CATON
même vertèbre prise chez les Delpbinorhynques des trois genres actuellement existants, savoir : Tlnia, le Pontoporia et le Plataniste, dont les figures ont paru dans V Ostéographie des Càacà.
On sait que H. Brandt, en fondant le genre Pachyacanthus sur les os en partie hypertrophiés, que Ton trouve à Neustadt et à Hernals, dans le bassin de Vienne, avait attribué ce genre à la série des Cétacés à fanons. Il a été émis, depuis, Topinion que ces débris provenaient d'animaux de plusieurs groupes, particulièrement de Sirénides et de Cétodontes; mais j'ai essayé de montrer dans une livraison de YOzléogra-^ fhie publiée l'an dernier (1), qu'ils devaient être rapportés à lahnême famille de Cétodontes que les genres actuellement existants, dont les noms viennent d'être rappelés. C'est aussi l'opinion à laquelle le savant professeur de Bologne s'est arrêté dans ce nouveau travail et je suis heureux de signaler cette confirmation du résultat auquel j'étais moi-même parvenu.
LXX. — CATON [John Dean] : L'Âi«rriLOPE et les Cerfs d'Amérique (1 vol. in-S av. pi. et fig. dans le texte. New- York; 1877).
L'ouvrage de H. Caton constitue à la fois un traité élémentaire et scientifique, consacré à l'histoire naturelle, aux caractères zoologiques, aux mœurs, aux affinités naturelles, ainsi qu'à l'aptitude pour la domestication de plusieurs espèces de Ruminants nord-américains. Les espèces décrites sont :
1^ VAfUilocapre [Antilocapra americana ou Dicranoceros fur* cifer). — Belle espèce bien connue, h cornes bifurquées et annuellement caduques dans leur partie cornée (â).
(2j a /f// the holloto horned JiuminanU hâve persûlenl !iom$, except ihe
MOSELET. 27S
â^ Plusieurs espèces de Cervidés dont Toici les noms :
VElan ou Moose Deer [Cervus akes, Linn.).
Le Wapiti [Cervus canadensis).
Le Renne [Cervus tarandus. Linn.) et le Barren-Xiround Caribou [Rangifer groenhndicw, Baird) ou Caribou ordinaire.
Le Cerf à longues oreilles ou Mule Deer [Cervus macrolis, Say).
Le Cerf à queue noire ou Blach^tailed Deer [Cervus colum" bianus, Richardson)
Le Cerf de Virginie ou Common Deer des américains [Cervus virginianitSf Pennanl].
Le Cerf d'Acapuko ou Acapuko Deer [Cervus acapùlcensis, Caton).
iprès avoir décrit chacun de ces animaux» Fauteur les compare entre eux sous le rapport de la forme, de la taille, du pelage, de la couleur, de la tête, des oreilles, des bois, de la queue, des pieds et des glandes cutanées. Il s'occupe aussi de leur manière de vivre, de la possibilité d'obtenir des hybrides de quelques-uns d'entre eux et de leur comparaison avec les autres animaux de la même famille.
LXXL — MOSELEY [H. N.) : Sur la structure de l'Hélio-
PORA CiBRULEA ET SES AFFINITÉS AVEC LES ÀLCYONAIRES et SUr
la Structure de quelques Millépores, Pocillopores et Stylasters suivie de remarques sur les a^nités de certains Polypiers fossiles [Philos. Tram. r. Soc.y t. CLVI, p. 91, pi. vm et ix ; «876).
M. Moseley ayant entrepris l'examen des Polypiers dragués à de grandes profondeurs pendant l'expédition du Challenger^ a été conduit à étudier leur structure intime.
ameriean jintilope [Jniilocapra americana] whieh hai a hoUow horn, tchkh is êhed and reproduced annually. » (Caton, p. 18.)
276 VOSELET.
Un d'entre eux» YBdiopora eamjilea, recaeilli aux environs de Zamboangan, attira particulièrement son attention, H en fit une étude approfondie et reconnut que c'était un Àlcyonaire. De nombreux exemplaires de cette espèce, obtenus par lui dans des Toyages ultérieurs, ne firent que le confirmer dans cette manière de Toir.
