Même observation
A d'Hojier
Je vous ay escrit samedy dernier et vous ay mandé l'arrivée et séjour de Monsieur, frère du Roy, à la FÈrc, et comme M. le duc de Bournonville l'avoit esté veoir, ce que je vous prie ne dire point qu'entre nos amis. Depuis cela, il est parti pour Soissons, où M. Bouthiltier doibt, à ceste heure, l'avoir vu. On croit qu'il prend le chemin de Touraine.
Cependant l'Infant Cardinal est arrivé à Cologne, el, croit'On, que dans peu de jours il sera à Brusselles.
Les Impériaux se remettent bien en Allemagne, où quantité des troupes de deçà tirent. De dîx-huict compagnies d'infenterie, qui esioient en ceste ville en garnison, cinq du régiment de Praslin partirent lundy pour aller à Péronne; resie icy encore une du régiment mesme, commandée par le chevalier de Praslin ; puis les douze, ou régiment entier de Brasens, qui parient l'un de ces jours pour aller en Allemagne. En sa place, nous aurons ccluy de Genlis, ou partie avec d'autres.
Nous avons quelques nouvelles des Pays-Bas par exprez de divers endroicts, dont je vous ay fait icy un billet à part, pour autant que nous croyons à propos qu'elles soient dans la Galette cl que vous pourrez donner ledit billet à M. Renaudot, comme vous venant du lieu donc il es[ daté, affin qu'il l'insère en sa Galette. Vous obligerez le sieur Renaudot, comme je pense, et, comme je vous asseure, les cavaliers et tout le monde de deçà, à qui j'ay fait entendre que vous estiez l'homme du monde le plus accort et te plus propre pour faire cesie affaire-là; vous les obligerez donc eiirèmement que cela soit dans la Gajette prochaine ou dans le premier Extraordinaire.
Jeprendray aussy très grande et principale part en ceste obhgation que nous vous aurons tous ensemble et demeureray, Monsieur,
Vostre très humble et très affectionné serviteur.
Mes très humbles baise-mains à .M. Bourdelot. De Saint-Quentin, le 19 d'octobre [1634).
A d-Hojier'.
ir, ; revancher de l'obligation que je vous ay de vos
Cabinet des Titres, Lettres adressées- à d'Hozier, 1 ", p, 84.
premières lettres et tascher d'en mériter de secondes. Les gens de guerre sont à ceste heure une notable partie des hommes de deçà. Toutes les villes en sont pleines et force villages mesme en ont en garnison. J'ay veu trois cens hommes logés en un hameau de trente maisons, c'est pour vous dire la presse qu'il y a et comment la frontière est petite pour tout le monde. Nous apprenons que, vers Bouillon et CharlevillCy sur les passages de Liège et de Luxembourg, il n'y en a pas moins, et que le marquis de la Force y est avec un corps d'armée de dix mille hommes.
On travaille aussy partout aux fortifications, et s'il y en a quelques» unes qui aillent lentement, ce ne sont pas les nostres. Nostre garnison est d'un régiment et demi d'infanterie. Les troupes de cavalerie sont dans les villages dessus les deux^ rivières d'Oyse et de Somme, affin de faire garde aux bouts aux entre deus et par les passages desdites rivières.
Ceux de Cambresis, en contrebatterie, ont levé cinq cents hommes de cheval en leurs pays, et ceux de Hainaut et d'Artois ne manquent pas de garnison.
Un exprez hier nous apporta nouvelles comme on entre librement dans Maestricht, quoyque les Espagnols tiennent tousjours lesdits forts qu'ils ont faits et occupés au-dessous et au-dessus. En beaucoup de lieux, il se dit que l'Infant Cardinal ne passera pas à cause des armées de France qui marchent au-devant. Mais les affectionnés à Bruxelles escrivent, sous caution, qu'il a eu une seconde victoire sur les Suédois, que tout le pays de Wirtembergh est gaigné et que l'armée catholique va assiéger Francfort.
Mes humbles baise-mains à M. Bourdelot. Prenez y part, la prenex bonne pour vous, vous asseurant que je suis de tout mon cœur, Monsieur,
Vostre très humble et très affectionné serviteur.
