèmes d'oi^anes, est un meilleur guide dans la recherche des affinités d'un animal que Texistence, dans un seul et même organe, d'analogies, même très-complètes, qu'elles soient tirées de la forme ou de la structure.

II. — HANNOVER (Adolphe) : La rétine de l'Homme et DES Yerjébrés, Mémoire histologique , historicchcritique et phymlogique. In-4 de 214 p., av. 6 pi. gravées; Copenhague, 1876.

Nous signalerons à nos lecteurs, en regrettant vivement que son étendue nous empêche d'en donner l'analyse, l'excellent Mémoire que M. Hannover vient de publier sous le titre qui précède et dont il existe une autre édition rédigée en danois. M. Hannover s'occupe dans cet important travail de la rétine des quatre espèces dont les noms suivent : Brochet, Grenouille, Poule et Homme.

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