PAS
HllI. O. «AIiEB et P. P01JBf|lJIEB (1).
La théorie d'une diathèse vermineuse, que des auteurs ont invoquée pour expliquer l'existence de Nématoides dans le sang du Chien, nous a conduits à entreprendre de nouvelles recherches dans l'espoir d*éclairer la question. Quoique les expériences de contrôle n'aient pas encore été faites, nous pouvons citer une intéressante observation que nous a fournie l'autopsie de deux cents et quelques Chiens. Cette observation est la suivante :
(1) Noie présentée à TAcadémie des sciences le 5 février 1877.
Les petites filaires microscopiques signalées dans le sang du Chien par M. Gmbe, ont d'abord été observées à Paris ; j'en ai retrouvé dans les mômes conditions à Montpellier, et M. Leidy en a observé à Philadelphie. M. Davaine en parle dans son Traité des Entozoaires sur le nom de Filœria hannatica. Il en a été découvert dans le sang de l'Homme, à Calcutta, par M. le D. Lewis.
(P. GiRV.)
128 GALEB ET POURQUIER.
Il s'agit d'une Chienne pleine que nous ayons ouverte et dont nous avons trouvé le cœur farci de Pilaires adultes. Gomme d'habitude, Fexamen du sang de cette Chienne nous a révélé l'existence de milliers d'embryons de Pilaires. Mais, à notre grand étonnement, l'examen du sang du fœtus nous a également montré plusieurs embryons bématiques.
Cette observation importante pourrait nous permettre, jusqu'à un certain point, de faire l'itinéraire des migrations. La mère sera donc pour nous le point de départ de ces dernières; en effet, les embryons bématiques qui nagent dans le sang de la Chienne mère se terminent par une extrémité mince et effilée qui permet à ces Pilaires microscopiques de percer les tissus au niveau de l'utérus, pour passer de là dans l'épaisseur du placenta fœtal, d'où ils sont entraînés dans le courant sanguin du fœtus.
Cette explication, basée sur un fait d'observation rigoureuse, détruit complètement Tidée de la diathèse vermineuse et de la génération spontanée, qu'on avait jusqu'à présent invoquée pour expliquer la genèse de ces Hématozoaires.
Un autre fait intéressant nous paraît être le résultat de nos recherches sur la Pilaire hématique. C. Davaine, dans son Traité des Entozoaires^ dit que les Vers nématoïdes qui circulent dans tous les vaisseaux chez certains Chiens sont probablement les larves de la Pilaire hématique.
Cette probabilité est pour nous une certitude. En effet, si, après une dissection délicate, on procède à l'examen microscopique de l'appareil génital de la Pilaire hématique femelle adulte, il est facile de suivre dans les ovaires le développement de l'œuf et de l'embryon ; dans l'oviducte, on voit toujours les embryons libres en tout semblables à ceux qui circulent dans l'appareil circulatoire. La femelle de la Pilaire hématique est donc vivipare.
Nos recherches nous ont, croyons-nous, démontré qu'on
FILARU HiBHATIGA. 129
De rencontre jamais d'embryons dans le sang des Chiens qui ne possèdent pas dans les cavités droites du cœur ou Tartère pulmonaire les parasites adultes, la Filaire.
De ces données il résulte que, du vivant d'un Chien adulte, malade ou en parfait état de santé, il est possible de poser le diagnostic mathématiquement exact de l'existence de la Filaire dans le cœur droit de ces animaux. Il suffit, pour cela, de faire une piqûre à la peau du Chien et d'examiner au microcope une goutte de sang. Si l'on aperçoit dans ce liquide des embryons nageant entre les globules, ils prouvent sûrement que dans le cœur droit existe la Filaire hématique.
La femelle de ce parasite peut avoir une longueur de 30 à 32 centimètres. Le mâle, plus petit et plus mince, atteint pourtant 15 centimètres de long.
Leur nombre, sur le même animal, peut dépasser le chiffre cent.
Les symptômes provoqués par ces parasites sont souvent nuls; sur quelques sujets il y a intermittence dans les symptômes; d'autres fois enfin, des troubles graves, tels que des hydropisies ou d'autres affections, finissent par tuer les animaux.
Dans un travail plus complet, en voie de préparation, nous ferons connaître, avec les développements que comporte ce sujet, Tanatomie de ces parasites, mâle et femelle, leur ac« couplement^ etc.