'Du Buisson.
De Saint-Quentin, le 7 décembre [1634].
A d'Hojierr Monsieur,
Le lendemain que j'arrivay ici, je vous escrivys les raisons de mon retardement et les longueurs de mon voyage. Depuis lors, je ne vous ay rien dict, parce qu'il n'y a rien eu à vous dire, si ce n'est comme nous avons passé le carnaval parmi les festins et les courses de bague dont il s'est icy imprimé un récit que j'ay envoyé à M. Bourdelot; et pour cela je me suis dispense de vous faire couster du port pour
I. Cabinet des Titres, Lettres adressées à d'Hozier, t. 22, p. 82.
APPENDICE. >9g
chose qui ne raui rien qui vaille, <;t que d'ailleurs vous avei vcue sans doute enire les mains du peiil cousin, et cncor en celles de M. de Boissenie, â qui un pareil a esté envoyé, et qui n'aura pas manqua de vous en faire pan.
Depuis ce temps-là, j"ay désira de vos nouvelles et je n'en ay pas eu ; mais pour ce que la saison commence à nous en aportcr du loin, je ne veux pas attendre les voslres et vous veux encor ceste fois pnivenir par les miennes.
Nous avons celles de la bataille donnée par le duc de Wcymar à Jean de Werth, dont je ne vous dys rien, porce que nous n'en avons pas encor constamment toutes les particularités, et que peut cstrc vous les avez mieun que nous. On fait préparatifs de tous coxtéf, et nos desseins pour ccsie année ne sont point moindres qu'ils ont esté cy devant par les années les plus signalées.
Nos troupes, nouvellement levées en Liège, oii est encor voiire bon amy le sieur d'Aiguebelle , sont fort belles, et tes soins que nous avons apportés par deçà à les monter des bons chevaux de ce pays, avec les pouvoirs que nous en avons sollicités à outrance et obtenus avec importunité du Prince et des Estats, n'y ont pas peu servi.
M. de Turcnne est à ceste heure là, ayant dimanche et lundy derniers esté icy, venant de Sedan, et couché céans. On parle que les ennemis veulent assiéger Ain-la-Chapelle, qui n'est pas une fort bonne place et de grande conséquence, et toutesfois elle sera pourvue, si le cas y esche t.
Il y a eu une entreprise sur MaOsiricht, descouvertc pur un soldat pris par soupçon, qui en a accusé un bourgeois et quelques religicui.
En Poméranie, les Suédois font tousjours fort bien, et M, d'Avaux, par un heur qui luy est ordinaire, a conclu avecques eux le traîcté cy devant commencé à Vismar, suivant lequel ils ne peuvent déu)rmaU traiter de trêve ni de paix, sinon par nous ou avecques nous.
Le bruit a esté grand que le comte Henry de Berghe avoil tué pfis à la chasse prCs de la maison de Scheremberghe, tt quartier* d'Emriek ; et nous l'avons en ceste vllk-, où les santés au rctt< sont fort booaes et les divertissements de diverses sortes: et, dans la Cour, qo) est aussy grosse qu'elle sçauroil esire, et, dans les promenades qui se font, par les beaux jours, que nous avons icy à souhait, et dons les comédies, qui ne nous manquent point d'un seul jour, si ce n'est le dimanche, par la troupe de Guérin, dit l'Espérance, les deux Barres, la Fontaine et son fils, et Cossart, dit docteur Fariolo, qui font du mieux qu'ils peuvent pour le théâtre qu'ib se sont baiti daoi le manège du Prince.
Tool présentement nous avons de Cologne les particularités de la TÎcioire de Weymar, qui a pris priKMinicn tous les colooels de Jean
300 APPBNDICB.
de Werth et lui même en personne avec le prince Savelli. Le seul
Lamboy s'est sauvé.
Geste nouvelle occupe maintenant toute ceste Cour ; aussy, après elle, je ne vous en diray plus, le porteur de la présente en pourra savoir davantage. Il va, poussé de sa curiosité et de celle d'un curieux et sçavant homme de ces provinces et personne de condition, pour faire recherche de ce qu'il y a de plus rare dans les grandes librairies de l'Europe et du monde.
