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ARRÊTÉ

Arrête :

d'intervention directe ou Indirecte à mettre en pratique, en vue de bâter l'émancipation de l'industrie particulière , le seul but que l'on doive se proposer d'atteindre.

Art 2. Sont nommés membres de cette commission : MM. Devaux , Barillier, Fouquier d'Hérouel , Eugène Barbier, Camille Beau vais, de Meeflet, de Croix, d'Hédouville, de Saint-Vallier , Auguste Lupin, Yvart, Renault, Prince, Bouley jeune, d'Aure, de Lancosme-Brèves, Person, Geoffroy- Villeneuve, Delacour, de Sourde val, de Turenne, de Blancpré, Lherbetle, Luneau, Havin, Fould, Perrot de Thannberg, Gayot

Art 3. Quatre membres, choisis parmi des officiers de cavalerie, seront désignés par M. le ministre de la guerre.

Art 4. La commission élira, à son gré, un ou plusieurs vice-présidens , un ou plusieurs secrétaires : M. de Baylen, chef du bureau des haras, assistera aux séances en qualité de vice-secrétaire.

Art 5. La commission entrera en séance le 6 mai prochain, et devra, dans un bref délai, indiquer la solution des questions soumises à son examen.

Paris, le 25 avril 1848.

Bethmont.

Le Journal des Chasseurs ne peut qu'applaudir à une décision qui prouve combien M. le ministre actuel de l'agriculture et du commerce a à cœur d'éclairer la question des haras, si légèrement jugée aujourd'hui.

Courses de la Société d'Encouragement. — Les courses de la Société d'Encouragement, dont le Bulletin officiel des courses de chevaux vient de publier le programme, auront lieu cette année à Versailles, sur l'hippodrome de Satory , les 18 , 21 , 25 et 28 mai prochain. Le total des prix à disputer pendant ces quatre journées de courses , dans lesquelles figurent les engagemcns du printemps à Chantilly pour 184-8, et entr* autres le fameux prix du jockey-club, s'élève à 60,800 fr., dont 5,800 fr. sont donnés par la Société des courses de Versailles , la ville elle-même et le conseil-général de Seine-el-Oise ; 25,000 fr. par M. le ministre de l'agriculture et du commerce, et 30,000 fr. par la Société d'Encouragement

Neuf chevaux ont déclaré forfait le 1er avril pour le prix du jockey-club ; vingt cinq restent encore engagés, ce sont :

Mythcme. — Y. Ali Baba. — Cassius. — Wishy. — Paltoquet. — Escogriffe.

— Eupkrosine. — Demi-Fortune. — Sabretache. — Nostradamus. — Fly Away.

— Nanetta. — Dulcarama. — Bue. — Lioubliou. — Sérénade. — Haggi. — J/i'rfwife. — Forest Lass. — Rigolette. — pied-de-Chène. — Y. Rachel. — Smolensk.

— Lady Henriette. — Gambctti (i).

Les courses de Lyon (Rhône) et celles de Rouen (Seine-Inférieure) n'auront pas lieu cette année.

Les chiens de Vcx- Vénerie. — Après avoir été six semaines cantonnés a Meaux,

11) Un avis inséré au Bulletin officiel des courses, prévient MM. les éleveurs et sporismen que les Tonds de la Société d'Encouragement ayant été placés en bons du Trésor, les prix qu'elle donne cette année seront payés en bons du Trésor ; le montant des entrées sera payé en espèces.

chez an écanisseur de la ville qui les avait mis économiquement à la chair de cheval, les chiens de l'ex-Vénerie d'Orléans sont de retour à Saint-Germain-en- Laye, leur résidence habituelle. On pense que l' équipage, chevaux et chiens, sera Incessamment mis en vente , ainsi que le petit équipage de Saint-Cloud, qui appartenait, comme on sait, à S. A. R. monseigneur le prince de Joinville, et qui, sous la conduite de Fortin, son piqueur, s'était retiré au Kaincy. Quant aux hommes, ils vont se trouver sans place ; nous les rccoinmaudons à ceux de nos abonnés qui pourraient utiliser leurs services. Parmi eux se trouvent plusieurs sujets très capables et qui feraient non seulement de bons piqueurs, mais au besoin d'excellens gardes.

