SUR LE
DÉVELOPPEMENT DES PLEURONEGTES ;
PAR
n. Al. AQAMIM.
La façon dont les yeux des Pleuronecles se placent sur un des côtés du corps, a fourni un sujet fécond pour les théories. Je n'ai pas la prétention de rappeler aujourd'hui les explications qui ont été données à cet égard ; je me contenterai d'exposer le résultat des observations que j ai été à même de faire sur un certain nombre d'espèces de ces Poissons, communes sur nos côtes. Pour cinq de ces espèces, le passage de Tœil d'un côté du corps à l'autre n'est pas, comme le prétend H. Halm, une simple tendance de l'œil placé sur le côté plat, à se tourner vers la lumière et à entraîner avec lui les parties de la tète qui l'environnent. L'œil placé sur ce côté passe de sa première position (symétrique à celle qu'occupe l'œil du côté opposé) en avant et en haut de ce même côté. Certaines portions de tissus se résorbent alors, tandis que d'autres se forment en arrière. Ce mouvement de translation est accompagné d'une torsion de toute la portion frontale de la tète, torsion qui commence lorsque l'œil du côté plat a presque atteint le bord supérieur de ce même côté. Cette torsion a donc lieu de très-bonne heure ; elle s'exécute pendant une période oh les os du crâne sont encore cartilagineux. C'est elle qui porte en quelque sorte l'œil vers le côté opposé. Chez
JOUMAL PB ZOOLOGIB. — T. VL 1877. 43