DU GÉNÉRAL PINO AU GÉNÉRAL GOUVION SAUT-CYR
€asa de la Mf, le 33 septeabie 4iM.
Votre Excellence veut bien mettre bous mes ordres le reste des troupes italiennes faisant partie d^ la division du général Lechi,
Il est de mon devoiri Monseigneur, ao nom des chefs des corps, de réclamer votre justice en faveur de ces débris de corps qui furent chargés, le 19, de fisûre une fausse attaque sur la brèche de Sainte-Lucie.
Il parait qu'on prétend attribuer au manque d'énergie de la troupe, en général, la non-réussite de l'a^saou
Le commandant des troupes de la division Lechi fut chargé d'une fausse attaque, sans autres instructions. Le colonel Foresti, du cinquième de ligne^ à la tète de la colonne, s'est jeté jusqu'au pied delà brèche de Sainte-Lacie, malgré que la troupe fût écrasée par la mitraille et par la mousqueterie des maisons et de l'église.
Le mur présentait encore douze à quinze pieds d'élévation ; ainsi, sans échelles, il était impossible de tenter, môme un coup hardi, et cela sans ordres.
Le colonel Foresti a ordonné sa retraite lorsque les autres colonnes, qui durent trouver presque les mêmes obstacles, commencèrent la leur.
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)lone) Foresti a été morteUement blessé au pied de be, ainsi que tous les officiers de vélites, da cinde ligne et des Napolitains, qui le furent plos on rriévement.
colonne a donc montré la pins grande valeor et,
intrépidité, a dépassé les limites de ce qoi lui
escrit. D'après tons les antres rapports que j'ai
parait qne les antres brèches étaient anssi impra-
général Fontane qni, de sa position, ae trouvait à le bien observer tontes les attaques, m'a mandé, le 1 9, que les tronpes s'étaient présentées avec le plus onrage ; mais qne les obstacles des forts et de la la fusillade des maisons rendirent sans effet tons brts. Tel a été l'avis de plusieurs officiers iiitelli- 1 bataillon du quatrième de ligne qui se trouvaient là^ d'après vos ordres, au Monjuich.
Excellence anra donc la bonté de faire rendre lu néritée aux braves Italiens et, de mon côté, j'ai* la reddition de la place pour demander des récom- >onr ces braves qui se sont si bien distingués.
lonneur, etc.
Signe : Pino.
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I^AILS lEXAlQCABLES
M Là GUAIEOSE ACnOB K 19 SDIDU 18W U»S K
L'ASSirr UTis pak ubs rmi^cAB a la tuib di enainiE.
(Tiré* du MéMote ynirifig éi âÉgc 4t ceac place, «cric far don Fnaçw Kiero ^'i i iiîrtfi, tÔMi iiihirp).
Vers trois heures et demie de raprès-oidi, le commandatitrgënërtl reçoit oo rapport de k garde dn docherde U cathédrale, qui l'avertit que des troapes françaises descendent dn Monjoich et s avancent sur Saint-Daniel. Un autre rapport dn châteaa dn Connâahle annonce U même nouvelle confirmée aussitôt par nn mis srmhhhie de celni des capucins. L'ennemi vient dn Monjnich, et marche drmt sur les brèches : on voit heancoi^ de soldats qni avortant des outilM et instruments de sape.
La cathédrale sonne le tocsin (soamiBi), la générale avertit du danger, et bientôt le bruit de l'attaque, des cloches et des tambours se mêle à celui de l'artiHerie et de U mousqueterie. Tout fut l'ouvrage de qndqnes 'wsr tants ; car Tennemi s'étant déjà préparé dans la mût à Hftint«Daniel, au Monjuich et dans les environs (positioiis toutes également rapprochées de la place), et voulant d'ailleurs surprendre les points qu'il avait en vue , ne fnt
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ôt sorti de ses lignes, qu'il était déjà arrÎTé à la
n de ces vaillants et farouches guerriers français, mnoncer par son ardeur et la rapidité avec la-
accourt, avoir juré d'entrer le premier dans la ine audace extraordinaire et la vigueur du prein en poussent quelques-uns, qui sans doute léjà fait le sacrifice de leur vie, au milieu du ter-
des assiégés, jusque dans la première cour du des Allemands, tombé en ruine. Cet effort de la ces hommes, avait quelque chose de surnaturel. 1 de nos soldats allaient se précipiter sur eux; ils u moment d'être exterminés par les braves du
d'Ultonia ; mais l'artillerie ennemie renverse sur lorme pan de muraille qui les ensevelit avec plus nôtres : ainsi notre tâche est diminuée d'autant. Qtageuxpour nous que l'ennemi, voulant profiter lire du terrain qu'il occupait, continuflt de tirer
brèche, même pendant l'attaque, au lieu de dicoups plus haut ; s'il avait pris ce dernier parti, lions souffert davantage, et ses boulets auraient dessus de la tête de ses soldats, qui n'en auraient altraités.
iforts arrivent à temps; malgré l'adresse etl'obsles assaillants, nous voyons avec une joie inextourner le dos aux restes de la première division . présentée. La brèche et les glacis sont couverts es et de mourants.
i42 PIÈCES
Cet lieoreux commencement de victoiref ranime in» braves ; l'hoimear de nos armes, les joors de tant de hëros guerriers et citoyens, sont déjà sauvés une fois. Mais à peine nons livrions-nons à la joie d'avoir repoussé des ennemis aussi nombreux, anssi teiribles^ qne des lîn^ ces nouvelles acconrorent ponr les venger. Les Français, déterminés à vaincre, s'élancent snr les corps de leois compagnons, se flattent de trouver des ennemis déjà fiiti* gués, et espèrent obtenir le triomphe : ils ont tontes sortes d'avantages, des armes en bon état , une ardeur mis* saute, et la soif de la vengeance.
Un tourbillon de feu couvre la brèche et la caserne nunée des Allemands : Tartillerie tonne ; notre commandantgénéral vole de danger en danger : il est partout, donnant des ordres, et ranimant le courage de nos défenseurs; par son exemple il leur fait nn devoir de conserver la palme de la victoire. Ds sont dignes de celle quils vont remporter.
Le terrible combat s'engage de plus en plus ; la dorée ne fait qu'en augmenter l'acharnement; le sort hésite: on voit au travers des nuages de iîimée, des milliers de cadavres ennemis étendus sur la vaste brèche et sor le terrain environnant; beaucoup de soldats français recnleut, s'éloignent ou frappés de terreur ou converts de blessures ; mais un nombre plus considérable encore vient remplacer les blessés et les fuyards et les morts. L'affreuse lutte devient plus obstinée ; le bruit des cloches, lis cris des mourants, l'explosion des bombes, des grenades,
. JUSTÎFÎCATTVES. ^A'i
es de toute espèce, tout »e réunit pour mettre le k rhorreur de cette journée^ si mémorable pour le Gironne. Enfin les ennemis sont heureusement is ; ceux qui, marchant sur ies traces de leurs camarades , leur disputaient la gloire de s'avanremierSy se voient également forcés à imiter leur parce que le dieu des armées bénit dans cette les guerriers de Gironne , et veut les couronner irs.