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SYSTÈME NERVEUX

Nous ne dirons que quelques mots au sujet du système nerveux du Parasite chez les monstres hétéradelphiens, cette partie de Tanatomie ayant été jusqu'ici complètement négligée par les auteurs qui ont écrit sur ces sortes de monstres. Le Parasite ne présente jamais de traces de moelle épinière. Serres a con* staté sur l'embryon monstrueux âgé de trois mois, qu'il a eu l'occasion d'examiner à l'hôpital de la Pitié en 1827, que les

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nerfs cruraux et sciatiques venaient aboutir à un petit gangUon situé en arrière du point de bifurcation de raorle en artères iliaques. Hayer a trouvé dans l'Hétéradelphe de Bonn deux petits ganglions placés à peu près dans la même région. De ces ganglions partaient des filets nerveux se rendant aux organes contenus dans le bassin. Dans le sujet décrit par Serres nous avons, à n*en pas douter, des ner£s de la vie animale ; nous avons, au contraire, dans le cas publié par Hayer des nerÊ; de la vie organique. La description qu'en donne cet auteur nous permet de le supposer.

Dans l'Hétéradelphe de Yervins ces deux systèmes de nerfs paraissaient à peu près également développés ; mais l'état du monstre, conservé pendant plusieurs mois dans un liquide qui avait attaqué et noirci certaines de ses parties, ne nous a pas permis de faire l'étude de son système nerveux avec tout le soin que nous aurions désiré y mettre.

Nous avons cependant constaté la présence de filets nerveux aux membres supérieurs. Les branches nerveuses terminales se rendaient à la peau après avoir traversé l'épaisse couche de tissu adipeux placée au-dessous d'elle.

Aux membres inférieurs se rendait, de chaque côté, un nerf sciatique, sortant du bassin par les échancrures sciatiques converties, comme nous l'avons rappelé, en un large trou ovale, par la soudure des os iliaques et le rapprochement de leurs surfaces cotyioîdiennes. Ces nerfs sciatiques, assez développés, donnaient naissance à des branches secondaires dont le trajet était à peu près normal. Nous avons aussi constaté la présence des nerfs sacrés et celle des nerfs cruraux, mais nous n'avons pu suivre ces différentes branches nerveuses jusqu'à leur point de réunion dans le bassin.

D'après les différentes observations faites sur des Hétéradelphes chez lesquels la vie s'est prolongée pendant quelque temps, nous savons que le sujet parasite ne jouissait, le plus

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souvent, que d'une sensibilité très-obtuse. Cependant, l' Autosite avait la sensation des piqûres, des brûlures, faites sur le corps de son Parasite, et il manifestait sa douleur, soit par des cris, soit par des mouvements.

Quant aux muscles de la vie organique, leur action est manifeste, chez les Hétéradelphes, dans Facte dé l'émission de l'urine qui se faisait, chez certains de ces Parasites, indépendament de celle du sujet autosite.

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