Entre les pièces pour lesquelles ses soins travaillent, sont les soixante et dix livres qu'Elsdras escrivit par le commandement de Dieu, pour estre gardés entre 204 livres que, par le mesme commande» ment il avoit composés, comme luy mesme Ta raconté au 14* chapitre du livre 4* d'Esdras, qui se trouve en aucunes Bibles, quoy qu'il ne soit pas canonique. Si ces quatre livres d'Elsdras, dont les deux premiers seulement sont canoniques, sont du nombre de ces 204, il en reste encor deux cents que nous n'avons pas et, entre iceux, les soixante-dix que je dys, qui furent recomandés par Dieu mesme et qui sont ceux que ce curieux recherche.
A cest effect, il a eu agréable que je luy donnasse vostre addresse et que je vous priasse, comme je fais de tout mon cœur, que vous le vouliez servir en cela, ainsy qu'il le mérite, et qu'il m'est très particulièrement commandé et recommandé par les plus chers et intimes que j'aye par deçà.
Je ne sçay si M. Bourdelot luy en pourroit donner enseignement; je luy en escrys un mot et vous prie encor de luy en parler &vorablement et comme vous avez de coutume pour vos amis. J'en escrys aussy a M. Gaffarel, auquel je vous prie d'addresser le ]x>rteur, et, au cas que ledit sieur Gaffarel ne fust pas à Paris, je vous prie de faire vers le jeune Cramoisy, que j'ay veu icy, passant sur son retour d'Hambourg, à qui je baise les mains, comme à M. son père et son oncle, que le porteur puisse veoir dans les livres manuscrits de la Librairie de Monseigneur le Cardinal s'il y trouveroit ce qu'il cherche.
J'espère ceste faveur de vostre courtoisie ordinaire, et, dans ceste attente, je m'offre à vous servir par deçà et par. Monsieur,
Vostre très humble et très affectionné serviteur.
Dttbuisson.
De La Haye en Hollande, le ai de mars i638.
A d'Hoper ',
Monsieur,
Vostre lettre du 3* du courant m'aprend une vieille nouvelle, ijui m'a bien plus estonné, de la perte de M. Bourdcloi, que vous ne l'avez sans doute esté de ma recouvrance.
Vous jugerea aisément comment, jusqu'à ceste heure, j'ay ignoré ce malheur, encor que je vous vays advoucr que, depuis mon arrivée en France, je n'ay rencontré un seul hommu qui m'ait peu parler du deffunct.
Je m'imagine assez combien l'Académie a esté affligée; et j'estime, qu'en vostre particulier, vous en avez eu un extrême marrissemcnt, sur ce qu'il vous regardoit d'un ail particulier, et qu'il avoit certaine extrémité d'amour pour vous qu'il n'avoit pas pour tous les autres. Voilà pourquoy c'est à vos yeux que je vtux s'écouler ma douleur en complaisant à la vostre, et remanier ceste playe à deroy fermée pour vous et saignante pour moy, qui en fais mon mal propre, et qui ne puis croire que personne ait plus de subjet que moy de te ressentir, comme jt fais; car, je sçay qu'il m'aymoit avec tendresse, ei, j'en ay tant de tesmoignages vrais, qu'il faudroit que j'eusse les entrailles de bronze et la poitrine dure ainsy que l'acier pour n'en estre pas émeu ou atteint d'un sensible et amer desplaistr.
Ce triste entretifA né m'empeschéra point potirtant et le propos au contraire me maine et me conduit à vous rendre les actions de grâces que je vous doys pour l'assistance, qu'il vous a pieu prcster au cavalier d'Hollande. Son mérite et une curiosité, de la sorte que la sienne esc, auroient toujours eu assez de pouvoir sur vous pour le traiter fort favorablement; mais la considération de vos amis par dessus cela vous a porté à l'obliger tout à fait avec eux.
C'est ceste même considération que vous avez pour ceux qui vous honorent, commt; je fab, qui vous fait dire du bien d'eux, comme vous en dites de moy, et vous souvenir de leurs interestz et de leurs plaisirs, maisme ainsy que vous vous estes souvenu des miens auprez du démon du levant, que vous roe mander s'estrc logé vers celuy du midy et par delà la zone torride, oii vostre courage, je m'asseure, affermi par vos connoissances naturelles et acquises, aura de la force assez pour vous faire passer.
