‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 145 sur 151 · LE MAROG AU XVI SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE MAROG AU XVI SIÈCLE

vant celui des Almohades! comme plus tard — et nous entrons ici dans RACE TASTTON

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L Quelle était au PP than fe ct la situation politique et sociale du Maroc? Ne nous faisons pp ar EP ut de ce mot; les Almohades; jadis, Sappanient de ce nom ee perte Unitaires, pour attester leur dessein de régénérer l'islam: ils furent un dement divisés en sectes concurrentes. Les Mérinides s'appuyaient sur les marabouts, c'est-à-dire sur les grands person: des tribus locales. Les NE sont l'aristocratie la plus respectée; qualité est ordinairement héréditaire, ils sont des maitres religieux en même exe militaires; leurs zaouïas sont des écoles, des forteresses et des le pouvoir central du sultan n'est admis par eux qu'en échange de privilèges tels que droit d'asile, exemption d'impôts, etc. Ce sont. en fait, des seigneurs féodaux, ou moins indépendants, selon que le: suzerain en chef est plus ou moins fort.

à Fc le manbeu et les chérifs; ces derniers sont es innombrables descendants du Prophète et présentent par conséquent une tradition de cohésion islamique, alors man incarnent au contraire la protestation du soldes populations marocaines contre l'idée d'un groupement alias) dés Etat. Parfois les chérifs sont en même temps marabouts, c'est-à-dire qu'ils ont su tirer parti de leur noblesse arigmells pour s'imposer au respect de telle.ou telle tribu; le métissage, très commun sur ce territoire du Maroc, qui est un Finistère pour les envahisseurs, a certainement multiplié ces types mixtes; mais

les deux tés ne coïncident pas nécessairement. Aussi, lorsque l'on voit les Mérinides flatter les marabouts et laisser déserter les écoles oficelles en faveur des zaouias rurales, on peut être assuré que leur pouvoir est devenu précaire et qu'ils sont à la merei de quelques audaces d'aventuriers. Leur histoire rappelle celle des derniers Carolingiens; ainsi Charles le Chauve ne pouvait empêcher les seigneurs de dresser des châteaux forts sur tout le royaume et, lorsqu'il voulait conduire une expédition en lüalie, promettait l'hérédité des fiefs à ceux qui le suivraient au delà des |

Les Mérinides ont donc laissé s'épanouir une véritable féodalité marocaine. Les tribus berbères ont été de tout temps connues par leur amour de l'indépendanee ; nous avons nous-mêmes la de ce sentiment lorsque nous avons occupé la Kabylie, l'Aurès, les oasis du Sud tunisien : ces paysans sédentaires nous ont résisté comme ils: résistèrent jadis aux envahisseurs arabes, dont ils n'ont emprunté qu'un islam super-

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