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FOIE

Le fùie^ chez notre Autosite, s'étend de l'hypocondre droit à l'hypocondre gauche; il est constitué par deux lobes, dont le plus volumineux est de forme ovoïde et placé du côté droit. Ces deux lobes sont confondus sur la ligne médiane ; leur face supérieure est convexe, parcourue par un profond sillon trans-

3li HENRI GBRTAIS.

versai, d*oti partent plusieurs sillons secondaires limitant autant de petits lobules. Sur la position gauche de cette face de l'organe, se trouve le ligament falciforme, contenant deux veines ombilicales d'un calibre assez considérable.

La face inférieure du foie est très-irrégulière. Elle présente deux sillons très*prononcés ; le sillon longitudinal droit est le plus marqué ; il s'étend d'un bord du foie à l'autre, loge en avant la vésicule biliaire droite et reçoit en arrière, tout près du bord postérieur de la face supérieure, le tronc des veines pulmonaires. La veine cave étant rejelée plus en dehors, est appliquée contre le bord postérieur du lobule droit du foie limité par le sillon dont nous venons de parler.

Le sillon transversal, qui est aussi très-marqué, est dirigé de droite à gauche et s'étend jusqu'à l'extrémité du lobe droit du foie ; il contient la seconde vésicule biliaire, et c'est par lui que la veine-porte pénètre dans le foie. La face inférieure de cet organe ne présente pas de trace de sillon longitudinal gauche, et cela se conçoit, puisque les veines ombilicales arrivent dans le foie par sa face supérieure.

Le bord antérieur du foie est arrondi ; il offre, à droite, une échancrure laissant apercevoir la vésicule biliaire placée de ce côté. Le bord postérieur, mousse du côté droit, présente, au contraire, du côté gauche, une portion mince et aplatie qui n'est autre chose que le lobule de Spiegel. Les deux vésicules biliaires, dont nous venons de voir la position, sont donc appliquées contre la face inférieure du foie ; elles ont une longueur de 35 millimètres environ, leur largeur est de 1 centimètre.

Chacune d'elles est pourvue de ses canaux hépatiques, de son canal cystique et de son canal cholédoque. Les eanaux cholédoques, convergeant l'un vers lautre, s'accolent à leur portion terminale et débouchent, ainsi réunis, par une seule papille dans le duodénum de l'Autosite.

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APPAREIL CIRGUIATOIRE.

Cœur. — • Le cœur de rAutosite, dont le volume est considérable, est placé transversalement dans la région thoracique. Sa forme est celle d'un cône, dont la pointe vient s'appuyer, h gauche, dans l'espace compris entre la seconde et la troi<sième côte, tandis que sa base, considérablement élargie par Tadjonction d'une masse auriculaire supplémentaire, s'étend bien au delà de la ligne médiane du corps, et fait saillie à droite à la base de la région du cou, dépassant la ceinture claviculaire des deux sujets de plus de 2 centimètres. Sa longueur est de 0'',065 ; le plus grand diamètre de sa base a 0",040 ; il est recouvert par un sac péricardique complet. Cette organe semble eitérieurement formé de deux parties distinctes : une portion gauche, constituant les f de la masse totale, figure assez bien un cœur, dont le volume et la forme sont normaux; mais au-dessus de cette portion se trouve surajoutée une masse auriculaire de forme h peu près cubique simulant un grand sinus veineux.

Le cœur proprement dit est pourvu de ses deux ventricules. Ces deux ventricules sont séparés par une cloison assez épaisse, et chacun d'eux présente ses deux orifices : un orifice artériel et un orifice auriculo-^ventriculaire. Les deux oreillettes, au contraire, communiquent largement entre elles. Celle de droite est beaucoup plus grande que celle de gauche, qui communique elle-même, par une large ouverture, avec la portion auriculaire surajoutée, immense sinus veineux, sur lequel nous voyons deux auricules, et dans lequel débouchent la v^ne sous-clavière droite, la veine cave inférieure et la veine principale du Parasite. L'artère pulmonaire et l'aorte prennent leur origine à la base des ventricules, au fond d'un

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infîindibulum formé, à gauche, par ToreilIeUe gauche et la veine sous-clavière gauche qui se jetle directement, comme nous le rappellerons plus tard, dans la partie postérieure de l'oreillette droite ; à droite par le grand sinus veineux, et, en avant, par l'oreillette droite.

