SABATIER
miëre gtmtte a le t6m{)s de deçôehdré essez profondément dans tft portion avant Tarrivée de la seconde goutte à Tembouchure de cette portion. Si les gouttes se succèdent rapidement, la quantité d'air emprisonné entre deux goutteê est, au contraire, petite. D'autre part, plus la hauteur de chute de la goutte est grande, plus celle-ci s'engage rapidement et profondément dans la portion, et plus la colonne d'air qui sépare les deux gouttes est considérable. On peut facilement modifier la hauteur de chute de la goutte en enfonçant plus ou moins le tube dans le bouchon ; et en combinant ainsi la hauteur de chute avec une rapidité plus ou moins grande de l'écoulement, on parvient trèsfacilement à obtenir dans la portion une série de gouttes, séparées par des bulles égales et d'un volume convenable pour le fonctionnement régulier des portions fusiformes du grand tube.
Quand les bulles d'air et les gouttes d'eau qui les séparent arrivent au niveau des fuseaux, leur forme se môdiâé; les bulles d'air s'aplatissent et prennent \h forme de lentilles biconvexes, tandis que les gouttes d'eau, 6'aplatissanl aussi, prennent la forme de lentilles biconcaves ; c'est-à-dire^ que les littes et les autres, conservant le même volume, approchent du maximum de surface de contact. En passant de nouveau par une portion rétrécie qui réunit deux fuseaux, les bulles et les gouttes reviennent à leur forme primitive, qui se modifie de nouveau en traversant le fuseau suivant, et ainsi de suite. Arrivés à la partie effilée et inféi-ieure du tube, les éléments hétérogènes de cette colonne mobile s*engagétit dans la portion horizontale très-finement capillaire, et, pressés par la colonne supérieure, ils sont projetés dans le liquide du cristallisoir avec une certaine force. L'eau se mêle à l'eau, au sein de laquelle elle produit une légère impulsion, et l'air s'échappe en bulles très-fines qui se répandent en cône dans le liquide et qui remontent en bouillonnant.
J'ai à peine besoin de faire remarquer les conséquences d'un pareil mécanisme. L'eau et l'air subissent ici un contact assez prolongé, et par des surfaces très-étendues par rapport à leurs masses. L'un et l'autre sont ramenés à la forme de lames minces, entre lesquelles les échanges peuvent se faire rapidement et abondamment, d'autant plus que, la forme des gouttes et des bulles se modifiant à plusieurs reprises par leur passage successif à travers des parties dilatées et rétrécies, il se produit une sorte de brassement des deux fluides, qui ne sont donc jamais en eontact par les mêmes parties. Ajoutons que la colonne gazo-
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liquidé exerçant une certaine pteâsiôfi tfûX croit Aë haut éti baâ, la dolubilîté de Taîr augmenté danâ le môme sens, d*uûe mantfere ptoportionnelle.
Des conditions excellentes existent donc datiâ lés tubeâ pour que l'eau se charge d'une Quantité d'air Considérable et arrive au cristallisoir aussi aérée que possible.
Il convient d'éviter que le diamètre des fuseaux soit trop grand, car, dans ce cas, il arrive assez souvent que, au niveau d*un ou de plusieurs d'entre eux, il se fait un triage des deux éléments de la colonne et qu'il se forme une grande bulle d'air qui remplît le fuseau. L'eau s'écoule alors en nappe mince autour de la masse d'air et y subit sans doute un certain degré d'aération ; mais l'air ne se renouvelle qu'imparfaitement dans la cavité du tube et n'est point poussé régulièrement Vers le cristallisoir pour s'y pulvériser.