Ije gibier soumis à l'octroi dans la ville de Paris. — Aux termes d'un décret du gouvernement provisoire, en vigueur à dater du 1er mai 1868, la volaille, le gibier, etc. , etc. , arrivant de l'extérieur a destination particulière, paieront à Paris un droit d'octroi fixé au poids, à l'entrée en ville, conformément au tarir ci-dessous.

Faisans, gelinottes, ortolans et boefigues le kilogr. 80 c.

Volailles do toute espèce, gibier à plumes, autre que celui ci-dessus désigné, sangliers, marcassins, chevreuils, daims, cerfs, lièvres et lapins de garenne, le kilogr. 30 c.

Impôt sur les domestiques mâles, les chevaux, les chiens et les voitures. — M. de Rémilly, l'ex-député de Seine*-et-Oise, qui vient d'avoir les honneurs de la réélection comme représentant du même département à l'Assemblée constituante , a décidément gagné sa cause. Le décret du gouvernement provisoire , qui supprime l'impôt du sel à dater du 1" janvier 1869, décide en même temps, sans en arrêter les bases, qu'un impôt sera établi sur les domestiques maies, les chevaux, les chiens et les voitures.

Il ne sera peut-être point indifférent pour nos lecteurs de se rendre compte, dans les circonstances actuelles, de ce que produisent chez nos voisins d'outre-Manchc les contributions qui frappent le luxe. Les lois somptuaires rapportent en Angleterre, année commune, avec le centime additionnel, une somme de 30 millions, répartis de la manière suivante :

Domestiques,

Voitures,

Chevaux de selle,

Mules et chevaux de trait,

Chiens,

Pouda» à cheveux,

Armoiries,

Il est douteux en France, avec la modicité de nos fortunes et en présence des débris d'un luxe aux abois qui va diminuant chaque jour, que les mêmes lois somptuaires rapportassent le quart de celte somme.

Location delà forêt de Saint- Germain. — Le projet de location de la forêt de Saint-Germain, rois en avant le mois dernier par le Journal des Chasseurs, pour l'établissement d'une société de chasse modèle, a rencontré de nombreux partisans. Nous comptons dès aujourd'hui quinze souscripteurs, et nous nous occupons en ce moment de la rédaction de l'acte de société. Nous Invitons de nouveau ceux de nos abonnés ou autres qui voudraient participer à cette location, à vouloir bien nous en donner immédiatement avis, le nombre des sociétaires étant par le cahier même des charges fixé à un certain chiffre. La société prendrait le nom de Club des Chasseurs, et aurait comme rendez-vous, les jours de chasse, le pavillon de la Muette qui serait compris dans la location. Depuis les destructions opérées par ordre de l'administration, il reste encore en forêt, à l'heure qu'il est, 250 chevreuils environ, U5 cerfs et biches, dont vingt cerfs courables. Quant au petit gibier, tel que faisans, perdrix, lièvres et lapins, il est en nombre satisfaisant et sutura amplement au repeuplement naturel.

Braconnage dans les forêts de l'ex-Listc Civile, — Après le parc deVersailles, l'une des forêts qui a eu le plus à souffrir du brigandage organisé à la suite des journées de février, est sans contredit celle de Villers-Cottercts. Des bandes armées, composées en partie des mauvais garnemens de la ville et des braconniers des villages voisins, se sont ruées sur les cantons les plus giboyeux, et y ont fait des battues qui les ont à peu près ruinés en fauve. Sur le seul canton de la Mare-aux- Fougères, l'un des plus rapprochés de Villers-Cotterets, on a tué, dit-on, près d'une centaine de chevreuils. Le massacre n'a pas été moindre à la Braze, à Vallgny , à Arganson; le chevreuil ne s'est pas vendu, au moment de cette boucherie, plus de 5 et 10 fr. pièce dans certaines parties du département de l'Aisne. Comme à un pareil métier l'espèce pourrait avant peu disparaître, nous donnons ce mois-ci pour lithographie un charmant dessin de AL Lehnerl, les Chevreuils, que nous prions nos abonnés de classer religieusement dans leur album de vénéric.