JOUIHAL Dl ZOOLOGII. — T. YI« 4877. 9
ANALYSES
D'OUVRAGES ET DE MÉMOIRES
XXV. — ALLEN (/. A.) : Les Bisons américains vivants et FOSSILES (Mem. Mu9. comp. Zoology at Harvard Collège^ Cambridge, Mass. ; in-4 de 246 pages, 1 carte et 12 planches. Cambridge, 1876).
Travail considérable dans le quel l'auteur expose en détail, et sous les différents points de vue, l'histoire du Bison americanus (Bison américain ou Buffalo), actuellement existant, ainsi que celle des Bison antiquus, Leidy (Smaller extinct american Bison) et Bison latifrom, Harlan (Great extinct american Bison). Les planches ont trait à l'ostéologie et au système dentaire de ces animaux; elles sont exécutées avec beaucoup de soin.
XXVL — PIETKIEWICZ [V.) : Sur L'évolution DENTAms des Ruminants admise par GooDsm. ( Compt. rend. Aefrd., T.LXXXIV.p. 508; 1877).
On a dit souvent, depuis Goodsir, et en se fondant sur les observations communiquées en 1835 à l'Association britannique par ce savant anatomiste, qu'il existe, pendant la ?ie fœtale chez le Bœuf et le Mouton, des germes d'incisives supérieures, de canines également supérieures et d'une paire de molaires intermédiaires à ces canines et aux molaires normales des mêmes animaux, ce qui a conduit à considérer
JÎYOLtTION DENTAIRE DES RUMINANTS. 181
comme plus évidents que ron ne supposait autrefois les rapports existants entre la formule dentaire de ces premiers des Ruminants et celles qui caractérise les Porcins, c'est-à-dire les Pachydermes omnivores, et j'ai rappelé ailleurs en parlant des Camélidés fossiles de l'Amérique septentrionale, que dans le fœtus des Chameaux il existe réellement trois paires d'incisives en comprenant la paire de ces dents qui persiste seule pendant l'âge adulte chez les Ruminants de ce genre. L'interne disparaît plutôt que l'intermédiaire, mais celle-ci se Toit encore à l'époque de la naissance.
Les recherches de M. Pietkiewicz l'ont conduit en ce qui regarde le Bœuf et le Mouton, à des résultats qu'il considère comme contredisant ceux de Goodsir. Voici comment il s'ex* prime à cet égard.
« Je fus fort surpris quand, amené à vérifier une opinion qui jouissait d'un tel crédit dans la Science, je ne trouvai rien qui pût la justifier. Dans une longue série de préparations faites sur des embryons de Bœuf et de Mouton, depuis le moment le plus précoce de la vie embryonnaire jusqu'à l'époque où le fœtus est long de 30 centimètres, chez le Mouton, non seulement je n'ai jamais constaté la présence des follicules, mais je n'ai même jamais trouvé trace de la lame épUhélialef début de tout développement folliculaire,
« L'erreur de Goodsir, cependant, se conçoit avec la fausse idée qu'il se faisait du développement des follicules ; et, au début de mes recherches, je m'y laissai prendre moi-même. Sur des coupes faites tout à fait à la partie antérieure de la mâchoire supérieure du Bœuf et du Mouton, on trouve, en effet, de chaque côté de la ligne médiane, un sac épithélial qui se détache de la muqueuse buccale pour s'enfoncer dans la mâchoire. La couche muqueuse de Malpighi^ non interrompue, lui Forme un revêlement externe, tandis qu'à son intérieur se trouve un épitbélium polyédrique en tout sem-
182 PIETKIEWIGZ.
blableà celui des couches moyennes de l'épithélium buccal. Ainsi formé, ce petit sac parait bien constituer le début du follicule tel que le concevait Goodsir ; mais, en continuant de faire sur la même mâchoire des coupes s' éloignant de plus en plus de la partie antérieure, on voit le petit sac perdre ses rapports avec la muqueuse buccale, et prendre la forme d'un canal circulaire pour se rapprocher de la muqueuse des fosses nasales. Bientôt, autour de ce canal, apparaît un cornet cartilagineux, puis, à sa partie supérieure, se dessine un bourrelet contenant des vaisseaux, et Ton a sous les yeux Torgane de Jacobson, tel que Ta décrit Gratiolet. Il n'y a donc là rien qui puisse être comparé, même de loin, à des germes de canines et d'incisives. S'il est possible de concevoir Terreur de Goodsir en face du petit sac épithélial donné par la coupe de Texlrémité buccale de l'organe de Jacobson, on ne trouve rien, en tout cas, qui ait pu Tautoriser à affirmer la présence de trois incisives» d'une canine et d'une molaire dans celte région. i^
Et pourtant, les analogies ainsi que les faits tirés de l'étude des Ruminants, envisagés soit au point de vue de la sériation des espèces actuelles, soit sous le rapport de l'état de plus en plus normal de la formule dentaire à mesure que l'on se rapproche des Bisulques porcins ou que, pour un groupe donné, celui des Camélidés, par exemple, on étudie des espèces ayant vécu à une époque plus éloignée de la nôtre, tendent à faire supposer que l'observation de Goodsir n'est pas entièrement inexacte et qu'il doit exister des traces plus ou moins apparentes des dents qu'il croyait avoir retrouvées. Nous attendrons donc de nouvelles preuves avant d'accepter d'une manière définitive la rectification proposée pour la formule théorique des Ruminants supérieurs par M. Pietkiewicz, si dignes que ses observations soient d'être remarquées.
