I . On ne peut lire que Nester ou Vester à l'original
ont quartier en Picardie. — Et vous conjurant de m'aymer tous jours, je TOUS seray très obligé si tous prenez la peine d'asseurer madame la maréchalle de mon très humble senrice. Je vous prie de £ûre tenir la lettre cy joincte à M. d'Estrades ^
Mtfftfrtii OM maréchal d'Aumomt.
Monsieur, j'ay esté très ayse de recepvoir de voz nouvelles par le sieur d'Allembon, comme aussy de tout ce qui se passe sur la frontière. L'entrée des ennemis dans le Ro3raume est de telle importance que je ne doubte pas que vous ne vous applicquiez^ avec vostre zèle et chaleur ordinaire pour le service du Roy, à faire valoir tous les moyens qui TOUS restent, soit par le moyen de la noblesse du pays et des communes pour les empescher. ce que je m'asseure que M. d'Elhtuf amtribuera tout de son costé. Je ne vous diray pas davantage, parceque vous sçavez comme moi Timportance de cette afifaire, et que je suis très persuadé que vous mettrez en pratique tout ce que vostre pouvoir et le crédit que vous avez dans la province vous pourra fournir.
J'ai fait ex|>édier et mettre entre les mains dudit sieur d'Allambon tous les ordres que vous mavés demandé pour les régiments de Cimetière et de Ravenel ; et, sur ce dernier, je vous conjure de bien considérer qu'il y a grand danger que les cavalliers ne vous quittent et ne retournent trouver leur premier colonnel quand ils seront en liberté, et il n'y a icy aucun officier de troupes qui ne soit de cet advis et qui ne juge plus à propos de prendre les chevaux et pistollets des cavalliers et les licentier ; le Roy s'en remet entièrement à vous pour îam ce que vous estimerez le meilleur. Je fais aussy donner la commission pour une compagnie franche audit sieur d'Allambon et j^escris à M. le Surintendant, qui est â Tours, de luy donner une assignation sur Teslection de Beauvais. Je vous envoie aussv le brevet de marechai de camp pour le sieur de Colomberg et je me remetz â M. Le Tellier pour ce qui r^arde le pain de munition des places. Je suis, Monsieur, Vostre très affectionné et véritable serviteur,
Le Cardinal Mazariky'.
A Saumur, ce 14 febvrier lôSa.
[Au dos est écrit :] — A Monteur, Monsieur lé mareschal d'Aumont, général de Tannée du Roy en Flandres.
1. Signature et post-scriptum auK^raphes. Cf. Journal des Guerres Civiles^ V II, pages 161 et 170. — Archsvet du palais de Mcmaco; Ibidem,
2. Le paMage en italique est autographe. — Arcbiret du palai» de M<>naco; Ibidem.
366 APnoiDiCB.
Ma^arin au maréchal éTAunumt.
Monsieur, j*ay reccu vos deux lettres du xi* de ce mois et celle que M. de La Tour vous avoit cscrite, que je vous renvoyé. Sa Majesté a approuve tout ce que vous avcs fiait pour la sûreté de Béthune et a tesraoigné autant de rcconnoissance que de satisfaction du zèle avec lequel vous allez au devant de tout ce qui regarde le bien de son service. Elle sçait aussy beaucoup de gré à M. de Montgobert et aux gardes Elscossoises de la conduite qu'ilz ont tenue en cette rencontre ; elle le leur fait connoistre par la lettre qu'elle leur escrit sur ce sujet, en attendant qu'elle ayt occasion de le faire plus solidement. On vous donnera toutes les assistances possibles pour vous opposer aux desseings des ennemis. Et, me remettant là dessus à la dépesche de M. Le TcUicr et à la vive voix de ce gentilhomme, je demeure, Monsieur, Vostre très affectionne et très véritable serviteur,
Lk Cardinal Mazarint^.
A Saumur, le 19» febvrier i65a.
Ma^arin au maréchal d'Aumant.
