I. Notes concernant M. Le Monnier^^I
Guillaume Le Monnier, né en Normandie ^^\ en i 7 1 5 ^*\ fils de Guillaume Le Monnier, professeur de physique et d astronomie à Paris ^^\ étudia la médecine à Paris, où il fut reçu à la Faculté en 1 7 36; fut pendant trois ans médecin de la paroisse de Saint-Germain-fAuxerrois, bientôt après nommé par le Roi médecin en chef de Thôpital de la Charité de Saint-Germain en Laye. A peine y fut-il amvé (en 1 ^Sg), quil rangea suivant le système de Linné toutes les plantes du jardin de Richard, jardinier fleuriste. Il fut secondé par M. de Buflbn, qui lui procura toutes les plantes nécessaires pour compléter le jardin de Richard. Il y (it, dans les serres chaudes, des expériences au moyen desquelles il fit fleurir, au milieu de fhiver, des lilas, des rosiers, des seringats et autres arbres à fleurs, des cerisiers nains, des abricotiers, des pruniers et des pêchers en espaliers qui donnèrent du fruit.
CVst à cette même époque que le maréchal de Noailles, gouverneur
"^ Les trois documents que nous v^ Lcmonnier, qu*il lut devant riustîlut
donnons ici et qui présentent an intérêt national, le i5 vendémiaire an 9 (7 oc-
partîculîer pour i*histoire de Tarboricul- tobre 1800). ture et de l'horticulture en France sont ^'^ Ces notes sont anonymes.
conser\és à la Bibliothèque de Tlnsti- - Il naquît à Paris, mais sa i'auiille
tut, fonds Cuvier, carton I, liasse 178. était originaire des environs de Vire. Ils furent communiqués à Georges Cu- ^^^ Le 17 juin 1717'
vier pour la composition de la Notice ^^^ Son pérc, Pierre Lemoniiîor, fut
historique sur la vie et les outrages du associé de l'Académie des Sciences.
SAVAN r«. 80
mriiwrBic «iatioiaib
620 LOUIS-GUILLAUME LEMONNIEIL
de Saint-Germain-en-Laye, frappé du mérite de M. Le Monnier, voulut avoir dans son parc un jardin de botanique qui fût planté par M. Ije Monnier. LoufeiXV, amené paria cariosité dans ce jardin, conçut dès lors et c)dicuta le projet dTarranger a Ttîanon, suivant la wiéthode de Bernard de Jussieu, un jardin de botanique, qui devint célèbre et attira une foule d'étrangers et de curieux. On admirait entre autres choses, dans ce jardin, de magnifiques sernes à pêchers et ananas, et la grande serre appelée des Indes, qui contenait beaucoup de planter de ce pays.
Louis XV, sollicité par MM. Le Monniei* et Jussieu , envoya des botanistes dans différentes contrées de TEurope et d autres parties du monde pour y recueillir et en rapporter un nombre infini de végétaux ; on recueillit également en France tout ce qui pouvait servir aux progrès de la botanique. M. I^e Monniei^ coopéra principalement à ces dernières rechei ches. En 1745, il fit rherborisation de la forêt de Fontainebleau et de Compiègne, avec Linné,. Antoitie et Bernard de Jussieu. En lySS, il rapporta du Mont-d'Or, du Cantal et du Puy-de-Dôme, toutes les plantes qu'il y trouva, et en fit imprimer le catalogue, ^'il présenta au Roi.
En 1755, il fut nommé premier médecin des enfants de France ^^^ après avoir été médecin chef de ses armées. Cette même année, il fut iTornmé démonstrateur au Jardin des Plantes, à h. place d'Antoine de liïssîeu, qui venait de mourir. Par !a suite, il fut nommé premier médecin consultant de Louis XV, et bientôt après son premier médecin.
Ce fiait alors quîl établit à Montreuil , par le crédit de M"" de Marsan , qui lui procura le terrain nécessaire , ce jardin si connu dans lequel il fit sur la culture des végétaux, tant exotiques quindigènes, une foule d'expériences utiles et curieuses, et dont le succès fut tel qu'il parvint à acdimater des arbres rares, que jusqu'alors on n'avait élevés qno dans des serres.
