COQUILLES CALCAIRES DES OBUFS
celle des œu£s de Struthionidés comparés à ceux des Oiseaux des autres ordres, il &ut considérer que la structure intime de ces œufs diffère autant de celle des œufs de Crocodile que nous Toyons la coquille des œufs des grands Oiseaux ci-dessus s'éloigner de celle des autres animaux de la même classe. DaDsTœuf du Crocodile, les plaquettes de la face interne sont inégales entre elles et les cristaux aciculaires qu'on y observe s^écartent du centre d'agroupement sous la forme de longues aiguilles diyei^entes ; en outre, si ces plaques sont douées de la propriété de polariser, c'est sous la forme ordinaire aux plaquettes des œufs des Oiseaux, laquelle est dite en plaga par les minéralogistes. Au contraire, les plaquettes des œufs des Chéloniens, Reptiles dont je n'ai, il est vrai, encore pu observer que deux espèces, la Tortue mauritanique et la Chélonée d'Agassiz, sont plus petites, plus serrées, plus égales entre elles et souvent réunies plusieurs ensemble ; les cristaux qui en forment les rosaces sont moins séparés dans leurs parties rayonnantes, et, en outre, ils polarisent en croix.
C'est là un phénomène que ni les Oiseaux ordinaires, ni les Brévipennes, ne nous ont encore montré et que la coquille de l'œuf du Crocodile ne présente pas non plus. On l'observe cependant chez l'Aptéryx, que plusieurs ornithologistes regardent comme étant le dernier des Oiseaux ; mais il s'y voit avec un aspect un peu différent de celui qui est particulier aux deux genres de Chéloniens cités plus haut ; au contraire, je le con* State avec Tapparence qu'il affecte chez ces derniers dans des fragments d'œufs fossiles provenant du miocène de Vernel, près de Vichy, qui figurent dans la collection du Muséum, conune ayant en effet, appartenu à une Tortue.
Or, les croix dont il s'agit se voient aussi, et cela d'une manière très-distincte, dans les préparations tirées des coquilles de Rognac, lorsque ces préparations sont assez minces pour se laisser traverser par la lumière polarisée, et c'est avec
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celles des Chéloniens qu'elles ont le plus d'analogie. Les plaquettes de la face interne de ces coquilles sont assez grandes et elles sont assez nettement séparées les unes des autres, quelquefois aussi plus distantes entre elles; les amas d'aiguilles cristallines qui en forment les rosaces y affectent une disposition dont un dessin, comparé à celle qu'elles présentent dans les autres animaux que j'ai observés, donnera une idée plus exacte que ne pourrait le faire une description, même détaillée. Je dois en outre rappeler ce qui a déjà été dit, que les œufs de Rognac ne donnent pas les figures en triangles particulières à la couche moyenne de ceux des Oiseaux bréyipennes et que, sous ce rapport, ils ressemblent encore à ceux des Chéloniens.
Cependant je ne saurais affirmer qu'il s'agisse bien ici des œufs de quelque espèce gigantesque appartenant à Tordre des Tortues plutôt qu'à tel autre Reptile, de groupe diffërenl, ayant avec les Chéloniens des affinités non encore constatées. Cette réserve m'est imposée par l'ignorance absolue dans laquelle nous sommes restés des caractères propres aux œufs des Dinosauriens, Reptiles gigantesques dont la présence, parmi ceux qui composent la faune fluvio-lacustre deTépoque garumnienne, est démontrée par les débris du Rhabdodon et peut-être aussi d'autres animaux du même ordre constatés à Fuveau, à Villeveyrac, à Saint-Chinian et à Gosau. Rien ne prouve d'ailleurs que l'Hypsélosaure lui-même ne doive pas être rapproché des Dinosauriens, lorsque ses caractères ostéologiques auront été plus complètement observés.
SUR