Il importe également, pour la marche régulière de l'eau et de l'air dans le tube, que le volume des gouttes qui tombent du tube ôoit dans un certain rapport avec le calibre des portions rétrécies de ce tube. Si les gouttes sont trop grosses, leur masse n'est en contact avec Tàir que par une surface relativement restreinte ; si les gouttes sont trop petites, il arrive qu'elles n'obturent pas la portion et qu'elles coulent en lame mince sur les parois du tube. Des bulles d'air ne sont pas alors emprisonnées et poussées de haut en bas ; l'air renfermé dans le tube n'est point suffisamment renouvelé ; il n'est pas soumis à la pression de la colonne ga2o-liquide, et il n'y a paé de bulles d'air projetées dans le liquide du cristallisoir. Les conditions sont donc bien moins favorables ; mais néanmoins il se produit encore une aération qui peut être suffisante dans biens des cas. Il est, du reste, très-facile de régler le volume des gouttes qui s'engagent dans le tube; et pour cela, si l'orifice du tube est trop étroit, il suffit de l'user légèrement sur uii grès jusqu'à ce qu'on ait obtenu des gouttes d'un volume suffisant.
Dans le cristallisoir sont placés les animaux, oU Seuls ^ ou avec des cailloux, ou avec une couche de sable, suivant leurs habitudes et selon les besoins de l'observation. L'air qui sort avec une certaine force de l'extrémité très-effilée du tube se pulvérise poUf ainsi di^e au sein de l'eau du cristallisoir, s'y dissout en partie et y produit une légère agitation qui brasse trèS'-utilement Teau du récipient.
A mesure que l'eau arrive dans ce dernier^ il s'en écoule Une quantité correspondante par le si^^hon. Il importe, pour la bonne mattbe
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du siphon^ que la portion horizontale du tube soit dirigée du c6té op-^ posé au siphon, sans quoi les bulles d'air s'engagent facilement dans Torifice du siphon et arrêtent l'écoulement du liquide. II importe aussi, quand il s'agit de petits animaux ou de larves qui pourraient pénétrer dans le siphon et échapper à l'observation, de fixer, à l'aide d'un petit morceau de gaze fine, à l'orifice du siphon qui plonge dans l'eau, un petit morceau d'épongé fine, non pressée, qui permette l'écoulement de l'eau et s'oppose à la sortie des larves et des petits animaux.
L'eau tombe du siphon dans le petit entonnoir, et chaque goutte emprisonne une bulle d'air dans le petit tube en caoutchouc qui plonge dans le récipient inférieur. Il se produit là une double aération de l'eau, et dans le tube et dans le réservoir, par le bouillonnement que cause l'issue des bulles d'air. La tubulure de ce dernier réservoir est du reste bouchée avec un tampon de coton pour empêcher l'introduction des poussières.
Quand le niveau de l'eau, dans le réservoir supérieur, s'est considérablement abaissé, il suffit de le remplir de nouveau avec l'eau recueillie dans le récipient inférieur, dont il convient que la capacité soit à peu près égale à celle du réservoir. Cette opération n'a pas besoin d'être souvent renouvelée, car l'écoulement se fait d'une manière assez lente pour que l'eau du réservoir soit suffisante pour un espace de temps variant suivant les besoins de 24 à 48 heures. Il suffit, en effet, de faire tomber une goutte, une ou deux fois par seconde, pour avoir un renouvellement convenable de l'eau aérée et pour conserver longtemps des animaux. C'est ainsi que, avec une même quantité d'eau de 15 litres que l'on remonte, toutes les 36 heures environ, du récipient inférieur dans le réservoir supérieur, j'élève, depuis un mois et demi, douze grosses Houles dans un cristallisoir contenant S litres d'eau environ, où elles ont établi leur byssus et opéré des migrations assez curieuses. J'ai en ce moment un certain nombre de ces appareils qui fonctionnent bien, et dans lesquels les animaux vivent relativement très-longtemps, sans qu'on soit obligé de renouveler la provision d'eau. Il y a, entre autres, des œufs de Crabes qui se développent très-bien depuis 50 jours dans la même eau, sans qu'il y ait la moindre trace de corruption.
D'ailleurs, si au bout de 45 ou SO jours l'eau semblait devenir impure et malsaine, il conviendrait de la remplacer par une nouvelle provision qui durerait un égal nombre de jours. Si des poussières ou des Infusoires trop multipliés rendaient son usage peu convenable, on pourrai