En 1769, il fit en présence de Louis XV, dans ce même jardin, diverses expériences sur fanalyse et les propriétés médicinales des plantes , et sur la manière de les cultiver. Il est le premier qui ait introduit en France, en lySo, l'usage du sable noir, Milgairement appelé le sable de bruyèro , pour élever les arbres de l'Amérique septentrionale. Entre au-tres plantes utilas qu'il était parvenu à naturaliser dans son jardin , on peut citer la rhubarbe , le passaïfra. Il avait invité M. Duhatiiel '-^ a naturaliser dans le Gàtinois au Monsseau le cyprès à feuilles d'acacia, qui est
^'' L*auteur avait d'abc»rd «cril «du ceaa (1700-178!!), bolanisl^ ei agru- Roi ». msmfe , niemljre de i'Aradémie d«s
^'^ Hewri Louis Dnêiamel du ^on- Srirf>cos.
Dans les Souvenirs hiographiqaes sur Louis-Guillaume Lemonuitfr , /i »'»«/,' de l'Institut national, publiés dans le cahier de décembre 1906 (p. 6ar»-»}.>r'], les noms de plusieurs espèces de plantes ayant été donnés d'une nianii!!**^ iiMoriecte , nous croyons devoir réimprimer, rectifiés, les deux paragraphes suîv uit> :
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En 1759, il fit en présence de Louis XV, dans ce* iiuiu • jardin, diverses expériences sur l'analyse et les propriétés médifinai's «1 \s plantes, et sur la manière de les cultiver. Il est le premier qui u\\ introduit en France, en 1760, lusage du sable noir, vulgairement .»|>|»^j/î le sable de bruyère, pour élever les arbres de TAmérique sejil'titiioniilc. Entre autres plantes utiles qu'il était parvenu à naturaliser dîuis ^**\\ jardin, on peut citer la rhubarbe, le sassafras. 11 avait invité M. J hjlumi -1^^ à naturaliser dans le Gâtinois au Monsseau le cyprès à feuill»?? »rjM:H-ia, qui est encore le plus beau qui existe en Europe. Les niémMii»*.- imprimés de M. Le Monnier sur la botanique sont ceux relatifs ;»u M.»ni-d'Or, au Cantal, au Puy-de-Dôme, au Berry, au Limousin; •:••* •i-uv derniers ont été faits conjointement avec M. Duhamel. Il fit ••n i"7'> quelques herborisations avec le célèbre J.-J. Rousseau.
Page 627,
Richard, fils du jai'dinier fleuriste cité plus haut, p;iro«urut le Montd'Or, les Pyrénées, Minorque, Majorque, les îles BaltsiP-?, une grande partie de la côte d'Afrique et celles de TEspagne, dep»iis «iil>raltar jusqu'en Catalogne, fit en Angleterre, en 1764, un voya;:*- (jui procura le mûrier papier, le sophora de la Chine, le chêne Cerris «lont"!'', le chêne à feuille de saule, les variétés de chênes rouges, laristol'HU-» n fleurs en syphon figurée dans les ouvrages de L'Héritier, le vernis «In Japon , Térable de Pennsylvanie, celui de la Floride, l'érable à bois jasjv'î, !•: [sic] suifière de la Chine, que M. Le Monnier avait naturalisé à AI««ntr'Miil et qui portait fruit, deux espèces de mûriers de TAmériqu»'. v^pt^ntrionale, un a fruit rouge et l'autre à fruit noir, deux espèces «i- •liîMmes de la Chine, les bois laiteux, une collection complète des dltirp-nies espèces d'épines et d'alisiers inconnus en France. Richard apport.» îr..i^ collections de tous ces arbres, dont l'une fut plantée à Bellevuc, n |»iésence de Ijouis XV, et en outre, une collection complète de tou* !• > :»il)res verts, comme pins, sapins et picea, alors presque inconnus ••n Fi;»nce et qui ont parfaitement réussi. À cette collection était jointe •♦•li* «I»îs calmia, des rhododendrons, azalea, neea, halesia, nyssa ou fni»'l«>, les deux clethra, les magnolia, les liquidambar, les houx.