TAUBER ET REINHARDt.
XîVn. — TAUBER (P.) : existence de l'éuail sur les dents DE LAIT DU Tatusia peba. — REINHARDT (/•) : A propos
DES OBSERVATIONS DE M. TaUBER SUR LA PRÉSENCE DE l' EMAIL
SUR LES DENTS DU Tatusia Peba. [Cougrès £hi$U nalur. de Copenhague, 1876).
les dents des Tatous ont été décrites et figurées par M. R. Owen comme dépourvues d'émail. Contrairement à cette opinion, M. Charles S. Tomes a décrit une couche de cette substance dans les dents de lait ainsi que dans les.dents de remplacement du Tatusia Peba. Plus récemment, M. Tauber, dans un travail sur la dentition des Yertébrés, affirme à son tonr la présence de Témail chez le même animal.
H. Reinhardt pense que ces affirmations sont prématurées et qu'elles ont besoin d'être confirmées par 4es observations plus nombreuses et plus complètes.
La réserve de M. Reinhardt est parfaitement justifiée. L'exa-
men de préparations, destinées au microscope, que nous avons fait exécuter soit sur une molaire d'Encoubert adulte (Dasypus sexemctus) soit sur une molaire provenant du crâne de Tatou cacbicame [Dasypus novenHimtus) dont nous avons publié au« trefois la figure (1], reproduite ci-dessus, pour montrer que les animaux de ce groupe possèdent une double dentition, ce
(1) sut. nai. diê Mœnmif., 1. 1, p. xxii.
iSk BOSCA.
que M. Flower a eu depuis lors roccasion de confirmer, ne laisse point de doute sur la nature de la couche qui eayeloppe les dents des animaux de ce groupe dans les deux espèces d*Édentés dont il s'agit. La dentine ou émail canaliculé de la dent est entourée d'une fine couche de vitro-denline ou ivoire sans canalicules, avec laquelle elle se confond et qui est enveloppée elle-même par une couche de cément dont les ostéoplastes ou corpuscules osseux sont très-faciles à apercevoir.
M. Owen (1) avait déjà constaté ce mode de structure dentaire chez les Dasypidés.
Nous possédons maintenant une préparation de la couche protégeant extérieurement les dents du Leslodon (2); c'est également du cément.
En revoyant la pièce qui m*a permis de constater que les dents du Macrolhérium ont l'ivoire disposé dans la forme ordinaire et non décomposé en prismes multiples comme celles de rOryctérope (3), dont on Tavait rapproché, je constate aussi l'absence d'émail dans ce genre de grands Édentés éteints et la présence d'une assez forte couche de cément autour de ses dents.
XXYIII.-— BOSCA (Eduardo) : Catalogue des Reptiles et des
ÂMPHIBIENS observés EN ESPAGNE, EN PORTUGAL ET AUX
ÎLES Bai^ares (Anales de la Sociedad espanola de Uistoria naturaU t. VI, pi. xli ; 1877).
H. Bosca cite les espèces dont les noms suivent : Chéloniens : Chelonia mydas, — Thalassochelys caretta. —
(i) OdùHtogràphyy pL Lxxxv, fig. 4.
(2) Foy. de CoBtelnau dans VAmir. dti S%kdy JnaUmie, p. 46. ^ Mém. Soe, géoL, 2* série, t. IX.
(3) Nùw. Arch. Mtuéum Paru, t. V, p. 12.
REPTILES ET AMMtlfieNS d'eSPàGNE. 135
SphargU coriacea. — Emy$ (Terrapene) leprosa (YE, ngriz, Dum. etBibr.). — Emys [Ciiti^) lutraria. — Testudo grœca.
