HENRI LORIN
ficiel, les sultans mérinides, menacés par des rivaux en Espagne, à Tlemcen , à Constantine, n'avaient d'autre ressource que d'apaiser leurs rancunes en flattant leurs goûts d'autonomie; ils acceptaient le concours
Énvehé peu enracinée dans le pays, | tournée vers guerre que vers les travaux plus difficiles de l'administration et de la pas “était alors. a ns en une de:
8 res toutes leurs concessions, les Mérinides nr rm fait que dans leurs capitales, Fez et Merakech; des insurrections éclatent contre eux de tous côtés. sous
de réforme religieuse, ce qui lement le mo, re d'action des marabouts sur Lx dan nine ms Chrétiens achèvent la reconquête de la péninsule: mp franchissent le détroit, s'emparent des porls marocains; réduits à des transactions avec eux comme avec leurs propres coreligionnaires ; les Mérinides vont rh serre re -pmn de homer manne | Palien est à les supplanter.
En 1399 ro Henri IL de Castille arbit ileré Tom repaire pirates qui infestaient toute la Méditerranée occidentale. Les marabouts exploitaient dans les tribus l'indignation soulevée par cette victoire des Chrétiens, et c'est là l'origine de leurs dissentiments avec les Mérinides, qui pourtant ne leur refusaient aucune complaisance. Il est inévitable, en elfet ; que le chef d'un! État pacifique et policé doit chercher à nouer avec ses voisins; sans distinetion de races et de religions, des relations de commerce et d'amitié: tel était précisément le désir des sultans mérinides ; les prohibitions du Koran, autant que la puissance éroissante des marabouts, leur interdisaient de eherch londres dans l'impôt indigène; ils ne pouvaient done compter que sur les revenus tirés du dehors, par l'intermédiaire des marchands chrétiens et juifs; la protection de ces négociants n'allait pas sans une guerre coûteuse aux pirates musulmans, leurs persécuteurs assidus. Aussi le sultan mérinide ne pouvait-il qu'approuver la destruction des corsaires de Tétouan par de roi de Castille; mais cette approbation même l'exposait à la méfiance des tribus musulmanes, avivée par le zèle intéressé des marabouts; tandis qu'il hésitait, ne sachant quel parti prendre entre une alliance chrétienne et une abdication de fait aux mains des marabouts, le sultan de Tlemcen lui déclare la guerre; les Portugais profitent de ses difficultés pour lui enlever Geuta (1425). Mors les maraboûts s'agitent, prêchent le (guerre sainte); des soldats accourent à leur voix du Tafilelt et brisent