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habit et mon épée, car j'étais en redingote, et je me suis mis en grande tenue dans la salle de garde. Les comimissaires et directeurs principaux sont arrivés, tout essoufflés ; ces mouches du coche ont crié, se sont beaucoup agitées, et voilà tout. L’intendant général a paru à son tour. J'ai envoyé avertir M. Desgenettes, avec lequel jai ri de tout ce train. Le roi est descendu de cheval; mon collèque et moi avons reçu gn premier salut ; nous nous somines fait connaitre et il nous a accueillis avec une affabilité toute particulière, de sorte que nous n’avons eu besoin de personne pour nous présenter. Sa Majesté a désiré tout voir et on l’a menée partout. Souvent elle m’a adressé la parole et chacun s’est apercu de l’espèce de considération et d’égards avec laquelle elle me parlait. L’ayant conduite moi-mêine à la salle des officiers espagnols malades et prisonniers, ceux-ci, en la voyant, se sont mis à crier : Viva los Rey ! Le roi leur a parlé avec bonté et les a quittés en leur promettant de leur rendre justice. Un petit drôle de pelit médecin, nommé Honneau, ayant eu l’effronterie de se placer à droite de Sa Majesté et de lui adresser plusieurs fois la parole, M. Desgenettes, indigné, est allé le tirer par son habit et lui a fait les menaces auxquelles il s’était exposé par cette imprudente conduite. Le roi, en sortant de l'hôpital, a salué mon collègue et moi et m'a dit : « Adieu, monsieur Perey, je suis charmé de vous avoir connu.» L’ordonnateur Bourdon a bourdonné à force, mais je doute que Sa Majesté ait conçu pour lui une grande estime.
26. — Il a gelé ce matin. À dix heures je suis allé à la promenade ; jamais il ne fit un plus beau jour. Nous … sommes entrés au Jardin des plantes, que j’ai trouvé bien au-dessous de sa réputation : j’y ai cueilli de la violette très odorante et en pleine terre ; les lauriers-roses, les lauriers-thyms sont dans les plates-bandes sans être envelop-