^'^ Henri Louis Duhamel du Mon- nome, membre df f Académie des ceau (1700-1782), botaniste et agro- Sciences.
LOUIS-GIJIU.AVMË LEMONNIEH. éSH
encore le phis beau tfai exista eiK Europe. Les méEioîvc8 inrqprmiés de M. Le Monnier sur la botanique sont ceux relatifs au Moiit-«IX)r, an Cftnlsir, ao Puy-de-Dème , au Berry, an Lisiousin; ces deux denuers ont élé fiauts conjoinleinient arec M< Duhamel. l\ fil en ijjb^ ^%itfjt»s herboriaations arrêt le célèbre ii-J. Rousseau.
Les voyages entrepris pour la botanique cQHsisteitt dans- les suivMiitSk La BîUardière ^^^ paroouruft f Asie Mineure et en rapporta entee autres choses ioo fruits de cèdres da Liban, qui furent semés k Montreoîl par M. Le Monnier,, élevés en pépinière dans son* jardin , et distribués ensMke à divers cultviFatevirs.
Michaux parccRorut la Syrie, la Perse et rAmérique s^tfntrîofiaie; il en rapporta d'immenses ocdieeticms*.
Richard, Ëàs dru jardinier flenrisie: cité pins haut,, pacecmrut ie Montr d'Orales Pyrénées, Minorque, Majeorcpie, les ites Baléares, une grande partie de ta c^e d' Afrique et celles de FËspagne , depuis Gfln^kar jusquen Catalogne, tit en Angleterre, e» i 764 r un voyage qui procura k mûrier papier, le sophora de la Chine, le chêne Cerris dentelé, le chtoe à feuille de saule , les variétés de chênes rouges , Taristoloche à fleurs , la syphon figurée dans les ouvrages de L'Héritier, le vernis du Japon, Térable de Pennsylvanie, celui de la Floride, l'érable à bois jaspé, le sinfrère de la Chine, que M. Le Monnier avait naturafisé à Montreuil et qui poilast finit, deux, espèces de uiikîers de rAméiîqne seplantnonale , UF» à iinoit rouge et l'autre à firuit noir, deuK espèces de (Jiamies de la Chine, les bois iatteiîix, une coUeeliion complète des diiSfisrentes espèces d*éptnes et d'afisiers inconiMis en France. Richard apporta trois collections de tous ces arbres, dont l'une fut plantée à BeHevne, en présence de Louis XV, et en oolre, une collection ocmiplèie de tous les arbres verts, eomnie pins, sajûns et picea, aloi*s presque inconnus en France et qui ont paHaitenient réussi. A celte cottection était jointe celle des patmia, tie» rhododendrons, azalea, neea, halesia, nyssa ou tupeie^ les deusi dethra, les niagnoHa, les liqoidandiar, les houx.
Riehard lut encore envoyé par M. Le Monnier en Ikrfbiide et en ^einagne . d'oÀ il a rappoiiié une foule de plantes qui n'^istaient ni » Trianon. ni dans le jardin du Roi, et encore à Breal pour aller chei*cher la collection des arbres <ie la Clnne, tels que le thé deiaCîhine, l'anis étoile. If buis de Chine, le chamlagu ^-\ un piaune en arbre. Cette dernière (x>lfrction a\ait été remeîllie en Chine par les soins de
^^^ Jacaii«&-Mien do La> fiâlardif^re ( i755»»iëS4), voyageuv et nataralisle , membre ae l'Académie des iSciencnc — ' Riorfaînia Cbandaga:.
