RÉVISION DES SP0N6UIRES
espèces étrangères à cette région. [Mem. Boston Soc. nat. Hist., t. n, pi. xn).
Les Porifères, c'est-à-dire Spongiaires, dont M. Hyatt traite dans le premier fascicule de la Révision de ces animaux, entreprise par lui, rentrent dans Tordre des Kératoses, et font partie des trois familles dont les noms suivent :
1® Dendrospongiadi^es : Dendrospongia crassa , Hyatt ; Ymmgia fistularis ou Spongia^ îd., Espers; V. hirsuta, Hyatt ; T. tenuissima, id.
i^ kpmsmjDÉBS : Aphysina aurea, Hyatt; A. prœtexta, id.; A, gigantea, id.; A. mophoba, Nardo; A. cellulosay Sp. celluL, Espers.
3* Jantheludées : Janthella concentrica, Hyatt.
Les figures de plusieurs de ces espèces sont données sur la planche qui accompagne le travail de M. Hyatt.
XXIV. — CLAUS (C.) : Traita de Zoologie; traduit sur la troisième édition allemande et annoté par H. G. Hoquin- Tandon, in-8. Paris; 1877 (1).
Les quatre premières livraisons de cet utile et savant traité sont dès à présent en vente ; nous nous proposons d*y revenir et de parler de celles qui vont suivre lorsque l'ouvrage entier aura paru.
(1) librairie F. Savy.
louuuL m Z001.O6IB. -^ T. YI. 4877,
ANTILOPE SÂI6A. — M/ A. de Haret nous a adressé pour le Muséum, deux axes osseux de coroes que nous avons reconnu appartenir au Saïga, espèce d'Antilope dont plusieurs gisements ont déjà été signalés en France dans des dépôts dépendant de l'époque préhistorique ; un ^ dessin remontant à rage du Renne qui représente le Saïga, a même été publié dans ce Recueil (1).
M. de Maret a découvert les débris de Saïga que nous lui devons, dans la grotte dite du Placard, qui est située près de Rochebertier (Charente), où des restes du même animal, entre autres un calcanéum, avaient été précédemment recueillis par MM. Delaunay et Bourgeois.
Un crâne presque entier du même animal, provenant des sables de la Flandre est, d'autre part, conservé au musée de Bruxelles, et nous en avons reçu de M. Dupont, directeur de ce musée, un modèle en plâtre actuellement déposé dans nos collections.
HARFAN6 [Strix [Nycted] nivea). — Le Harfang actuellement si i^re dans nos régions parait y avoir vécu en assez grand nombre à l'époque du Renne, et sa retraite vers le Nord s'est peul-étre accomplie à une époque plus récente que celle de cette espèce de Mammifères.
Nous avons déjà ajouté aux gisements qu'on avait signalés
du HdrfaDg dans le Périgord, celui de la grotte de Gourdon (Haute-Garonne) où H* Pîette en a rencontré des débris trèscaractéristiques |1).
Des parties provenant du squelette de cet Oiseau, se trouvent aussi parmi les pièces que M. de Maret nous fit parvenir Tan dernier ; elles ont été extraites de la même caverne que les cornes osseuses de Sai^a mentionnées ci-dessus.
CADURCOTHERIUM CAYLUXI, P. Gerv. (2). — M. Noulet (3) a reçu, pour le musée de Toulouse, deux dents de cette remarquable espèce de Rhinocérotidés, provenant. Tune des phosphates de chaux de Bach^ l'autre des environs de Moissac. EUe [appartiendrait bien, par les gisements qu'il indique, au terrain miocène inférieur et aurait été contemporaine des Wmoceros incinvus^ A/t. minutus et Anthracotherium magnum, animaux dont nous avons, en-efiet, signalé des débris dans les mêmes localités.
MACLEAYTOS AUSTRALIENSIS, Gray. — M. Hutton, de Dunedin (Nouvelle-Zélande), qui a, comme H. Haast, de Christchurch , offert au Muséum de Paris de très-précieux objets d'anatomie et de zoologie, vient de lui adresser le squelette presque complet de cette espèce de Baleine.
FOSSILES DU QUERCY. — De nou velles découvertes continuent à avoir lieu dans les phosphorites du Quercy, et M. H. Fil-
(1) Journal de Zoologie, t. IV, p. 390.
(2) /oum. de Zooly t. II, p. 362, pL xiv. ^ Id., Zool et Pal gén.y p. 38,
pi. IX.
(3) Mémoiree Aead. «c, inecript. et belleg-leUres de Toulouêe, 7*^ série, lVm;1976.
hol a obtenu, dans ces derniers temps, de très-belies pièces proTenant de ces gisements. Nous citerons, parmi celles que nous avons nous-méme reçu, quelques dents humaines accompagnées de rondelles percées analogues à celles que nous avons, autrefois, trouvées à Baillargues (Hérault), et qui se rencontrent dans tant d'autres lieux.