Ophidiens : Lycognathus cueullatus. — Cœlopeltis monspessU' lana. — Periops hippocrepis. — Zacholm austriacus. — Zor menis Riccioli [Coronella ginmdica, Dum. et Bibr.). — CaHopeltis flavescens [Ëlaphis jEsculapii, Dum. et Bibr.) — C. leopardinut [Ablabes quadrilineatus^ Dum. et Bibr.). — Rhinechis scdam. — Elaphis qmdrilineaius. — Coluber viridiflavus. — Nalm teîsellàta. — N. viperina. — - iV. tùrquata (Trop, natrix, yar., Dum. et Bibr.). — Pelia$ Berus. — Vipera ûspis. — F. ammûàfiftes.
AHpmsBânBNs : AmphUbâma [Bknm) eineteut, Vandelli.
Sauai»» : Aicalabotet mauritanitus. ^*^ Hêfmdaotyhu perrt^ culalus. -* Chamœleo wigons, — Tropidûiown algira. -— Zùo* toca vwipara. — Lacerta stirpium. — L. viridisj var. biUnMa. -* £. (TTnmm) oeellatus. *^ Podafcis Lilfordi (Zootoea Ulf., 6ûntber)« -^ Pé muralù. — P. ossycephala, -^ Psammodramuê hispimeui. ^^ Acanihodaetylfêà Boschianm. ^^ A. Jîmpmaculahiis -^ Eremias variabilii. — Gongyhêi ocellatus. ^* S^p$ chakides. — Anguis fragilis*
ÂM^mBiENS ANOURES : RaiM escuhnta. — R. temporaria. -^ Pdobatei fusem. — P. cultripes. — Pelodytes punctofta. — DiseogUmut pktw. — JD. sardous (P$eud%$ sardoa, Geué). — Alytet obstetricam. — Bombinator igneus. — Hyla arborea. •— Bufo vulgaris. — B. cakmita. — B. vnidis.
ÂMPmBiENS URODÈLES : Pkurodeles Waltlii. — Brachybates ventricosm. — SaUxmandra maculosa. — Euproctm platycephalui. — Chiogloisa lunUmicum. — Triton palustris. — T. Getneri. — T. marmoratu$, Dum. et Bibr.). — T. parinnus (T. punctatusy Dura, et Bibr.).
Il est presque inutile de faire remarquer que les provinces espagnoles les plus rapprochées des Pyrénées ne possèdent qu'une partie das espèces dont la liste précède et que la plu-
136 VINRLER.
part s'obsenrent^ au contraire, dans les provinces méridionales. Les tles Baléares n'en nourrissent, d'ailleurs, que quelques-unes.
XXK. — BAVAY (A.) : Catalogue des Reptiles de la Nou- VELLE-^^ALÉDONiE et description d'espèces nouvelles (Mém. Soc. linn. Nomumdie, t. XV).
Les Reptiles terrestres de cet archipel, décrits par M. Bavay, sont les suivants :
Ophidiens : — a] Aglyphes : Enigrus Bibrom^ Hombron et Jacquinot. — b) Proléroglyphes : Platurus fcuciatus, Daudio.
— Aipysurus fuliginosus^ Dum. et Bibr. — A. DuboUii, Bavay. — A. chelonicephalm, id. — Hydrophis protervus^ Jan. — Pelamys bicolor^ Daud.
Sauriens : — a) Scincoïdiens : Gongylus [Eumeces) Gamieri, Bavay. — Lygosoma arborum^ id. — L. austro-caledonicaf id.
— L. Deplanchei, id. — L. gradlis^ id. — Tropidolepisma variabiliSf id. — Anotes (g. nouv.) Marieri, id. — Ablephotw Peronii, Dum. et Bibr. — b) Geckotiens : Platydactylus leackianuSi Cuv. — P. chahoua, Bavay. — P. Duvaucelii^ Dum. et Bibr. — P. auriculatus, Bavay. — P. pacificus, A. Dum.
— P. crepiiscularis, Bavay. — P. Vieillardi, id. — Correlophus ciliatuSi Guichenot. — Hemidactylus Gamoti, Dum. et Bibr.
— GymnodaUylus Amouxii, A. Dum. — G. Candeloti, Bavay.
XXXv — WINK.LER (Georg) : Sur la face des Poissons (i) (Journal d*histoire naturelle. Copenhague, 1876).
Ce travail se compose de deux parties dont la première est consacrée au développement et la seconde à l'anatomie de la
(1) Piêkmiê Ansigt en eomparaîiv. <matomi$k Undersgelte.