628 LOUISGUILLAUME LEMOi\NIER.
M. Poivre ^^^ q^i l'y expédia par le vaisseau [commandé par le] capitaine Hector.
M. Le Monnier avait déterminé le Gouvernement à faire un essai sur le pin maritime et sur le sapin du Nord y dont les graines lui avaient été envoyées par Linné. Cet essai eut lieu dans les environs de Rouen, du côté du faubourg Saint-Sever, dans un terrain très aride et sablonneux , qui jusqu'alors n avait rien pu produire, malgré les soins de la culture. Ce terrain avait environ une lieue carrée d'étendue et fut semé en entier avec les graines de ces arbres , qui y réussirent au point qu'environ dix ans après (en i 777), Richard fils, les ayant visités, les trouva de vingt-cinq à trente pieds de hauteur, et en transplante une certaine quantité dans le jardin du petit Trianon , où une partie seulement réussit, à cause de la longueur du pivot causée par le défaut de transplantation ; la même expérience que ci-dessus fut faite au Mans et sur les bords de la mer (j'ignore si c'est sur les côtes de la Bretagne ou de la -Normandie); elle réussit également, mais malheureusement tous ces arbres ont été détruits depuis la Révolution.
IL Lettre d'Andué Michaux ^^^ X Georges Cuvier.
Monsieur,
Vous désirez des renseignements sur la vie du citoyen Le Monnier; mes longs voyages m'ayant mis hors d'état de suivre la carrière de cet homme illustre , je ne pourrai vous communiquer que les faits qui me sont personnels ou qui sont venus à ma connaissance. Dans ce que je vais vous dire ma plume sera guidée par la reconnaissance que je conserverai toute ma vie de l'amitié dont m'honorait ce savant, (fue je regarderai toujours comme mon protecteur et mon maître. C'est au citoyen Le Monnier que je suis redevable du bonheur de ma vie; c'est lui qui, par ses instructions et ses conseils, a déterminé le goût que j'avais apporté en naissant pour la botanique. Né cultivateur, je me suis dès ma jeunesse consacré à la théorie et à la pratique de l'agriculture; je reconnus bientôt que ce premier des ails était étroitement lié à la botanique; je me convainquis que celle-ci , étudiée dans le cabinet seulement et dépourvue des êtres vivants dont elle nous donne la connaissance , était une
^*^ Pierre Poivre (1719-1786), voya- coiiimc intendant de l'Ile de France et
geur et administrateur. Ce fut pendant de Tile Bourbon, où il resta ju$qu*en
son second voyage en Chine que Poivre * 77^.
recueillit cette collection. Rentré en t*^ Botaniste et voyageur ( 17/1 6-
J'^rance en 1767, il en repartit en 1767 180a).
LOUJS-GUILLAUME LEMONNIER. 629
science stérile , et qu en réunissant la théorie à la pratique de Tagricultui^e on pouvait obtenir des richesses inconnues en France, en naturalisant parmi nous les productions végétales étrangères à notre sol. Je résolus donc de voyager dans les contrées lointaines et de rapporter dans mon pays les plantes utiles que j'aurais trouvées. Plein de ces idées, je me présente au citoyen Le Monnier avec lardeur et la timidité d un amant c[ui craint et qui désire : je lui communique mon plan, il m accueille avex bonté, il m'encourage dans mon dessein ; et pour me mettre en état de voyager avec fruit, il met à ma disposition toutes ses richesses et toutes ses connaissances; son jardin, le plus riche en plantes rares, me fut ouvert; sa bibliothèque, ses herbiers, ses collections de graines non moins utiles pour Tétude de la science, tout fut mis à ma disposition ; je suivais ses cours publics, qu'il me rendait plus utiles encore par ses instructions particulières.
Cest au citoyen Le Monnier que la botanique est redevable des progrès qu'elle a faits en France. Tournefort avait jeté les fondements de cette science sur une base plus solide que celle adoptée par ses prédécesseurs; c'est lui qui a ouvert la voie. Mais sans les matériaux immenses que nous avons acquis depuis ce célèbre naturaliste , la botanique serait à peu près restée dans l'état où elle était alors. Chacun sait que le citoyen Le Monnier a puissamment contribué à toutes ces accpiisitions, soit en formant des voyageurs , soit en établissant des correspondances dans tous les pays du monde, et à oet égard il a surpassé ce que le célèbre Ëllis^^\ avec qui il était lié d'estime et d'amitié, faisait en Angleterre, et tous les deux , en naturalisant dans leur pays des plantes utiles, y ont laissé des monuments durables d'un vrai patriotisme.