Monsieur, je suis très aise d'avoir prévenu vostre désir par les ordres du Roy que je vous ay fait envoyer, de vous en retourner à la frontière pour vous opposer a ce que les ennemis y voudroient entreprendre. L'on est icy très persuadé que vous avez fait tout ce qui cstoit dans la possibilité pour empeschcr le passage de ceux qui sont venus en deçà. L'on se prépare à les aller chercher et il y a tout sujet d'espérer qu'ilz ne s'en trouveront pas bons marchands. Cependant, comme Sa Majesté retient M. le comte Broglio pour la servir en ces quartiers cy et que cela Tempesche de pouvoir retourner à la Bassée, je vous conjure, et pour le service du Roy et pour l'amour de moy, ledict comte estant, comme vous sçavez, de mes meilleurs amys, de vouloir prendre un soing particulier de sa place et de l'assister en cas que vous s^eussicz que les ennemis eussent quelque pensée de ce costé là. Sur ce je demeure, Monsieur, Vostre très affectionne et très véritable serviteur.
Le Cardinal Maxariny.
A Blois, le i7« mars 1052^.
1. Signature autographe. — Archives du palais de Monaco; Ibidem.
2. Signature autographe. — Archives du palais de Monaco; Ibidem.
Antte d'Autriche à M. de Matipion'.
Monsieur de Matignon, je suis si bien persuadée que vous ne manquerez jamais à vosire parolle ny S la fidélité qui est dcue au Roy, que je n'ay p;is attendu que vosire lettr-; mt fust rendue pour croire ce que vou^ m'en avez escrit. Mais si j'ay cette opinion-là de vous, vous me devez celte justice en eschange, d'estre persuadé de la mesme fasson de la continuation de la bonne volonté que je vousay promise et croire que ce sera avec grand'joye que je profiiltcray de toutes les occasions qui se présenteront de vous en donner des marques effectives. C'est aussy de quoy j'ay été bien aise de vous asseurer encore de nouveau par cette lettre que je finis en priant Dieu qu'il vous ayt, Monsieur de Matignon, en sa sainte garde. Escrit à Sully, le 3o° mars i65i.
Anne.
[Au dos est écrit :]
Monsieur de Matignon, lieutenant général pour le Roy Monsieur mon Fils en Normandie.
Majarin au maréchal d'Aumont.
Monsieur, je vous suis obligé de ce que vous m'escrivés sur la hlesseure de mon neveu. Elle s'est trouvée mortelle et il ne luy rusie plus que trois ou quatre jours;') vivre. Vous pouvez juger sï cette perte m'est Sfosible, et je croy que vous en serez touché, non seulement par l'amitié que vous avez pour moy, mais parce que monsieur vostrc fils et luy en avoient lié une très cstroite. Ce sont des coups qu'il faut recevoir de la main de Dieu avec résignation. Ce qui me console le plus c'est qu'il meurt pour le service du Roy-
On a donné ordre pour tout ce que M. de Villequier a demandé de vostre part et je n'uublieray rien pour vous servir toujours de plus en plus en toutes les choses qui pourront contribuer à vostre satisfaction. Je me remets à luy pour toutes nos nouvelles. Je ne doute point que vous n'ayez assemblé le plus de monde que vous aurés pu pour former des obstacles aux desseings des ennemb.
[. A la date du ii mars i6^i, Dubuisaon-Aubensy rappone le bruii dtpiit lequel 1e marquis de Bi^uvron et M. de Matignon auraient reçu des brevet» de ducs ; rivénemeni ne vérilia pas l'exactitude de ce bruîl qui était cependant basé sur Ici dispositions tri» favorable» de la cour i cette époque en faveur de ces deuï seigneur». La lettre ci-iuinie se rappone à ces bruiit. U ligoaiure est autographe. — Archives du palais de Monaco; Titre* de Matignon ; Utires des Rois et Reiaet.
368 APPBNblCB.
L'on a résolu le secours de Dunkerque et, pour cet effet, on y envoyé toute Tarmée navale. Je vous prie de vostre costé de voir si nous pourrions faire préparer à Bologne du mouton, de la vache, du fromage, un peu de vin et ce qu'il fiiut pour foire de la bière et de me mander quelle despease il faudroit fiiire pour cela. Cependant je demeure,
Monsieur, Vostre très affectionné et très véritable serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
A Saint-Denis, le i3* juillet iGSa.
Je me remets sur touttes choses à monsieur vostre fils, luy en ayant parlé avec une entière ouverture de cœur. Il est fort affligé de l'état où il laisse mon neveu et avec raison, puisqu'il y avoit une dernière amitié entr'eux. Il faut se rassiner à la volonté de Dieu *.
1 . Signature et post-scriptum autographes. — Archives du palais de Monaco; Fonds d'Aumont : Papiers d'Antoine l**,duc d'Aumont.