SP
conférant une valeur purement judiciaire, comme l'a parfaitement montré M. Glotz.
Les lois de Dracon, données à Athènes au commencement du vi siècle , n'ont pas créé ce mouvement, mais elles l'ont régularisé et fortifié. Malheureusement nous n'en connaissons qu'une partie. M. Glotz a tenté de 2e haies pret travail d'analyse et de comparaison
nous ne pouvons le suivre ici. Le résultat est celui-ci : : trans- Pond du droit de vengeance en judiciaire, confiée au Dore parents, avec l'aide des Dirtate plis doiquéss
entre le crime voulu, qui est jugé par l'aréopage, et le erime involontaire ou accidentel, qui est porté devant les éphètes; maintien de l'afdemis, complétée par un exil temporaire; enfin , par-dessus tout, personnalité Né Siernes criminelles, L'unanimité des poursuivants n'est plus exigée que pour la transaction et pour la grâce qui permet au condamné de revenir dans son pays.
La réforme législative accomplie par Solon, tout en laissant subsister l'œuvre de Dracon, a eu des effets plus importants encore. Ce serait a neue
- Avant Jui, la terre était aliénable et pouvait être h si bien, que les projets de Solon relativement à l'abolition des dettes &té connus à l'avance par des indiscrétions, il y eut, dit Aristote, es spéculations sur les terrains. Pour profiter de la plus-value "quivétait à prévoir, on empruntait pour acheter, davesrduevor yap oûroi auverplayro moXir Quant à l'hypothèque, si elle mn aliénation de la rie assurait au moins aux créanciers ds dis sixièmes du revenull. I n'est pas non plus exact de dire que Solon
… (9 Aristote, ÀGyvalsw modrela, cap. vr.
Re en s RE es ta Lori Pr correctement des institutions athéniennés , Solon défendit de donner aux femmes
une epri comprenant plus de trois robes et de quelqués usténsiles sans grande valeur, Mais veut dire un trousseau, distinet de la dot proprement dite, : La doi citée par Plutarque n'est. donc qu'une DR EE l'usage était que la fille apportât en twariage une dot venant de ses parents. 1 me semble qu'à ces divers points de vue Solon n'a pas modifié des conditions du mariage athénien, Hi n'en est pas moins vrai que la dissolution du yévos s'est produite para orce deschosns Les progrs de l'État, enaumentant la sécurité
ptément sensil les lois de Salon semblent tendre au même but. Ainsi la iberté, de ste EP BOT CU TE OA aux enfants illé-
les rapports de fois, tels que em ser ser droit de vendre les enfants, la servitude pour dettes, qui s'appliquait non seulement au débiteur lui-mêmé, mais à su femme et à ses enfants. Toutes ces mesures rt de ia liberté individuelle battaient en brèche rom es \ vtt iatrisrelisien Sngramicen Sale er marquera er rm ouverte à toutle monde, devant les tribunaux de l'État, L'institution du y#es cessa donc d'être un moyen de défense nécessaire et n'avait plus de raison d'être du moment où l'on pouvait s'en passer. On peut toutefois se demander si, en ouvrant à tous l'action publique, Solon avait dérogé à la loi de Dracon qui ne conférait ce droit qu'aux parents les plus proches. La question serait peut-être assez difficile à résoudre, car le lexicographe Pollux, qui puisait à de bonnes sources, range la ypa@ù Qéveu au premier rang des actions publiques, et on va voir que Démosthène lui-même emploie la même expression dans le plaidoyer contre Midias, En tout cas, la question n'avait que peu d'intérêt pratique, au moins au temps de Démosthène, parce qu'à défaut de la poursuite «draconienne, tout citoyen pouvait intenter l'elxæyysk/x, ou action politique devant le tri. bunal des héliastes, et qu'il, était toujours facile de, faire rentrer les causes de meurtre dans la classe des crimes politiques.
Enfin la transformation de la vengeance en justice sociale apparait