Quand je sçauray son retour à Paris et l'enseigne de sa demeure, je luy escriray, et je pense que ce sera de remerciement et de conjouissances des di'Spouillcs qu'il a rapportées de delà les Alpes et les Apennins.
.. CabinM des Titres, Lettres adressées à d'Hozier, t.
302 APPBI9DICB.
Et VOUS, cependant, serez au delà des P}Tenées qui emporterez l'Andalousie, pour la conqueste de laquelle je vous laisse fiiire, afin que, tout seul, vous en ayez Thonneur, puisque Tunique advb et le premier dessein que j'ay eu pour elle est venu de vous seul.
Lorsque vous escrirez à MM. de Messirien, de Vieuchastel et Vymart, vous leur direz ce que vous sçavez de moy, qui ay le mesme désir d'avoir de leurs nouvelles, qu'ils ont d'ouïr parler de moy. Mais, quant au comte Alexandre, je suis ravy que vous vous soyez lié d'entretien avec luy, qui est bien, comme vous reconnoissez, un des gentilz cavaliers qui se puisse veoir de son aage et de sa naissance.
Je déplore fort généralement pour eux tous Testât de leurs afiaires; mais je me passionne particulièrement pour cest esprit qui n'a pas Temploy qu'il faudroit au rang que sa condition luy ordonne et que les qualités maismes du corps reprochent à sa fortune. Je vous suplie de luy faire par vostre première lettre mention de moy, es termes que vous sçavez que j'ay esté et que je suis. Je ne sçay par quelle addresse de Paris vous viennent ses lettres, si c'est tout droit que de Lyon elles arrivent chez vous, ou si elles passent par les mains de M. Compagnon, advocat en Parlement. M. du Franc-Meurier qui m'en a autrefois fait tenir quelques-unes de Thonon et à qui j'escrivys en mesme temps qu'à vous pour avoir part à celles que luy et sa femme reçoivent de ces quartiers là, car elle est mère de M. Quatrehomme, mon intime amy, qui sert au dit seigneur de gentilhomme.
Pour revanche de toutes vos nouvelles, vous n'aurez de moy que ce qu'on m'escrit de Provence du beau traitement que reçoit et du beau prospect dont jouit a Salon de Crau le prince Casimir de Pologne, dont la prise n'est autrement référée que en porte vostre Cassette.
Le bruit a sourdement couru quelques jours par ceste ville que M. de Longueville avoit eu du pire et que maisme il auroit esté blessé. Dieu veuille que ce prince ait plus de bonheur par de là la Bidassoa qu'il en a eu le long du Doubs.
Et sur ce souhait accompagné de mille et mille autres de succez pour nos amis, je finys de ma plume aussy bien que de mon papier en vous baisant les mains et à Mademoiselle, comme, Monsieur,
Vostre très humble et très affectionné serviteur.
Du Buisson.
De Rouen, chez M. Happedé, le 6« jour d'aoust i638.
Mandez par de çà, je vous supplie, le retour du Roy et si les frères de Valençay sont à Paris.
Cette lettre ayant été interrompue lors de la signature et datée par compagnie survenante, puis après fermée à la haste sans la regarder,
^, APPENDtCB, 303
j'ay esté contraint de la rouvrir pour y mettre la subscripiion et la date.
d'Hozier, gentilhomme {-à- vis de la Bolle royale
[Au dos est écrit :j A Monsieur, Monsieui de la chambre du Roy, rue de l'Arbre-Sec, v et du Très-bien-Venu, à Paris.
Pon, deux sob.
A Gode/roy*.
Monsieur, J'ai reçu vos mémoires qui sont à l'ordinaire, c'est-à-dire très judideu«. Il ne faut pourtant point poursuite vers les Médiateurs I moins les principales choses dt
reUscher, s'il vous plaît, d'aucune que nous obtenions sinon tout, au is demandes, puisque M. de Lonlirle gouvernement de M. de Bourque pour l'honneur seulement et
:nnin touchant cela et les rangs de : d'Egmont sont fort raisonnables;
gueville trouve bon d'il nonvillt, quand ce ne devroit non pour la jouissance.
