‹ Journal des guerres civiles de Dubuisson-Aubenay, 1648-1652Chapitre 64 sur 120 · Le nom est resté en blanc à Toriginal · texte numérisé non relu

Le nom est resté en blanc à Toriginal

3. Cf. Journal des guerres civiles, t; II, p. i6i. — Archives de Monaco; — Ibidem.

Gaston, duc d'Orléans, à Mongobert. lieulenam au gouvernement de Béthune.

Monsieur de Mongobert, la lettre que vous avei escrite au sieur comte d'Hoslelï, par laquelle vous luyfaictessçavoir que vous attendez les ordres du marcschal d'Aumoni pour le recevoir dans Bétune, m'a doQn<î d'autant plus d'estoanement que je ne vous eusse jamais cru capable d'une ingratitude si exiraordinaire. C'est ce qui m'a obligé de vous dtipescher ce courrier pour vous dire que, si ceux qut vous y ont portii vous ont persuadez, à leur exemple, de préférer l'interesi à l'honneur, il est temps encore de réparer la chose et de pri- venir la honte que vous recevrez, si vous en usez autrement. Voui I pouvez bien croire que, si vous persistez dans vosire prcmierdessein, l'en auray un tel resseniiment, qu'il n'y a rien que je ne fasse pour vous imprimer les marques de mon indignation et pour faire concevoir aus autres de l'horreur de tomber dans une infidélité pareille à la vostre. Je suis,

Monsieur de Mongobert,

Vostre bien bon amy, Gaston.

De Paris, ce xi* de febvrier i65a.

[Au dos est écrit :] — A monsieur de Mongobert, mon conseiller ei premier chambellan d'afTaim, lieutenant au gouvernement de Béthune'.

Ma^arin au maréchal d'Aumont.

Monsieur, je n'ay pas moins de confusion que de ressentiment dc tant de marques obligeantes que vous me donnez en toutes rencontre* de votre amitié. Aussi vous puis-je asseurer que j'aurai une joie eitrème quand je pourrai vous donner de nouvelles preuves de k mienne. Vous sçavez les engagements que l'on a avec M. de Mondejeux, depuis longtemps, pour le gouvernement d'Arras, qu'il avoil permission de récompenser; et aussitôt que le bruit a couru icy de la monde M- de la Tour, la Reyne s'est souvenue de luy ; et ainsi, quand le cas seroit arrivé, je me serois trouvé dans l'impuissance de vous y servir, comme j'aurob faict de tout mon conir tans cet obstacle. Jo croy que, M. de la Tour se portant mieux, M. d'Elbeuf aura jugé à propos de s'en revenir pour ne l'allarmer pus. Four ce qui est du

I. Cr Soutcripiioa et »lgnaiure autogrspbe*. — Arthivci du paUi» dt Monaco; Ibidem. — Alcxanilre J-r Joyeuac, «cigneur de Monigobcrl, '" tenant du gouvemenicnt de Béthune, bailly de Len*, mourut stns enbiiM , de Marie de Fontaine, qu'il avait épmuéa le 6 ttvrler léJg.

régiment de * et des autres qui ont quitté et de vous fortifier de

nouvelles troupes, je me remets à ce que M. Le Tellier vous en mandera et je suis persuadé autant que vous que plus les corps qui sont soubz vostre nom seront bons, plus le service du Roy en recevra d'advantagc puisque vous êtes incapable d'y jamais manquer. Je par- Icray fortement à M*^ des finances pour bien asseurer le fond du pain de munition, de sorte que les munitionnaires n'ayent aucun prétexte de manquer à la fourniture. Mais je vous advoue que la nécessité est si grande qu'on ne sçait où donner de la teste. Je vous remercie de ce que vous me mandez de M. de Puységur; je le feray remercier de la manière dont il a servi. Je vous conjure de donnera M. d'Estrades toutes les assistances qui dépendront de vous pour Dunkerque.

En me remettant du surplus à la dépesche de M. Le Tellier et a la vive voix de cet officier, je demeure Monsieur, Votre très affectionné et très véritable serviteur,

Le Cardinal Maxariny.

A Saumur, les i3* febvrier i652.

Je crois que ce sera M. de Manicamps qui vous donnera cette lettre ; et, étant informé de touttes choses, je me remets à sa vive voix. Il y a apparense que le corps que les ennemis ont résolu de faire entrer en France par la Picardie, aura à présent comencé sa marche et que vous, de concert avec M . le maréchal de la Ferté, n'aurez rien oublié pour lui donner des embaras, quoyque je sache fort bien le peu de monde que vous avés et que je ne doute point que les enemis, pour f;ivoriscr l'entrée dudit corps, ils n'ayent fait quelque diversion du costé de la mer et dans le Bolcnois; mais en ce cas j'espère que vous aurés laissé quelqu'un en ce pays-là pour empêcher les courses, faisant prendre les armes aux habitants et que vous vous serez avansé avec le monde que aurez pu ramasser pour faire le plus d'obstacle aux ennemis qui vous aura esté possible. J'espère aussy que monsieur le duc d'Elbcuf aura fortifié les troupes du Roy en faisant prendre les armes aux paisans de la frontière et particulièrement du costé de Péronne et de la Tiérache ; et que la bonne intelligence qui est entre vous produira des elfects avantageux au service du Roy en ce rencontre.

Le roy s'en ira vers Orléans après avoir donné ordre à la sédition que M. de Rohan a faicte dans la ville d'Angers; et, comme cela, en nous approchant plus de la frontière, on pourra mieux y envoyer les asistences nécessaires. Je travaille à trouver un fond capable de remonter au moins les cavaliers démontés qui sont dans les régiments qui

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