‹ Journal des guerres civiles de Dubuisson-Aubenay, 1648-1652Chapitre 3 sur 120 · AVANT-PROPOS. VI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VI

lettres de Mazarîn, celle du roi à la ville de Béthune et celle par laquelle Gaston d'Orléans s'adresse à Mongobert dans des lerines d'une vivacité qui indiijue à quel éiat de trouble et d'exaspération l'oncle du roi était arrivé dans les premiers jours de i652.

A ces lettres, extraites du fonds dAumont-Mazarin, l'une des plus précieuses séries des Archives de Monaco, j'ai joint un autre document tiré du fonds Matignon des mêmes archives; c'est une lettre écrite, le 3o mars i652, par Anne d'Autriche à M. de Matignon, lettre qui, rapprochée du texte du Journal a la même date, montre la sûreté et la précision des informations de Dubuisson sur les détails les plus inaperçus et les plus confidentiels.

A ce point de vue, du reste, le second volume est plein de détails qui montrent avec quel soin l'auteur du Journal recueillait les renseignements qui pouvaient lui être de quelque milité. Il ne taut pas oublier qu'il éiaii tombé malade ù l'époque même ob commence ce second volume, et qu'il dut souvent se servir de se* amis pour poursuivre son recueil; à ce titre, les notes supplémentaires qui sont insérées du 3 au i3 avril i65i (pages 47 et suiv,} sont le plus curieux spécimen de ce genre d'aides dont II s'entourait et qui, dans ce cas particulier, paraît avoir été son ancien patron Jean d'Estampes Valençay. A ce titre aussi, je dois faire remarquer le court billet, écrit dans une forme si vive, relatifaux affaires d'Orléans, et que j'ai pu restituer à son auteur, la célèbre madame Cornue!, dont cette pièce serait la seconde lettre connue'.

J'ai enfin apporté les soins les plus attentifs à la rédaction de la table alphabétique. Je le devais d'autant plus, que, m'étant presque complètement abstenu de notes dans le cours du Journal, je devais placer dans cette table les éclaircissements nécessaires sur les personnages cités; c'est ce que je me suis efforcé de faire en identifiant un grand nombre, de noms; et je manquerais à

1. M. Paulin Paris, dans la EGute lettre que n de SourdU, tome V, page 1^9.

n de Tallemant des Rfaux, » publié jusqu'à présent, adressée au marquï»

Viij AVANT-PROPOS.

un devoir de gratitude si je ne remerciais M. de Boislisle et mon excellent confrère Paul Guérin du précieux concours que j'ai reçu d^eux à cette occasion.

J'ai relevé dans cette table la plupart des errata qui mutaient échappés dans l'impression des noms, en sorte que le lecteur peut trouver l'explication des erreurs dont il serait frappé, en recourant du texte à cette table. Quelques-unes ont de l'importance ; je ne citerai que celle relative au baron de Clinchamp, général des troupes lorraines, que tous les érudits^ depuis Moreaù, dans ses Ma\arinades^ et à sa suite, ont identifié avec Bernardin de Bourqueville, seigneur de Clinchant. Or, le petit Clinchant dont Tallemant a donné l'historiette, étant mort dès le commencement de 1649^ ^^ P^"^ ^^^^ l'aventurier lorrain. J'avais suivi dans une des rares notes que je me suis permises la version accréditée; j'ai signalé Terreur à la table aussi bien qu'à Verrata. Pour un certain nombre d'autres identifications, venant corriger celles des historiens et des commentateurs qui ont précédé cette publication, je laisse aux lecteurs^ que ce genre d'études intéresse, le soin d'en juger par eux-mêmes l'étendue et l'importance.

I . Voy. Tallemant des Réaux, édition Paulin Paris, tome VI, page i iS, et répitaphe du petit Clinchant ^ publiée dans les notes de Thistoriette par M. Paulin Paris, page 119.

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