Parlant de ce point de vue» H. Hoseley a étendu ses recherches, dans un but de comparaison, sur une espèce de Sarcophyton draguée dans une eau peu profonde, près des récifs des lies de l'Amirauté. Il a également observé, dans le même but, un Millépore et un Stylaster obtenus dans les environs des îles Meangis.
Les conclusions de son Mémoire sont les suivantes :
L'Hélîopore, par le nombre et la forme des tentacules ainsi que par la distribution des muscles rétracteurs de ces tentacules, est évidemment un Àlcyonaire. Il semble différer, ce- , pendant, par le mode de rétraction de ces organes, rétraction qui se fait par introversion, de tous les autres Àlcyonaires, à l'exception, toutefois, des Coraux. H s'éloigne de ceux-ci et des Tubipores en ce que le tissu de son Polypier n'est pas formé par la fusion de spicules et ressemble à celui des Zoanthaires.
L'Héliopore est allié aux Pocilloporidés, aux Sérialoporidés et aux Milléporidés, en ce qu'il présente des tabulas. Il s'en écarte sous d'autres rapports et reste isolé des formes récentes. Ce n'est que dans les Polypes éteints qu'il a des alliés, par exemple, dans les genres Polytrémacis et Héliolites.
Aussi M. Moseley propose-t-il de créer, pour les trois genres Héliopore, Polytrémacis et Héliolite , une famille distincte qui prendra le nom de famille des Hélioporidés.
THÉBL. 277
XXII. — THÉEL (Hj.) : Mémoire sur l'Elpidia, nouveau genre ^Holothuries [Acad. r . se. Stockholm; av. 5 pi. ; 1877).
L'espèce type de ce nouveau genre [VElpidia gladalis, Théel) a été découverte par l'auteur dans la mer de Eara ; elle vit sur des fonds d'argile et les quatorze exemplaires qu'on en a recueillis ont été ramenés par la drague d'une profondeur de 70 à 230 mètres* Une Holothurie de même espèce avait été précédemment rapportée du Groenland à Stockholm; elle avait été prise à 1,620 mètres environ.
VElpidia gladalis tient à la fois par ses caractères, des Holothuries pneumophores et des Âpneumones. L'absence de poumons ou branchies internes la rattache aux seconds de ces animaux, mais la présence des pieds et celle des canaux comparables à ceux qui ont été appelés ambulacraires, enfin le fait d'avoir des sexes séparés, la rapprochent des Pneu* mophores, en même temps que sa symétrie bilatérale Télève à un degré de développement bien supérieur à ce que l'on constate chez les autres animaux de la même classe.
LXXUI. — THÉEL [Hj.) : Note sur quelques Holothuries DES HERS DE LA Nouvellb-Zebiblb (Soc. f. $c. Upsal ; av.
2 pi.; 1877).
Ce Mémoire est principalement consacré aux deux espèces suivantes :
Myriolrochus Rinkii^ Steenstrup [Chirodota brevis, Huxley).
Trochoderma elegans, Théel, espèce nouvelle type d'un genre nouveau.
L'une et l'autre sont de la division des Apneumones.
JEUNES GORILLES AMENÉS VIVANTS EN ANGLETERRE ET A BERLIN. — M. Sclater, le savant secrétaire de la Société zoologique de Londres a montré à cette Compagnie, dans la séance du 17 avril dernier, deux grandes photographies d'un jeune Gorille vivant, élevé par rétablissement de Berlin, connu sous le nom d'Aquarium^ et il a donné» à cette occasion, les détails qui suivent :
Ce Gorille avait été remis à M. le D. Falkenstein, membre de l'expédition allemande dans l'Afrique occidentale, le 2 octobre 1875, à Ponta-Negra, localité située à deux journées de Chincoxo, par un Portugais. Celui-ci le tenait d'un nègre qui avait tué la mère pour s'emparer du petit. M. Falkenstein a ramené l'animal avec lui à Berlin et il l'a cédé à l'Aquarium, le 30 juin 1876, pour la somme de 25,000 francs. II pesait alors 30 livres allemandes. Quelque temps après il en pesait 43 et se trouvait dans des conditions de santé excellentes, quoiqu'il eût été deux fois sérieusement malade.
