‹ Journal des campagnes du Baron PercyChapitre 131 sur 293 · FE EL TO RS PE NET PU À · texte numérisé non relu

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2, 3 et 4. — Le 2 a été chaud et obscur; -on croyait qu'il y aurait de l'orage; les blessés souffraient davantage ; les hommes à cicatrices disaient ressentir les douleurs qui présagent un changement de temps. Le 3, ila fait très froid. C'était hier dimanche; je suis allé à Finkenstein pour voir M. le maréchal Duroc, M. le secrétaire d'État Maret et quelques amis; j'ai eu très froid dans la voiture, surtout en allant. L nbassadeut persan avec sa suite est [à; on est logé les uns sur les autres. Je n’y ai pas vu Sa SU mais elle se porte à ravir. M. le major général m’a bien recu.

Mon Pètre (1) a eu avant-hier et hier une hémorragie alarmante, qui lui avait décomposé la figure au point que l’on pouvait craindre une terminaison funeste pour lui. Il va mieux aujourd'hui, 4.

Le temps est presque à la glace; c’est le nord-est qui souflle; il a fallu rallumer les poëles et reprendre les habits d'hiver; ces contrastes d’une grande chaleur et d’un froid glacial font beaucoup de mal.

J'ai fait partir pour Lôbau M. le chirurgien-major Leclerc avec l'aide-major Baltz à l'effet de vérifier jusqu'à quel point est fondé le bruit qui court dans le pays qu’il règne en celle ville une épidémie très meurtrière. La chambre administrative de Marienwerder ayant instruit de l'existence de ce fléau lintendant Gondot, et celui-ci en ayant rendu compte à l’intendant général, j'ai dù envoyer sur les lieux des hommes éclairés, afin d’avoir un rapport bien précis sur le fait. Il a été trouvé audit Lübau trentesix malades de tous âges et de tous sexes ayant, les uns une simple fièvre catarrhale, les autres une péripneumonie catarrho-bilieuse. Depuis le 1” janvier celte maladie, qui

n'a point changé de nature, a fait périr trente-deux per-

sonnes sur une population {rès misérable de douze cents;

(1) Domestique de Percy

Le.

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