‹ Journal des savants (volume 2)Chapitre 97 sur 130 · ACADKMIE DES SCIENCES DE BERLIN · texte numérisé non relu

ACADKMIE DES SCIENCES DE BERLIN

Séance commune du 19 octobre i905. — A. Tobler, Mélanges de grammaire française. L'auteur poursuit ses études de syntaxe et analyse l'emploi de la négation dans les questions oratoires («Quel ne fut pas son contentement? »), les propositions conditionnelles du type « n'était » (« La vie leur serait facile , n'étaient les dépenses eiagérces >), ceiiains cas d'absence de l'article indéfini ou partitif (« Plat comme punaise » , «Dru comme grêle»), l'emploi du pronom réciproque dans le type «la première vue l'un de l'autre ». — B. Seuffert , Prolégomènes à une édition de iVieland : sur la constitution du texte et les variantes. — Diels , Catalogue des mss. d'Hippocrate et de Galien : première paiiie du Catalogus codicam medicorum antiquorum qui parait dans les Abhandlungen, — Adresse à M. H. Conze pour le cinquantenaire de son doctorat au 1 1 août 1 906.

Séance du 25 octobre. — Diels, Un hymne orphique à Demeter, Au verso du papyrus publié en 1904 sous le titre de Laterculi alexandrini se trouve un texte en prose , en assez mauvais état. C'est un récit de la légende de Demeter, mêlé de prose et de vers, paraphrase d'un remaniement orphique de l'hymne homéri(jue. Outre quelques coiTections au texte, le document nous éclaire sur la tradition de ces hymnes.

Séance du 9 novembre. — Brunner, Lm peine du pal dans l'ancien droit germanique. A l'origine , ce n'était pas une peine spéciale. On empalait le criminel enterré vif, comme on empalait un cadavre pour empêcher le mort de nuire en revenant. Quelquefois on cherchait à atteindre le même résultat en entourant d'épines le corps du paiieni. — l\.Henx)g^ Laféle panhellêniqae eth légende du culte à Didymes. Décret du peuple de Milet, des premières années de Séleucus H, qui montre le caractère panhellénique de cette fête. Didymes, d'après la légende officielle, était le lieu de l'union de Zeus et de Latone , de la conception d'Apollon et de Diane. Tout devait rappeler le fait sacré : le lieu ou il avait eu lieu était dans le temple conservé intact sous le ciel libre au milieu du pavé, c'était un tëdxov pour les profanes; il était ombragé par un laurier, comme le lieu de l'union du dieu avec Europe était ombragé par un platane à Gortyne ; le laurier avait une valeur purificatrice ; la source où Latone s'était purifiée avait reçu une force prophétique. Les diverses villes qui avaient rivalisé autrefois pour être le centre du culte d'Apollon avaient ainsi résolu le problème : Delphes avait choisi le premier haut fait du jeune dieu , Délos et Ephèse la naissance (voir Tacite, -4/*., III, 61), Didymes la conception, enfin Cosla naissance de Latone. Le différend entre Délos et Ephèse s'était effacé par la spécialisation de Délos à Apollon , d'Ephèse à Artémis.

Paul Lejat.

Le Gérant : Eue;. Langlois.

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