M. Sclater a rappelé que le Gorille dont il s'agit n'est pas le seul qui ait été amené vivant en Europe et il a cité, à ce propos, le fait constaté par H. Barlett, l'intendant bien connu du Zoological Garden, d'un singe de même espèce, vu par ce naturaliste dans la collection de feu M. Chas.Waterton. Ce jeune Gorille, alors empaillé, avait été montré vivant dans la ménagerie de Wombwell et il y était resté sept mois. La fille de Wombwell en a envoyé une photographie à M. Barlett qui l'a remise à H. Arren et M. Wolf s'est sans doute servi de cette
photographie pour le dessin du Gorille qu'il a exécuté ultérieurement.
M. Sclater a montré, à la suite de sa communication, une belle reproduction de cette photographie due à Thabile artiste dont nous Tenons de citer le nom et il en a fait le sujet d'une planche jointe à sa communication. C'est cette planche que nous ayons reproduite dans ce Recueil sous le n* XV.
INIA DE GEOFFROY. — Aux pièces ostéologiques que l'on connaît de cette intéressante espèce de Cétacés fluviatiles et dont il a été donné des descriptions» il faut ajouter le squelette d'un exemplaire encore assez jeune qui a été pris dans rUcayale par M. L. Saint-Cricq, et donné par ce voyageur naturaliste au musée de Rordeaux. On y voit distinctement les sutures cr&niennes et les os sont encore épiphysés. Le sternmn y est cependant déjà formé d'une seule pièce comme dans les sujets adultes, ce qui ne se trouve dans aucun autre animal du groupe des Cétodontes. Mais, les saillies osseuses de la partie antérieure de cet os sont prononcées et on observe, sur la ligne médiane, soit en avant, soit en arrière, un reste de la fissure qui a dû séparer les deux moitiés de cette partie du squelette, à un âge moins avancé, bien que sa portion médiane ne présente plus de trace de cette fissure.
OSSEMENTS DE MÉGAPTÈRE AU MUSÉE DE RORDEAUX. — M. Souverbie, le savant directeur de ce musée a acquis des ossements isolés et provenant de plusieurs individus d'un Cétacé de ce genre, qui ont été rapportés comme lest et étaient destinés à la fabrication du noir animal. Une partie cervicale comprend les quatre premières vertèbres unies entre elles et pourrait faire croire à la partie antérieure du cou
d'une vraie Baleine, mais, en examinant la pièce avec plus d'attention, nous avons reconnu, M. Souverbie et moi, que ces vertèbres proviennent aussi d'un Mégaptère, mais qu'elles sont d'un individu malade et que leur réunion est la conséquence d'une carie. La forme de l'axis, tout à fait semblable à celui des exemplaires chez lesquels cette vertèbre a conservé son indépendance et bien différente» par suite^ de ce qu'elle est chez les vraies Baleines, ne laisse, à cet égard, aucun doute. Les ossements dont il s'agit, aussi bien ceux qui sont sains que les vertèbres altérées par la maladie, ont été expédiés de la Guadeloupe à Bordeaux. Yiennent-ils des Bermudas ou de quelque autre station des régions moyennes de l'Atlantique, c'est ce que l'on ignore*
FOSSILES ÉOCÈNES DES ENVIRONS DE REIMS. - M. le D. Lemoine et ses collaborateurs continuent avec zèle et succès la recherche qu'ils ont entreprise des fossiles de l'êocène inférieur dans les environs de Reims. Nous signalerons parmi les pièces qu'ils ont récemment soumises à notre examen une portion inférieure d'humérus indiquant un Saurien voisin des Yaraniens» os que nous donnons, sous trois faces différentes, sur notre planche VI» fig. 2.