Les avis<de M. le comlc de luy avec les autres ducs et ce vous y aurez, s'il vous plaît, tout égard.
J'escriray ta semaine prochaine à mondic sieur le comte de Hennin et à M. le CQmte dçchcz M. de Longu«vtlle, à qui je baise les mains, comme à M. Stenglin \
Je n'ay pas un moment de reste à présent et puis it faut que nous donnions ordre, pour les lettres que vous demandez du Roy, à ce qu'il y ait un article à part et exprCs pour M. de Bournonville.
Cependant )'ay eu d'une personne de très haute condition l'extrait d'un article couché dans le projet de la paix de Franceavec Espagne, qui est en ces propos tenu :
< De plus, la France fait instance, afin que le prince d'Espinoy, le I duc de Bournonville et le comte d'Egmont et autres subjects du roy « d'Espagne, « coupables « et lesquels se sont retirés en France, soient < restablis en leurs honneurs et dignités. >
On trouve le mot de coupables (on rude, et que ce soit la France qui le porte et le souffre. Pour moy, je doubte fort que cela soit tout à fait authentique; ou bien il faut que ce soit un grossier esboschement des choses. Vous en pourriez faire part à M. le comte d'Hennin avec préface, comme j'ay dit que je lui eserîray la semaine prochaine,
I , Bibliothèque de l'InstituL — Fonds Godefroy. Portefeuille a^î, piâce n- 39Q.
z. Plénipotentiaire de Francfort au congrès de Munster.
n'a3rmnt, pour cette heare, k kxszr que éTmdbewtr ce mot qui est pour TOUS assurer que îe s;ixs.
Monsieur.
Vostre très hombk et très afiectioiiiié serritear.
Du Binssoif •
J*ay receu tontes les lettres îoxntes à tos mémoires. Puisque MM. d'HoIlacdc ne veuicct pas comprendre en leur traité M. de BournonTille, au moins cosae médiateurs, ils doivent fiyoriser les intérests et particulièrement la rescitutioa de Tamise ou Temsche â laquelle même ils ont intérest a cause de Halst. Et c'est a quoi vos soins, représentations et remonstranœs iront s'il tous plaît dorena- Tant.
Paris, i»fcTTier 1647.
[Adresse] : ~ Monsieur de Godefiror, conseiller du Roy en ses conseils et de l'ambassade de Sa M^esté pour la paii générak a Munster.
État des comhissairrs désignés par i.e Parlement pour le logement DES GENS DE GUERRE DANS LES FAUBOURGS PENDANT LE BLOCUS
DE Paris.
Janvier 1649 '.
Ce jour toutes les chambres réunies pour pourvoir aux logemens des gens de guerre pour la deffense de la ville de Paris à ce qu'ils soient logés dans les fauxbourgs, payant leur despeQSi.% que les levées soient incessamment faicies et avoir l'œil à tout, t't que police soit exacteraent faicie et gardée, en sorte qu'il ne soii faict aucune violence et que les habitans n'en soient incoromodei, a commis et commet les coascillers de ladite cour cy après nommez. Sç.voir :
Pour le fauxbourg Saint-Antoine ^ : — M* Edouard Grangin, M' Claude Aubry et M" Jacques Pelletier.
Pour le fauxbourg Saint-Martin: — M" HugucsGrosseleau, M" Pierre Broussel, des Requestes et M" François de Macbault.
Pour le fauxbourg Saint-Denis ; — M" Claude Foucault et M° Caillot Mandat.
Pour le fauxbourg Saint-Honoré : — M* Jacques Camus et M* Mathurin Maibranche.
Pour le fauxbourg Saint-Germain : — M'Charles Brisariet H» imbert de Sève.
Pour L' fauxbourg Saint-Jacques : — M° Charles de la Nauve et M' Jacques du Tillet, de la quatriesme.
Et pour le fauxbourg Saint- Victor ; — M* Charles Perrot et M' Jean du Bois.
Et ce qui sera par lesdias conseillers fait et ordonné, exécuté nonobstant oppositions ou appellations quelconques faictes et à faire.