‹ Journal des campagnes du Baron PercyChapitre 172 sur 293 · ÉVACUATION DES MALADES · texte numérisé non relu

ÉVACUATION DES MALADES

W . davantage. Nous avons des dysenteries qui eussent fait de terribles progrès si les pluies froides, après des jours si chauds, avaient continué; nous traitons beaucoup d'an- gines el les fièvres LHRTRTMENE nous accablent. Demain nous évacuerons à pied deux cent cinquante malades pou-

- vant marcher et sur quatre bateaux environ quatre cents qui ont besoin d’être transportés; ces bateaux descendront le Memel jusqu’au Friedrichs-Graben (canal); ils

… entreront ensuile dans la Prégel et arriveront ainsi à Kæ- Dussbers- De cette ville on a évacué sur Dantzig près de … deux cents blessés et malades par le Kurrische-Haff. Les

; chirurgiens sont commandés pour monter dans les bateaux

: et se rendre d'avance aux gîtes où il faudra relâcher. Il

… doit y avoir cinquante lieues par eau d'ici à Kœnigsberg. La journée du 26 sera à jamais mémorable par l’entrée

- de l'empereur de Russie à Tilsit, où il se propose de pas-

, ser quelques jours. On lui a préparé un bel appartement

- dans la partie qui lui a été dévolue. À midi, Pentrevue

« d'hier s’est renouvelée, mais la maison de ne au milieu

- du Memel était hs tée bien peinte, bien décorée en … dedans et ornée en La de festons de verdure ; au-des-

sus de la porte du côté des Russes était en Rd lettre “À ; au-dessus de celle de notre côté était pareillement en

D rdure la lettre N. Tout autour du radeau était une balus-

trade couverte de draperies avec des festons de chêne et

de feuillage, à défaut d’oliviers. Des arbres verts ombra-

-geaient la maison et la baraque; celle-ci était destinée

pour les maréchaux el grands officiers de la suite des deux

“souverains. Le coup d'œil était charmant. Les Russes

étaient sous les armes ; une partie de la garde à cheval de

notre F Empereur y était aussi. À midi un quart, les barques, qu'on avait pavoisées de blanc, ea signe de paix, et ornées

- de verdure, ont amené de Lône à l’autre rive les empe-

reurs, aux acclamations des deux armées ; ils se sont

| onné la main et salués amicalement. Le roi de Prusse, à

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