Us fusils de citasse transformés en armes de guerre. — On semble avoir compris que si les fusils de chasse font les révolutions, ils peuvent aussi, dans un cas donné, contribuer puissamment au maintien de l'ordre. Les ateliers de Devisme, transformés en ce moment en ateliers d'équipemens militaires, n'ont point d'occupation plus urgente que l'addition d une baïonnette intelligente, bien entendu, aux fusils de chasse des gardes nationaux qui en possèdent. Mais le système le plus généralement apprécié par le temps qui court, c'est celui du citoyen Lcfaucheux, ex-fournisseur breveté de S. A. R. le duc de Nemours, et aujourd'hui, ô vicissitudes humaines! arquebusier ordinaire de MM. Lcdru-Rollin et Compagnie. On comprend quels avantages présente dans une émeute une arme comme la sienne qui, tirant six coups à la minute et réunissant toutes les conditions voulues, comme précision et comme portée, assure à son heureux possesseur dix chances contre une. Aussi les magasins de Lefaucheux, 10, rue de la Bourse, sont-ils littéralement assiégés depuis six semaines. En voila un qu'on peut citer, par exception, comme n'ayant rien perdu dans notre cataclysme social: en moins d'un mois il n'a pas vendu, dit-on, moins de vingt mille cartouches. Puissct-on ne s'en servir qu'à l'ouverture prochaine ; à celle époque cela présenterait

un avantage : en tirant à balle, on ménagerait, à coup sûr, plus d'un perdreau.

Les véritables lettres de naturalisation. — Quelques faiseurs de nouvelles mal informés, s'étaient plu à répandre de par le monde un bruit fâcheux, qui n'avait heureusement aucune espèce de consistance. Lord Henry Seyraour, ce sportsman distingué, figurait, disait-on, parmi les Anglais résidans à Paris que les évènemens de février avaient engagés à quitter la France. Nous sommes heureux de démentir un bruit qui, nous devons le dire, nous avait, pour notre compte particulier, trouvé tout-à-fait incrédule.

Lord Seymour, si éminemment français par le cœur et l'esprit, n'a point commis la même maladresse que l'honorable lord Brougham. Il n'a point sollicité l'honneur de devenir citoyen de Paris, tout en restant membre de la chambre des lords à Londres. Il a fait mieux que cela : ses lettres de naturalisation il les a demandées au peuple qui les lui a données depuis long-temps en attachant à son nom aimé de tous une popularité justement méritée. Domicilié dès sa jeunesse dans la capitale, où il a toujours fait de sa fortune l'usage le plus généreux, le noble gentleman, quoique Anglais, est, on peut le dire, un véritable enfant de Paris. Si le Sport a fait en France quelques progrès sérieux, c'est à lui surtout qu'on les doit , à lui qui le premier a encouragé et soutenu ses débuts et qui serait encore aujourd'hui au premier rang dans la lice, avec le luxe de ses écuries et de ses chevaux, si des injustices suscitées par des rivalités jalouses ne l'en avaient maladroitement écarté. Partagé désormais entre les soins qu'une mère adorée réclame de sa piété filiale et le commerce intime de quelques amis, toujours prêt à aller au devant de l'infortune, même quand elle ne vient pas à lui, lord Henry Seymour est à tous les titres l'un des étrangers qui peut compter le plus sur l'hospitalité de la France ; elle ne sera jamais ingrate à son égard.

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