La liste des Hammifères propres i cette époque de la période tertiaire se trouvera ainsi augmentée de quelques espèces lorsqu'il sera possible de classer exactement les nouveaux débris que les' zélés naturalistes de Reims se sont procurés dans les environs de cette ville, et de les comparer avec ceux des animaux de même âge qui ont été trouvés en France, en Angleterre et aux États-Unis.
GISEKENT DE DURFORT (Gard). -* Le gisement de Dur-
fort, dont nous avons eu Toccasion de parler à propos des squelettes d'Ëlephas méridionale et d autres animaux mammifères actuellement déposés dans notre laboratoire» qui en ont été extraits dans ces dernières années, a fourni deux espèces de vertébrés ovipares qui méritent aussi d*ètre signalées.
L'une est un gros Crapaud peu différent par ses caractères du Bufo vulgaris, Tautre un Brochet qui ne nous a pas paru jusqu'ici devoir être séparé de YEsox lucius.
Ces deux fossiles intéressants sont au nombre de ceux qui ont été découverts par suite des fouilles entreprises dans cette curieuse localité à la demande du Muséum d'histoire naturelle et à ses frais, fouilles pour lesquelles MM. P. Cazalis de Fondouce et OUier Harichard nous ont prêté un concours si efficace et si persévérant.
SQUALE PÈLERIN. ^ M. P. Pavesi, qui avait déjà eu l'occasion de décrire un Sélacien de cette espèce pris sur les côtes d'Italie, vient d'en signaler un nouvel exemplaire péché sur un autre point de ce littoral, à Yado, près Savone. Nous nous sommes occupés à plusieurs reprises du Pèlerin (g. Cetorkinus^ Blainv.) dans ce Recueil (1).
OVO-VIVIPARITÉ DU GONGÏLE OCELLÉ (Gongylus oceU hlus). — En préparant dans mon laboratoire, pour la Galerie d'anatomie du Muséum, les viscères d'une femelle de cette espèce de Scincoïdien, M. Boulart à constaté que le Gongyle dont il s'agit doit être mis au nombre des Sauriens qui sont ovo-vivipares. En effet, l'oviducte gauche de l'exemplaire étudié renfermait un sujet à terme long de 0",05.
(1) Jùwnal de Zoologie^ U V, p. 316, 331 et 3S7.
EXISTENCE DE BRANCHIES, CHEZ LES EMBRYONS DU PIPA AMERICANA. — Dans un article sur le développement des Batraciens sans métamorphoses, article qui a paru dans le numéro du 5 avril» année 1877, du journal the Nature, on trouve le passage suivant : « Les jeunes du Pipa americam, sortent des œufe qui sont déposés dans les cellules du dos de la femelle, sans queue et parfaitement développés. On ne constate, en outre, chez eux, aucune trace de branchies. »
Ces faits ne s'accordent nullement avec les observations de M. Jeffries Wyman qui, dans le tome XYII du Journal of science and arU^ établit que les embryons de ce genre de Batraciens ont trois appendices branchiaux de chaque côté de la tête. Suivant le même auteur, les branchies disparaissent petit à petit et on ne constate plus, à un certain Age, qu'une petite fissure au fond de laquelle se voit une série d'arcs branchiaux frangés.
Dans le but de vérifier l'exactitude de ces faits, M. Wilder examina deux embryons de Pipa, que H. S. Jackson avait mis à sa disposition, mais ses recherches n'ayant pas été couronnées de succès, en raison du mauvais état de ces spécimens, ce naturaliste engagea M. Jackson à entreprendre de nouvelles recherches sur quelques embryons en meilleur état qui étaient conservés dans le musée du Collège médical de TUniversité d'Harvard. L'examen de ces embryons fut confié à H. C. S. Minol, qui constata, chez eux, bien qu'ils fussent arrivés à un degré de développement supérieur à celui des exemplaires étudiés par M. Wyman, des rudiments de branchies situés de chaque côté de la partie postérieure de la tête.
{American Naturalist.)