MENT DES ORGANES DU VOL CHEZ LES INSECTES HOMOHOR
PHiQtJES [Proceedingn de la Société asiatique du Bengale pour 1877).
Lorsqu'un Insecte sort de Tœuf, il n'a ni ailes ni même aucun rudiment de ces oi^anes» ceux-ci n'apparaissant qu'à la première mue, sous la forme de petits prolongements des angles postérieurs des arcs dorsaux des deux divisions les plus reculées du thorax (mésolhorax et métathorax). Ces prolongements sont autant de duplicatures des téguments , car la membrane chitineuse qui les couvre en dessusi en dessous et sur les côtés est en continuité directe avec celle qui revêt le corps des Insectes, attendu qu'elle fait partie intégrante de celleci, et que la couche cellulaire intermédiaire qui produit celte membrane chitineuse est de même continue avec celle qui est placée au-dessous de la peau du reste du corps. Ces prolongements s'accroissent légèrement à chaque mue successive et ils acquièrent bientôt une forme définie, triangulaire, en même temps que la nervure principale divise Taile en deux aires principales. Mais, relativement au volume qu'elles acquerront plus tard, les ailes sont encore très-petites, et restent insignifîantes jusqu'à la dernière mue, époque de leur complet développement. Si on examine un rudiment d'aile avant une mue» on trouve que le revêtement externe chitineux s'en est séparé de façon qu'on peut facilement l'isoler d'un nouveau rudiment d'aile qui s'est formé au-dessous. On voit également que ce nouveau rudiment est aplati dans sa gaîne.
Ces nouveaux rudiments d'ailes se montrent semblablement aplatis dans leur gaîne à chacune des mues, y compris la dernière ; mais celle-ci une fois accomplie, d'autres se produisent aux dépens de la couche cellulaire et, au moment
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OÙ ]eur enveloppe se détache, its croissent avec une grande rapidité.
Le premier signe extérieur de laccroissement qui a lieu est répaississement des prolongemenls, qui, avant cette époque, constituaient de minces plaques à bords tranchants, embrassant le corps de l'Insecte, mais qui, par la suite, sont devenues des masses biconvexes à bords épais et émoussés ; en môme temps s'est effectué Toblitération graduelle de la nervure principale. Les parois des gaines se distendent bientôt à un tel point et elles deviennent si minces et si transparentes sous l'énorme pression produite par le développement des ailes, qu'on peut reconnaître, même sans dissection, la façon dont elles se disposent pour tenir dans un espace aussi limité. On voit alors fort bien que ces organes se sont d'eux-mêmes disposés par groupes de plis longitudinaux, qui représentent assez bien les circonvolutions du cerveau ou la section transversale d'une dent de Labjrinthodon.
Ce mode de développement des ailes peut s'observer chez tous les Insectes orthoptères, chez quelques Névroptères et probablement dans tous les groupes que M. Westwood a appelés, il y a déjà longtemps. Insectes bomomorphiques [Homih morphic Insecta).