‹ Journal des campagnes du Baron PercyChapitre 61 sur 293 · HOPITAUX DE WEIMAR · texte numérisé non relu

HOPITAUX DE WEIMAR

intime de la cour, jeune homme d’une belle figure, sensible jusqu’à être suffoqué de spasmes à la vue de ce qui se passe dans son pays, instruit, parlant bien français, ayant une épouse aimable et une bonne maison, qu’on n’a pas osé saccager, parce que l’adjudant-commandant Dombrowski y était logé.

J'ai relenu pour les hôpitaux de Weimar sept chirurgiens prussiens de très bonne mine et parlant presque tous un peu français; j'en ai fait partir sept autres pour léna, où il seront ulilisés. À ma sollicitation il a été défendu aux commissaires des guerres et commandants de place de requérir aucun chirurgien pour les hôpitaux d’arrière, où il a été pourvu suffisamment au service.

J’ai remis en partant au chirurgien-major Damiens une vicille scie coupant bien, un grand couteau et quelques scalpels pour faire les amputations rigoureusement nécessaires.

J'ai voulu avoir un cheval de bât à crochets, mais il est impossible de passer dans les rangs et le long des files avec cel équipage; on accroche à tout moment et d’ailleurs la charge tourne trop facilement. Il ne me faut que de larges sacoches en euir et pour les ambulances il conviendrait d’avoir deux espèces d’armoires plates suspendues . par un ressort qui serait disposé en travers du bât ou de la grosse selle.

Parti le 17, à une heure. Bagarre épouvantable; temps superbe, tel qu’il n’a pas encore cessé de régner depuis vingt-cinq jours. Nous avons encore traversé quelques petits champs de bataille pour gagner la route de Naum- » bourg : combien d’armes brisées, de chapeaux dispersés, » de cadavres sanglants ! Il y a dix lieues de Weimar à Naum- … bourg; la route est très belle. Après avoir fait cinq lieues, toujours au milieu des débris d'armes cassées, des chevaux morts et des voitures cassées, nous avons trouvé le bourg d’Auerstædt, où nous avons fait boire nos chevaux. C'était

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