En même temps que le citoyen Le Monnier assurait les progrès de la science par ses cours , il augmentait nos richesses par ses correspondances. 11 profita de la confiance dont Thonorait Louis XVI pour envoyer des voyageurs et des correspondants dans différentes parties du globe.
Par lui, Aublet^^^ fut envoyé à llle de France, où il dirigea le Jardin de la Compagnie des Indes, d'où il se rendit à Cayenne et à la (îuyane^*-.
^*^ John EUis (i7'0?-i776), que Directions for bringing over seeds and
Linné qualifia un jour de ihe mam plants from the East Indies. support of nat lirai history in England, t*^ Fusée Aublet ( 1720-1778), voya-
acclîmata en Angleterre beaucoup de geur et botaniste , fut envoyé à iile de
plantes de rAmérique septentrionale. Il France en 1762 et à la Guyane en
publia, en 1770, un traité relatif à 176a. rimportalion des essences exotiques : ^^^ li pul)lia une Histoire des plantes
UKJl^GUaLLAUMK LEMÛ^NIER.
DesfontBiiies parcourut l'Archipel et one pavtie de i'Ainc^e^^^. La BiMar> dèèvet visilaj lai Syrie*, et le mont Liban. Tqhb. oesi ^oyaf^eur» ^ outre^ 1« yro-< «hustioiisr naJIiwelies de ces contuées. qitiis ont esn^jée» en Frairae, non» on>l deofié rbiHloire duD règeie' Yé^toi.
Mais, rien iiégaie' \b& nombreuses oeiiectibns. de plantes et de graines peoueHlifts et esvojiées en Fraiioe par le dhciyeo Michaux. Ge voya^ttr^ aSm d*élre phis iiHle iu sont païf», na voulu paraoumr que les contrées* skoées» sans< les. mêmes latiUMles- que liËiivopei 11: a visâbé la Syrie, la Babylone* e^ la: Perse- dafos toute sa Ibngueur de^Duisi la Mer àês Isides* jusquJài lai Mer* Caspisiuie. U a retranv^é dans ces contrées uq& arbœs U fiuk^, nos pkntesi potagères, ma»* feierpagesi artificiels, im» Aeuns d^memenlKquf en< s<Nit originaires, ià aiTeixDiinu>dafis les fbréll» qui bocdenH kij Mer (CaspcenBe- le* noyer, que ion eukiye maintenant en. Eucofe {Jugkms^ regia) ; il en a trouvé une autre espèce à fleurs en grappe et ht petit fruit ailé- [Jwglaas jnixTacmjfOs) ,. qui a fleuri cette aiméei dans) le jardin du ciiboyen^LeMonnier. Nous en avons, vu le dessina Cette espèe»'. nouvellie' asisr qurun grand aiaiHbre d'autre» que le citoyen Midnux axtim^véesdans TAniéricpe; sej^^enlnenale senost. pnUîéesi inresBamafteDl^^l €e x^yageuf a parcouru ce; pa^Si dansi toutes ses. {atitudies; il y a résidé pendant onfleraneées; ili a^ va le Canada jusqma Ib^ bone d'iitidsoiii, le» Btals^inbs hs cuntrées qui bordent le Missîssipi!, la Floride*^ les. iles> Bfi^ama.. U a f»vioyé 6d« France pfaai de soixante mtf a piant& d'adbresi oX aobrisseai» et. pèus de cinquante! caisses de loute» bsi espèces de* graines» recueillies dans ces contrées^ Les prémices en étaient envoy/ées au citoyea L#» Monnier, kqodi en; eniidMssaît ses lieriaiecs., son jardin et les introduisait au Jardin des Plantes pont* servir à rkwtmctîoii] pwbèiiqae..
