‹ Journal de zoologieChapitre 64 sur 130 · AQUARIUM ÉCONOMIQUE · texte numérisé non relu

AQUARIUM ÉCONOMIQUE

formation de grosses gouttes de liquide^ Le bouchon présente, en outre, latéralement une échancrure longitudinale destinée à permettre le passage de Tair. L'extrémité supérieure du tube est fixée au robinet par un morceau du tube en caoutchouc^ de telle sorte que le système de tubes est ainsi suspendu verticalement.

L'extrémité inférieure et horizontale du tube à fuseaux atteint la paroi inférieure d'un cristallisoir en verre, dont la capacité peut être trës-variable» suivant le volume des animaux et suivant le but qu'on se propose. Elle peut être d'un quart de litre comme de 4, 5, 6 litres. C'est là que sont placés les animaux que l'on veut conserver et étudier. Pour y maintenir d'une manière constante le niveau désirable et qui peut être bien différent suivant les cas, on y place un siphon à triple courbure » qui reste toujours amorcé , et dont les branches extrêmes peuvent avoir des longueurs variées, de telle sorte que le niveau puisse être, à volonté, maintenu à telle ou telle hauteur. Un seul et même siphon qui serait lui-même fixé à des hauteurs diverses, et qu i plongerait plus ou moins dans le cristallisoir^ permettrait d'atteindre le même but. U est bon d'apporter à ce siphon quelques petits perfectionnements, dont le principal consiste à recourber légèrement en bas l'extrémité qui correspond à l'orifice d'écoulement

Cette extrémité recourbée correspond à un petit entonnoir qui est placé dans un trou fait à la table qui supporte le cristallisoir. Cet entonnoir peut être terminé par un tube capillaire, auquel on ajoute un tube en caoutchouc étroit qui plonge jusqu'au fond d'un récipient à tubulure ou d'une grande bonbonne.

Telle est la disposition de l'appareil ; voyons maintenant comment il fonctionne. Le récipient supérieur est rempli d'eau de mer. On ouvre le robinet de manière que l'eau tombe goutte à goutte par le tube. L'eau qui s'écoule est remplacée dans le récipient par des bulles d*air qui, se dégageant de l'extrémité inférieure du tube de Ifariotte, traversent toute la couche d'eau pour remonter à la surface. U y a donc là un premier contact de l'eau et de l'air, qui, étant divisé en petites bulles, présente une surface relativement considérable. Chaque goutte d'eau, qui s'échappe du tube, tombe dans la portion capillaire, s'y engage , en emprisonnant au-dessous d'elle une certaine quantité d'air, dont le volume est en raison directe de la lenteur de l'écoulement. et de la hauteur de la chute de la goutte. Si la chute de deux gouttes consécutives est séparée par un long intervalle, la pre-

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