M LE MONASTÈRE PETCHERSKY DE KIEV
Te Monacrwps. Das Kiever Hüklenkloster als Kulturzentrum des vormongolischen Russland, von D'Leopor Kart Gœrz. 1 vol. in-8°, Passau, librairie Waldbau, 1904.
I. Get ouvrage est publié dans des conditions assez rares en Allemagne
étonneraïent un peu chez nous.
Qt 2 ro PE EN aux lecteurs russes et allemands. Dans la première partie de son livre il étudie surtout les sources; il recherche quels étaient les monastères de Kiev avant la fondation du célèbre monastère des Cryptes, le grand sanctuaire de la Russie orthodoxe du xr° au xin' siècle, Il expose ns constances il fut fondé, quelle était sa vie spirituelle et étaient les obligations des moines, et il étudie l'histoire de rs nauté sous les différents abbés qui se sont succédé jusqu'à l'époque de l'invasion des Tartares, Dans la seconde partie il reprend cette histoire
Sn RE RE e PORN ER Sen Faneh ment le mot — plus le. partie, farcie de citations russes, D NE re Res Des
le russe, je ne dis seulement le russe contemporain, mais celui du xf où du ne siècle. FRE par une citation donner une idée de cette manière d'écrire, qui est, grâce à Dieu, étrangère à nos habitudes françaises et qui découragera certainement un grand nombre de lecteurs, Voici quelques lignes prises au hasard (p. 51 et 52) :
Ein Mônch Awseraciä bekleidete unter Theodosins Axonsems, p.xxxrit, das Amt der Einer der ersten Schüler des Antonius (ici M. Gætz est infidèle à son :
il aurait dû écrire Auroniñ) war, mes Lie ge Polykarps im Paterik, Le . CXUIV S., Moñcii Ovrpaurs. Über Tlaxwarom, in KR, M. IL IL, L 11
Évidemment le commun des lecteurs sera tout d'abord rebuté par ce mélange rébarbatif d'allemand, de russe, de citations médiévales, de renvois à des ouvrages récents, d'abréviations eomme #%. M. mi, 11. ll, et il
(1 On peut consulter sur ce monas- Une visite aux cutacombes de Kiew, dans tère ma traduction de la Chronique dite mes Études slaves, p. 1-33. de Nestor, Paris, Leroux, 1884, et #1 C'estivdire Kypuuas Munserepersa
Slavische Philologie de M. Jagié, mais il ne forme qu'un volume par au
et ne peut admettre les travaux de longue haleine où ceux qui se eon-
A AE En it noie ag or ea rer
ete a RS eten fin de compte l'auteur — surtout, ajou-
Perros présente son travail sous un | rébarbatif qu'il eût éviter — est obligé de faire les frais de l'édition. -
D'autre part, les bibliothèques allemandes sont, en ce qui concerne la littérature scientifique russe, mal outillées. Un particulier, à moins d'être millionnaire, ne peut se procurer à.ses frais tous les livres dont il aurait besoin. Un certain nombre de publications sont épuisées et il faut aller re 2 LR SN C'est ce que M. Gœtx a eu le et les
moyens de faire ét nous ne pouvons que l'en remercier et l'en féliciter.
Pen Es ace, mon savant collègue entre dans un ordre de
je suis tout à fait d'accord avec lui et sur mr PLAN d'insister :
ll NE Er Peel, dans l'histoire de l'Europe orientale, tonte une
pe sp étudiées par les savants allemands, notamrnent l'histoire des rapports de celle Europe et de l'Occident. 1e paréeiérement regrettable la science allemande s' aussi peu de Pl eh url Save À cu qi ant ; pren, au point dé vue de re et de la civilisation, moins d'intérêt que le RS RENE pas s'inquiéter de es nuances. D'ailleurs on déprécie à tort le monde slave ; ff gs Pr DU er FR NERO FA cu ee Lemon à ui à 20 ir à l'in térêt que le monde slive peut encore acquérir dans l'avenir,
M. Gutz demande done que le cadre des universités allemandes soit élargi, que l'enseignement de la langue russe y soit donné d'ane manière méthodique et régulière, que, d'autre part, des chaires nouvelles soient consacrées à l'histoire et à l'ethnographie de l'Europe orientale, de Ja Russie notunment, En ce point, M. Gœtz se rencontre — sans le savoir peut-être — avec notre éminent confrère, M. Krumbacher. J'ai entendu à diverses reprises le directeur de la Byzantinische Zeitschrift regretter que l'Université de Munich, où il professe avec tant de distinction, n'ait pas encore ouvert une chaire pour les langues et les littératures des peuples slaves, dont quelques-uns — les Serbes, les Bulgares et les Russes — ont longtemps subi l'influence du monde byzantin.
Enfin M. Gœtz réclame la fondation d'une revue nouvelle, qu'il appelle provisoirement Zeitschrift für osteuropäische Geschichte und Landeskande (Revue d'histoire et de géographie de l'Europe orientale). Gette revue publierait des travaux originaux, particulièrement sur toutes les questions
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étrangers. Quoi qu'il en soit, à dater dela seconde moitié du a siècle, nous voyons ces cryptes (petchery) donner leur nom au monastère, que dans la pratique on appelle généralement, même en français, Petchersky, C'est en 1051 que nous voyons apparaitre cette pieuse communauté,
» grec Dee (re go tale den baume. por rabel nom d'Antoine).
