HUDSON
Le nom spécifique de pnteanm lui a été imposé par M. Koch et c'est M. Schiôdte qui en a fait le type d'un genre particulier, sous le nom de Niphargus. M. Â. Humbert a reconnu sa présence dans un puits des environs de Genève, à Onex, dans la propriété appelée Rochette.
Le Niphargus puteanw des eaux profondes du Léman constitue une variété à part. C'est de cette variété, due aux recherches de M. F. A. Forel sur la faune profonde de ce lac, que M. A. Humbert s'occupe plus particulièrement dans son Mémoire.
XX. — HUDSON (C. !•) : Sur la classification kt les apnNiTfe DES RoTiFÈRBs [Brit. Absoc. foT tkô avancement of science^ 1875, p. 161).
M. Hudson, après avoir fait remarquer dans la communication faite par lui à la section de zoologie du Congrès tenu en 1875 , les défauts de la classification qu'Ehrenberg a donnée des Rotifères, et l'infériorité des systèmes de Leydig et de Dujardin , a rendu compte des travaux qu'il a lui-même entrepris à cet égard, travaux basés sur l'étude des systèmes nerveux, digestif et vasculaire.
La véritable place que l'on doit assigner aux Rotifères a été lobjet de nombreuses controverses. On s'est, en effet, souvent demandé si ces animaux devaient être placés parmi les Vers ou si l'on devait simplement les considérer comme des Condylopodes (Arthropodes) inférieurs. Leydig et Gosse ont surtout préconisé cette dernière manière de voir, que de Blainville avait déjà exposée, tandis que Cohn, Yogt, Huxley et la majeure partie des naturalistes modernes se sont rangés à la première.
Dujardin désignait les Rotifères sous le nom de Systolides, et il en faisait une classe qu'il plaçait auprès des Helminthes.
62 GOTTEAU.
M. Hudson Mi remarquer que les divers arguments émis contre la réunion des Botifères aux Articulés condylopodes, ont perdu de leur valeur en raison des espèces nouvelles dont ce groupe s'est enrichi et, en particulier, depuis la découverte faite par lui , dans un dépôt vaseux situé auprès de Clifton, d'un Rotifère à six pattes, qu'il a nommé Pedalion mirum.
M. Hudson discute ensuite les motifs qui ont poussé M. Huxley à considérer les Rotifères comme des formes permanentes de larves d'Ecbinodermes.
On sait que ce naturaliste a émis Topinion que les Rolifères devaient être divisés en deux grands groupes, dont le premier serait monoïque et le second dioïque, et qu'on pouvait retrouver chez les Echinodermes, à Tétat dejarves, une division correspondante de forme et de dispositions sexuelles.
M. Hudson pense que ses propres découvertes ont détruit ces arguments, car il a observé la forme mâle dans les deux groupes. Il montre également jusqu'à quel point le Pédalion ressemble à une larve d'Entomostracés et il arrive ensuite à cette conclusion que, si les' Rolifères étaient classés suivant la complexité plus ou moins grande de leur structure, on trouverait que, par les termes inférieurs de la série qu'ils constituent, ils s'allient par les Philodines, aux Vers et, par la portion ascendante de cette série, aux Entomostracés dont le Pédalion les rapproche particulièrement.
XXI. — COTTEAU (Gustave) : Description des Echinibes tertiaires DES ILES Sâint-Barthéleiiy ET Anguilla ; av. 8 pi. [Acad. se. Stockholm, t. XIII, n^ 6; 1876).
H. Cotteau, qui contribue plus que personne dans notre pays aux progrès de l'histoire des Echinides, vient de publier la description, accompagnée de figures, des ani*
BGHINIDBS TERTlAftBS D£S ANTILLES. 6S
maux de cette classe , de? eoue iossîles dans deux dépôts éocènes et miocènes des ties Saint-Barthélemy et AnguUla, possessions suédoises aux Antilles. Il a pu en étudier 31 espèces, dont 15 éocènes, 15 miocènes et 1 commune à ces deux terrains, VAgamzia Clem, Gotteau. Ces 31 espèces, si Ton en retranche le ÇidAm melUmsis, déjà signalé dans les dépôts miocènes de la région méditerranéenne, sont propres aux Antilles ; mais tout en étant différentes de celles que Ton reucontre ailleurs au même horizon, elles n'en présentent pas moins dans leur ensemble une physionomie qui les en rap'* proche beaucoup. Les genres les pins abondants en espèces y sont, comme partout, les Clypea9terj les Eehinolampas, les Sehizaster et les Eupatagus. En ce qui touche surtout les terrains miocènes, et malgré les grandes différences qui séparent les localités comparées, la ressemblance est frappante. Nonseulement la plupart des genres [Cidaris, Clypeaster, Sismondia^ Ethinolampas, Sehizaster^ Brissopm), sont les mêmes, mais quelques espèces, notamment le Sehizaster Loveni et le Brissopsis Antillarum sont tellement voisines du Sch. Parkinsoni et du Brissopsis crescentims de Malte, que leur séparation comme espèces à part peut paraître douteuse et l'on doit en conclure que, si à cette époque, la mer miocène des Antilles ne communiquait pas ayec les mers miocènes de TEurope, la vie s'y développait du moins sous des influences à peu près identiques. Les Ecbinides éocènes ont moins de rapports avec ceux de l'ancien continent. Les espèces y sont plus nettement tranchées, et, à des genres communs aux deux régions, s'en joignent ici d'wtres qui paraissent à peu près spéciaux à la région qui fait l'objet de ce travail. Tels sont ceux des Peripneustes^ Plagianottii et Asterostoma. Aucune espèce n'a paru identique avec celles qui vivent actuellement, soit dans la mer des Antilles, soit dans d'autres mers. Plusieurs de celles que décrit M. Gotteau offrent aussi un intérêt particulier, que les remarques du
6h HTATT..
savant échinologue français mettent parfaitement en éYidence (1).
XXIL — PANCERI [Paoli) : Sur le siège de la phosphorescence CHEZ LES Gampanulaires [Acod. se. Naples ; septembre 1876).
Il n'est pas un naturaliste s'occupant des productions de la mer« qui n'ait remarqué la phosphorescence que montrent certaines algues» lorsqu'après avoir été préalablement placées dans l'obscurité, on vient à les agiter. L'espèce de ces végétaux, que M. Panceri a examinée, a été recueillie par lui aux environs d'Âmalfi, et n'est autre chose que le Fticus ericoides. Ce savant observateur a constaté que la scintillation de cette algue est due à la présence de colonies de Campanularia flexuosa, sorte de Polypes hydraires, dont la structure est très-simple, et qui sont formés d'une double couche cellulaire externe et intestinale et d'une couche intermédiaire due à des fibres contractiles.
Des observations réitérées, faites sur ce petit Polype, ont permis de reconnaître que le mouvement lumineux a son siège dans les cellules de l'ectoderme. L'auteur de cette observation a mis à profit, pour s'aider dans ses recherches, la faculté qu'a l'eau douce d'activer et de rendre continue, pendant un certain temps, la lumière émanant des Polypes en question.
XXIIL — HYATT (Alpheus) : Révision des Sponguires (Porîfriub) de l'Amérique du Nord, et remarques sur quelques
(1) M. Colteau publie en ce moment deux autres ouvrages relatifs aux Echinides, savoir :
Etudes iur les Bchinides fossiles du département de V Yonne: in-8, av. pi.
Echinides fossiles de V Algérie (en commun avec MM. Peron et Gauthier) ; in-8, av. pi.