OPINION
DO GOUMOBL COMMANDANT LE GÉNIE ET DES OFFICIERS EM- PLOYÉS SODS SES ORDRES AU QUARTIER gCnÉRAL, SUR LA FOSSIBairf DE DONNER UN NOUVEL ASSAUT A LA PLACE DE GIRONNE, DANS L'ÉTAT OU SE TROUVENT LES ATTAQUES AINSI QUE LES DÉFENSES.
Pour pouvoir idonner ras9aat à ime place, il est nécessaire :
1** Que les brèches soient praticabl^8;
3* Qae les feux d'artillerie soient .éteints^ autant que possible ;
3* Que les troupes puissent airiver à couvert au pied des brèches et 3'y formerv et que des établissements d'attaque d'un développement proportionné aux défenses, puissent les soutenir et les protéger : si ces différentes circonstances ne se trouvent pas réunies, autant que les localités le comportent, on peut en regarder la réussite CGOune impossible.
Si l'on veut appliquer ces principes à l'état actuel où se trouvent les attaqu^s et l^s défenses de Gironne, on verra :
i« Qu'il est notoire qu'aucune des quatre brèches, qui existent dans la partie de l'enceipte, depuis la tour Gironelle jusqu'à la porte de France, n'est praticable ; soit par ia roideur de leurs talus , soit patce que étant adossées à des revêtements qui, ayant été battus trop haut, n'ont pu
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être détruits jusqu'à leurs bases et laissent des ressauts de huit, dix, douze et quinze pieds à franchir pour pai^ venir dans la place, en supposant qu'on pût gravir jusqu'à leurs sommets. La deuxième brèche, au-dessous de la caserne des Allemands^ qui, vue de face, parait acce&* siUe et suffisamment praticable, partage avec les antres cet inconvénient, ainsi qu'on peut s'en assurer en l'euminant, par derrière, de la hauteur de Palau;
2* L'assaut donné hier a fait voir qu'il existe encore cinq pièces de flancs ; savoir : deux à la tour GironeDe , une au flanc du bastion San Christoval et deux vers la porte Saint-Pierre, indépeudanmient de deux pièces sur la plate-forme de la cathédrale qui, ainsi que le Calvaire, le Connétable, la redoute du chapitre et celle de la ville, tirent sur les approches;
3* Les établissements d'attaque se trouvant sur la rive gauche du Oalligan et l'escarpement de la rive droite qui enveloppe le front des brèches étant impraticable, on ne peut parvenir à leur pied qu'en passant par Saint-Daniel qui en est distant de plus de deux cents toises et d'où l'on ne peut déboucher que par un seul chemin, presque toujours vu du Calvaire, de la redoute du chapitre, de h plate-forme de la cathédrale et de la longue courtine Saint-Pierre que rien ne contre-baL Au pied des brèches, l'espace très-resserré et embarrassé encore par des décombres qui, dans plusieurs endroits, atteignent la cr^te de l'escarpement, ne permet pas de se former convenablement pour en gravir les talus en ordre et en forces :
est à couvert par aucun épaulement, par aucun , du terrain, de l'action des feux de flancs, et les iments d'attaque les plus rapprochés, se trouvent
des brèches de plus de cent cinquante toises : tu de mousqueterie ne peut favoriser ni protéger liants, car on ne doit pas tenir compte d'un bout inement dirigé sur la brèche de la courtine de ucie qui, d'ailleurs, n'a point d'action sur les rèches. Quant aux batteries distribuées sur l'atles sont vues du Calvaire, du Connétable, de la de la ville, de celle du chapitre, du bastion de hi France et des quatre premiers bastions du Meri avant et pendant l'assaut d'hier , ont constami sur elles et qui, en les occupant, atténuaient nélent leur effet.
les brèches n'étant pas praticables , les feux de ftant pas éteints, aucun cheminement ne condu^ )uvert, les troupes au pied des brèches et aucun nent d'attaque ne les protégeant^ à la distance il est évident qu'on doit regarder l'assaut comme ible. L'issue de celui d'hier, qui n'a pas réussi, es troupes s'y soient portées avec ardeur à trois liffërentes, vient à l'appui de cette assertion.
Au quartier général de ForoéUs, le SO septembre 4S09.
f de bataillon du génie. Signé : Tournàdre, aine. e capitaine du génie, Signé : Mitfknh.
Le colonel du génie^ Signé i^ Diakous.
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LETTRE