COPIE
ppart fait à l'Empereur par le ministre de la guerre, en date du 28 octobre 1809.
! Majesté m'a ordonné de lui présenter un rapport conduite du général Gouvion Saint-Gyr, relativela manière dont il a quitté le corps d'armée qu'il ndait en Catalogne. J'aurai l'honneur de rappeler
Majesté que , dès le 29 juin dernier, ce général écrite pour solliciter la permission de se rendre
ix, sa santé exigeant absolument quelque repos et
lagements. Mon rapport du 12 juillet rendit compte
emande à Votre Majesté. Peu de jours après , je
18 nouvelle lettre de ce général en date du lOjuil-
16 mandait qu'il était trop malade pour pouvoir
;r ses services, et qu'après ]a prise de Gironne,
oyait alors très-prochaine, il serait forcé de quit-
lée et de remettre le commandement au plus an-
léralde division, si on ne lui envoyait pas d'autres
11 joignit À sa lettre une attestation très-détaillée
X de sa santé, signée des médecins en chef de
et autres. Je transmis le tout à Votre Majesté par
>port du 22 juillet, et ce fut en réponse que je
reçus des ordres à ce sujet, sous la date de Schoeiibnuin, le 29 juillet ; cet ordre portait que k général Saâu^^ w devait point quitter Vannée avant çu'il eût éié remplacé par le duc de Castiglione. Toutefois Votre Majesté ajoutait à sa dépêche un postscriptum^ portant ce qui suit :
« Si cependant la maladie du général Saint-€yT était a telle qu'il dût quitter, il rétablira, avant, la communi- « cation avec Barcelonne, et laissera le commandement «du corps d'armée au général Duhesme. »
Je ne manquai pas de faire connaître au général Saint- Cyr les intentions de Votre Majesté ; et j'y joignis des considérations pour l'engager à se surmonter autant que possible, en employant tous ses efforts à conduire jusqu'au bout l'entreprise qull avait commencée.
La 15 septembre* le général Saint-Cyr m'écrivit qu'il attendait avec la plus vive impatience l'airivée du marechai, tant parce que sa santé lui donnait un besoin extrême de repos, que par le peu de bien qu'il pouvait opérer encore dans sa situation.
Le 24 septembre, le général Saint-Cyr m'informa do départ du général Verdier pour Perpignan, et de Tétat où il laissait les choses. Le 28, il m'écrivit encore que k plus essentiel, en ce moment, était d'assurer la subsistance de ses troupes, et qu'il avait envoyé son ordonna* leur en chef à Perpignan afin d'y pourvoir ; mais conune il se trouvait de grands obstacles à vaincre pour rempIL* cet objet , le frt^noral Sainl-Cyr m'annonçait le proje: kW se lendio lui-même à Perpignan, persuadé qu'il n*a-
longtemps rien à craindre de Tennemi, et comp- )lanir par sa présence les principales difficultés •uvait son ordonnateur. Enfin , sous la date du re, il me mande qu'il était arrivé à Perpignan, le le voyage avait aggravé ses maux, et qu'il était tant hors d'état de servir plus longtemps; ce qu'il t par un nouveau certificat des gens de l'art ; j'ai ompte à Votre Majesté de cette circonstance par }port du 8 octobre. Le général Saini-Cyr me man- :ctte occasion^ que le maréchal duc de Castigllone, ftabli, irait prendre le commandement du sep- >rps, et qu'il lui envoyait son chef d'état-major mare ses ordres. Le duc de Gastiglione m'écrivit le 9 courant, qu'il partait, le lendemain 10, pour e à l'armée ; et que le général Saint*Cyr lui man- Perpignan, du 4, qu'il quittait cette ville pour ;n France, ne pouvant plus différer d'aller prendre repos, et de soigner sa santé délabrée. Monrap- 16 a fait connaître ces détails à Votre Majesté, dlleurs vu successivement toutes les pièces relaelte affaire. Elle aura pu remarquer que, pendant trois mois, le général Saint-Gyr a constamment la permission de quitter l'armée ; qu'il n'y est le par nécessité , et dans l'espérance, toujours e voir arriver son successeur; qu'enfin il a quitté moment où le besoin de sa présence était moins 5l où il a pu se rendre encore utile à ses troupes fanant. Toutes ces circonstances se trouvent éla-
548 PiicES
blies et constatées par la correspondance citée, dont j*ai
transmis dans le temps à Votre Majesté toutes les pièces
avec mes rapports.
Il résulte, en dernière analyse, de Texposé ci-dessos»
que le général Gouvion Saint-Gyr, en venant à Perpignan,
n'a point manifesté le dessein de quitter l'armée, mais
seulement d'y pourvoir à ses besoins ; que la fatigue da
voyage semblerait avoir aggravé ses maux, et l'avoir zni$
dans rimpossibilité de rejoindre; mais qu'enfin il s'est permis de partir de Perpignan sans aucune autorisation,
et qu'il s'est borné à annoncer au maréchal duc de Castiglione^ par sa lettre du 4 octobre, qu'il quittait Perpignan pour rentrer en France; il parait môme qu'il n'a point attendu la réponse du maréchal, qui s'est vu obligé de partir, le 10, pour se rendre à l'armée, quoiqu'il ne fût pas encore entièrement guéri.
Cette conduite du général Saint-Cyr m'a engagé à lai dépécher un de mes aides de camp, avec l'ordre de s'arrêter à Chartres, ou dans la ville la plus prochaine du lieu où il le trouvera, et d'y attendre les ordres qu'il plaira a Votre Majesté de lui faire transmettre.