Les colletions du citoyen Le Monnier et son jardin GonAenaient des plantes rares^ dont un gcaîad nombre otnt été* publiées dans Fouvra^ de L'Héritier^'^ et les autres n étaient connues cpie de hii seul. Dans ces herbiers on trouve des plantes recueillies par le célèbre médecin Sinaon,
de la Gu^nv française^ 4 vol. in-Zi**,
^' René liouichp Deslontaines (i75i<(.^)-i833), b<iiainste, papeonnit en 1783-1785 rAlgéfie Hj la Tunisie.
En 1 786^, ri devint pntiesseur au Jbniin éas Plantes, Lemannier 5.*étant «lëam em S9 ÙLjfgwr. Il ftilJ Tun d«s cpavantehuit membres de Tlnstitut national nommé» pir Fumété da Flîrertone du
29 brumaire an ly L 20 novembre 1 795 ).
^'•' Michaux publia en 1801 une llistoire (1rs chênes de l'Amériqae septentrionale, 1 voi. îekIoL Ebi idoSr, après sa noort, pai^ut une Floxa horealà-Americana , x toL in-/»*.
^^^ CbaiÂe»-Lonis L'Héritier de fini** (die (1746-1800), botaaisit, meadbre dellàstitnt,piiMia6n ijèà^iTêbSiof»
•ewioyé .«q jRerse «en « 7 . . , qui a ea le mailMiv^ily étne jlij6atft^iné queliifues tânaées après la >inonl de NaderShah (Thamas >tk<Hili 'Khanj^^^ ije médecin Pirauit, agent diplomatique à Bassora à peu près à la même '^lotpK, aYait enridhi iescoll^ectioDs du cvlofjren he Mennier des |iiaiites qiii'orQisseat.sQr Aes rives cdo «tiotfe Pernqne.Pendarttfihisiears'aiMiées, les relations 'du >ciit0jeîi Le MeoMer avec aies >inissHMiiiaires de éa Chine o»tiélé tpes actives; «scm javdin fat le dépôt des ccfiieGtioosquiiuiiétaiaKt fmwonfée$ de ce vaste eiinpire, à'mt elles étaient 'riépandaefrf't rnidtipiiée& dons tMite la France.
'Ce fut hm qui engagea les iiomnies lidhes et puissants à faitiedin mell- 4ei0r usage de éeurs ricbesaes en établissant des jardins de plantes étran- •gtires. MfdgCié les déplorables «effets dHsn 'vandaësme venonvelé ée nos joiirs^ nous radmifrons encore les :Pestes ^e ces piantatiens cofMpoaéeside nvas^et beaux adbreB exoîiqneB qui existaient à .Saînt-Gerniain, à Ikialesèierbes, à flamboufllei, etc.
Le mavédial de MoaîUes, (juîleHr en do«na èe ^preniier^Kefi^le, avait été .guidé par le citoyen [ije] Menoaier, an témoi^age même de iiMBtter, (dans eK»fi actionnaire ides cmkmatsmtts.
fin enrichissant le sol fiwiçais'piirdes;aoqui»kions rares ertiprécisnses, 4e mitoyen Le Monnier faisait éaine ides poDgrès à la science ; il «donnait dans He8 4M>iirs de botanique ^es noitons> justes et ipropres à fimer les >inoeiiF tede^^des anciens' auteurs et à édaiFcîr les obscurités répandues smt la nomeudatiire, sor les lusages, 9or4e»lecatîlés. Le «îtojFen [I^e] Monnier avait des connaissances étendues sur tous ces objets, et notamment la t(qK>g]Tapibie des plantes; él savait iqve le cèdre du Liban se Fetvome à laOïîne, que le grenadier «d" Afrique croit natureUeaient en t^n^9e etvà la Cfaîne et <]ue IHuimaanfelis dAaaérique ^existe dan» les fivèls de la Mer ^jiaspicaane , etc.
Saint et oonaMéraltion ceapec^ieuse.
\. MiiiHALA.
Paris, le iî fcnmiarre an vni [ 1 5 novembre 1 799].