AQUARIUM ÉCONOMIQUE
PAR
M. A. mABJktlEM {Il
AueM tiatarallste n*i^om lèn diffiôultéd toliéidérlibled que Ton est appelé à surmonter lorsque, dans une localité éloignée de le mer, on veut étudier vivants des animent marins et suivre les phases de leur déve« loppement. L'eau de mer, transportée à grands frais, se corrompt b(en^ tM dans les aquariums, et eiige des renouvellements fréquents qui ne «ont pas sans inoonvénients. Outre qu'ils demaudent des quantités d'eau considérables, ils ont encore le tort de soumettre les êtres vivants à des changements brueques de milieu qui peuvent ne pas être satis daogir, et qui sont capables d'apporter des troubles fâcheux dans les condîiionB de la vie« Les grands aquariums construits dans les centres importante éloignés de la côte ont dû, pour éviter les ft*ais et les difR*» cuites du titiusport fréquent de masses d'eau (ytosidérables, ont dû, dis-^ j6) avoit recours à l'établissement de pompes^ soit à eau, soit à air, dont les unes refoulent l'eau qui a déjà servi à la respiration des animaux dans de grands réservoirs où elle est soumise à une aération rapide, et dont les autres sont appelées à comprimer l'air pour le projeter, à travers des tubes fins, dans l'eau des bassins de réserve, aussi bien que dans celle des bassins où se trouvent les animauxi L'air, fortement ^jeté dans l'eau par un orifice étroit) se divise aussit&t en bulles fines qai remontent à la surface en formant une sorte de bouillonnement Cette extrême division de l'air produit une multiplication oonaidérable de la suriiace de contact de l'eau et de l'air, et renouvelle ainsi la provision d'oxfgkne néceseaire à la vie daa antmaut.
Dana «n laboratoina ondinaire^ on ne peut aonger à une iustaliation
(I) Mmm du 9c. mat. (publiée à Montpellier, t. V; 1877.
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aussi coûteuse et à des transports considérables et gênants ; aussi a-t-il paru utile de construire des appareils qui permissent de faire des travaux de laboratoire (sur des animaux de petite taille, bien entendu) sans exiger tant de frais. Je me suis occupé de l'installation d'un appareil semblable, et je m'empresse d'en donner ici la description, qui sera peut-être utile à quelque naturaliste.
L'appareil que je décris, et que je désigne sous le nom d'aquarium économique, fonctionne déjà depuis quelque temps dans mon laboratoire, à Montpellier, et a pour lui la sanction de l'expérience. Il se compose d'un réservoir supérieur en verre, d'une capacité de 20 litres environ. J'emploie pour cela des bonbonnes, munies d'une tubulure inférieure, qui servent au transport des essences et des eaux distillées employées dans la parfumerie. A l'embouchure supérieure se trouve un bouchon en caoutchouc ou en liège, qui ferme hermétiquement et qui est traversé par un tube de Mariette étroit, plonge-ant jusqu'au voisinage de la paroi inférieure de la bonbonne. A la tubulure inférieure est fixé, à l'aide d'un bouchon de liège, un robinet en métal blanc qui est généralement employé pour le conounerce des eaux distillées et des essences, parce que, étant inoxydable, il ne risque point d'en altérer la composi* tion. A ce robinet est suspendu, à l'aide d'un court tube en caoutchouc un système de tubes dont la longueur peut varier, mais pour lequel j'ai adopté la longueur moyenne de O'^^TO k 0",75. Ce système de tubes est constitué de la manière suivante : il se compose surtout d'un long tube large de0"',012à O'^jOIS dans sa portion supérieure qui a 0"',12 de longueur environ, et qui s'effile inférieurement jusqu'à n'avoir qne S millim. de diamètre intérieur. A l'entonnoir fait suite une portion étroite de ce même diamètre et longue de 0"',40 au moins. Après, vient une succession de 5, 6 ou 7 renflements fusiformes qui ont O^jOOe de diamètre intérieur, et qui sont réunis par des portions étroites de 0",05 de longueur environ et de 0°',002 de diamètre. Au dernier fuseau fait suite une longue portion de tube, de 0"',42 de longueur environ, qui s'effile insensiblement jusqu'à devenir capillaire et qui se coude à angle droit, pour être suivie d'une portion horizontale très-effilée qui a 5 ou 6 centim. de longueur. L'orifice supérieur du tube est large et reçoit un bouchon qui est percé au centre pour le passage d'un tube en verre, qui a de O^'yiSà O'^yfS de longueur et de 0^,004 à 0",005 de diamètre. Ce tube est légèrement étiré à la partie inférieure, mais il présente un orifice capable de donner lieu à la