Un fossile qui parait être d'époque plus ancienne, probablement tertiaire, est une chrysalide très-bien conservée, mais pétrifiée, indiquant un Lépidoptère; l'espèce appartient au groupe des Noctuelles et à la sous-division des Âgrotis ; c'est peut-être un Triphena.
CHASSE DE L'AUROCHS (Dessin de f époque préhistorique). — Dans une remarquable pièce consistant en une sculpture sur bois de Renne, trouvée à Laugerie-Basse (Dordogne), qui appartient à M. Elie Hassénat, se voit une chasse à l'Aurochs aux temps préhistoriques : il y a un Aurochs, sa femelle et un chasseur. M. de Mortillet parle ainsi de cette pièce, dans le résumé de ses leçons sur r>Art aux temps préhistoriques, qu'il vient de publier dans la Revue scientijique (1).
« L'Aurochs, admirablement gravé, est représenté fuyant la tête baissée, la queue relevée, comme tout bovidé effrayé. Il est bien placé horizontalement dans la longueur du fragment de bois de Renne. Mais ce fragment n'étant pas assez lai^e pour que l'homme pût être représenté debout, l'artiste l'a figuré couché dans le sens de la longueur ; le bras gauche, du côté du spectateur, est bien à sa place ; mais pour montrer celui du côté opposé, naturellement masqué par le corps, l'artiste a violé toutes les lois anatomiques. Quant à la femelle d'Aurochs, faute d'espace, elle a été rejetée sur le revers du
(1) Numéro du 17 mars 1877.
fragment de bois de Renne et se trouve là en sens inverse de son m&le, soit les pieds en Ye^ et la tête en bas par rapport à lui. Cette belle pièce nous montre combien les artistes de l'époque magdalénienne (1), qui avaient si bien le sentiment de la forme quand il s'agissait du simple individu, étaient peu entendus en ce qui concerne le groupement. »
ORCA DUHAMELII. — Un Orque appartenant à l'espèce nommée DtiAamelii par Lacépède, a échoué le 11 juin 1876, dans les eaux de la Garonne, aux portes même de Bordeaux» àrendroit connu sous la dénomination de Lormont. M. Souverbie vient d'en donner une description accompagnée de figures, dans les Actes de la Société linnéenne de cette ville (2).
MONSTRUOSITÉ DOUBLE CHEZ LE RHYNCHONELU SPI- NOSA. — M. Munier-Chalmaé a découvert, parmi les fossiles de rOolilhe inférieure (bajocien), à Solutré, près Mâcon (Saône-et-Loire], un cas remarquable de monstruosité double fourni par cette espèce de Brachyopodes, dont l'examen est tout à la fois instructif au point de vue de la tératologie et à celui de la morphologie des animaux du même groupe ; il se propose d'en donner dans une autre occasion une description plus détaillée. ,
Ce cas résulte de la soudure bilatérale, et, par conséquent, ayec jonction, des deux valves de chacun de deux sujets dont le test s'est bien conservé et qui interviennent chacun pour les deux tiers, dans la production de ce double exemplaire ; cette disposition s'explique par la symétrie particulière aux Bra-
(1) Répondant au rempUssage de la grotte de la Madeleine également sitaée dans !a vallée de la Vesaire (voir Journal de ZooL, t. U, p. 399).
(2) T. XXXI, p. 61, pi. m.
70 BIOGRAPHIE
chyopodes. On sait, en effet, que chez ces animaux les deux valves sont superposées; Tune étant supérieure, et l'autre inférieure aux parties charnues de Tanimal, tandis que, chez les Lamellibranches, elles sont placées latéralement; aussi est-il à supposer que le même genre d'anomalie, si l'on vient à le rencontrer dans quelque espèce de cette dernière classe, s'y trouvera réalisé tout autrement ; sans doute, par la soudure de Tune des valves, seulement, de chaque sujet avec celle inversement correspondante de l'autre, tandis qu'ici chacune des deux valves de chaque individu intervenant est réunie à la valve correspondante de son conjoint.
Dans la Rhynchonelle dont il s'agit, le crochet et l'ouverture d'attache des deux sujets soudés sont restés distincts; eh même temps, les doubles apophyses brachiales intérieures de l'un et l'autre ont conservé leur grandeur habituelle.
BIOGRAPHIE
REYNÈS [Pierre). — Nous avons le regret d'anqoncer la mort de M. Reynès. Ce zélé naturaliste n'était âgé que de 46 ans ; il occupait depuis quelques années le poste de directeur du musée de Marseille. Ses travaux portent à la fois sur la géologie et la paléontologie ; il avait spécialement étudié les Ammonites.
SUR