Artère pulmonaire. — Cette artère, dont le trajet est normal, se divise, au-dessous de la crosse de Taorte, en deux branches qui gagnent les poumons. Ce vaisseau communique avec Vaorte par un canal artériel d'un diamètre relativement coq« sidérable.

Aorte. — L'aorte, dont l'orifice cardiaque est très-étroit, prend sa forme naturelle en crosse, pour se porter sur le côté gauche de la colonne vertébrale de l'Autosite. Du sommet de la crosse de ce vaisseau, par un tronc commun qui n'a que quelques millimètres de longueur, naissent les deux artères carotides. Il n'y a pas de tronc innominé.

Artères carotides. — Pour aller occuper sa position normale, la carotide droite croise très-obliquement la face antérieure de la trachée. Elle fournit successivement plusieurs branches :

!• Une artère assez volumineuse, qui s'élève superficiellement sur les parties latérales du cou. Ce vaisseau passe audessus des muscles digastrique et stylo-hyoïdien ; à ce niveau il se divise en deux rameaux : l'un, qui se bifurque bientôt, fournit les artères faciale et linguale, l'autre remontaul jusqu'à la région parotidienne, représente les branches terminales de la carotide externe.

^ Un peu au-dessus de l'origine de l'artère dont nous venons de parler, l'artère carotide fournit une seconde branche moins volumineuse, parallèle à la première, mais placée plus profondément et plus en arrière ; cette arl^e, arrivée à la base du cr&ne, se divise en rameaux auriculaires et en rameaux pharyngiens.

3^ Presqu'au même niveau, la carotide donne une troisième

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et très-grosse branche dont le calibre présente presque la moitié ou au moins le tiers de son calibre propre. Cette artère, aussitôt après sa naissance, se porte, en décrivant une courbe à concayité antérieure, yers la partie inférieure et superficielle du cou ; elle passe au devant du péricarde recouvert de Tenveloppe musculaire dont nous avons parlé, croise ensuite le petit muscle qui unit la première côte de i'Âutosite aiix clavicules du parasite, et, sous ce petit muscle, après avoir fourni un faible rameau à chaque épaule du Parasite, se dirige brusquement en dedans en prenant une direction à peu près horizontale. £lle disparaît ensuite au-dessous des clavicules, dans le corps du sujet anormal où nous la retrouvons : c'est Taorte du Parasite.

4^ Une petite artère, qui représente très-exactement la thyroïdienne inférieure, se détache du tronc carotidien au môme niveau que la grosse artère que nous venons de décrire.

Après avoir fourni toutes ces branches, le tronc carotidien, réduit au point de ne plus représenter qu'une artère, dont le diamètre est deux fois moindre qu'il n'était à son origine, continue sa marche dans sa position normale, jusqu'au niveau de Tos hyodïde ; là, il donne une dernière branche assez grêle, qui monte parallèlement à lui jusqu'auprès de la base du crâne où elle se divise en deux rameaux, l'un antérieur l'autre postérieur. Le rameau antérieur représente une pharyngienne ; le postérieur, profondément placé au-dessous de tous les muscles et de tous les nerfs de la région, se dirige directement en arrière et pénètre dans les masses musculaires de la nuque ; c'est l'artère occipitale.

L'artère, dont nous venons de décrire les branches collatérales, continue ensuite son trajet normal.

Carotide gauche. — Ce vaisseau présente une direction normale.

Sous^'lavière gauche. — Vers la fin de la crosse^ l'aorte

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donne naissance à V artère som-clapière gaud^ qui se dirige au^lôt yers les muscles scalènes ; mais, {lyant de pénétrer entre ces deux muscles^ ce dernier vaisseau fournit Tarike veriébrale et la thyroïdienne inférieure. Le reste de son trajet est normal.

Sauê^lavière droite. — La sous-clavière drcHte, comme cela se voit souT^t chez les monstres hétéradelphes, natt de là partie supérieure de Taorte descendante, passe au-dessous de la trachée et de l'œsophage, qu elle croise verticalement, et gagne, après un long trajet, pendant lequel elle fournit des branches coUatéraleSt le membre supérieur du c^ droit.

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