Retourné à Kiev, il alla habiter la grotte ou crypte que le métropolitain ae avait dû abandonner. Le bruit de sa piété se répandit partout:
ace eprsser pnnrear il de lui; ils construisirent une ce a de ES RS dont on , se fit Te ne ri ES deb commen nommé par le prince lriaslav abbé du monastère de Saint-Dmitri, Antoine désigna le frère Théodose, qui fut en effet Elu.
Cest vers 1062 que fut définitivement constitué le monastère dés Gryptes, sur la colline dans laquelle ces cryptes sont creusées et qui fut abandonnée aux moines par le prince liuslav. [ls ymenaient une vie fort rigoureuse, « Beaucoup de monastères, dit le prétendu Nestor #}, ont été fondés par des rois, des boïars, des gens riches; mais ils ne valent pas ceux qui ont été fondés avec les larmes, le jeûne, la prière et les véilles. «
Théodose groupa autour de Jui jusqu'à une centaine de frères. Le monastère n'avait pas encore de règle bien déterminée. Théodose lui imposa celle du monastère de Stoudion à Constantinople 8}, Pourtant
“1 ILétaitd'usage dansl'églisegrecque nom de Cyrille (Kawo7arrivos, Képià que les laïques entrant en religion os), l'ignore s'il existe un texte positif prissent un nom dont la première lettre établissant cette règle. Elle est constam-
arr dans le monde. C'est ainsi que is stantin, l'apôtre des Slaves, prit le ® L'histoire de ce monastère 4 été
LE MONASTÈRE PETCHENSKY DE KIEV. 75 certains articles de cette règle tombèrent en désuétude, celui notamment qui intérdisait aux moines la propriété personnelle. La plupart des monastères russes empruntèrent cette règle au monastère des .et Kiew devint ainsi pour le monde russe une sorte de capitale ea er am en «la mère des villes
t msi Gomes: fond ds rs meta nonsidirible dans la société russe ; il a l'occasion d'intervenir dans les querelles des princes
Daho rien Thécdoe; té h, Û , le 3 mai1o pourait Re rene À emo éiiement
coin in ce Folie UE désigné — à tort d'ailleurs — sous le nom de Nestor : « Je vins trouver Théo, pauvre et indigne serviteur, écrit-il dans sa ique {ch.æmmdemon édition). et il me reçut à l'âge de dix-sept ans... » loin (ch. £xvnr), le chroniqueur consacre un chapitre enthousiaste à la 2 2 cranomr Epentegher ter dome ns 2 ÿ C
QD es regie, di l'annaline, brillent en Russie comme des lambeaux. SA er eye les autres veiller, TRS certains jednnient un jour entier a même deux jours de suite + d'autres vivaient 2222 Le Tee map Done rh aura
jeunes s'humiliaient devant les plus anciens et n'osaient parler en leur
DR AA eneiié ai chance, Jos anciens étaient d'amour pour les ges les corrigenient et les consolaient comme enfants . Si tombait en faute, dé écndlient paragaen ni qa L
d'un seal avec un grand amour, tant était grande la charité et l'absti-
régnait au milieu d'eux. Si à remous Be 2e frère quittait le Lt po vivement, envoyaient au monastère, puis, ils Done re sapphaient pour ere pe Lt de nouveau avec joie dans In communauté
M. Gaœtz, avec une patience que je n'aurais peut-être pas eu le courage d'imiter, a dressé l'inventaire de tous les moines mentionnés dans la Chronique de Kiev et dans le Paterik , recueil de vies des pères du monasû:-
Side per M. me Marin, DeStudis coffre, 1497. Voir aussi Les Moines de , Paris, Le. Con du même auteur.
tère Petchersky, qui est l'un des monuments les plus précieux de l'hagiographie russe.
L'histoire externe du monastère se confond en quelque sorte avec celle de la ville de Kiev, dans laquelle il joue un rôle prépondérant. H subit le contre-coup des guerres intestines'et étrangères; il est ravagé, pillé par les Polovtses avant de l'âtre par les Tatares. Malheureusement , comme je l'ai fait remarquer tout à l'heure; les procédés de rédaction de M. Gætz rendent certaines pages de son récit absolument illisibles, Au lieu d'écrire pour le lecteur, il nous donne ses notes, telles qu'il les a recueillies pour lui-même, À travers des discussions de noms, de textes slavons, russes, inprimés dans l'original sans traduction , au beau milieu du texte allemand apparaissent rari nantes quelques détails intéressants que les profanes n'auront probablement pas le courage de découvrir. Qu'il nous suffise de dire que chacun des abbés du monastère a ici sa monographie, Nous avons hâte de passer à la seconde partie de l'ouvrage, qui, elle, est lisible, et qui, pour la majorité des lecteurs, est la seule intéressante.
IX, Dans cette partie, l'auteur étudie tour à tour le rôle du monastère dans la civilisation russe avant l'invasion mongole, le caractère des moines, les ressources matérielles dont ils disposaient, leurs occupations manuelles, intellectuelles, leur action religieuse, morale et pédagogique, leurs œuvres de charité, leur action sur le monde laïque, leurs rapports avec les princes, l'aristocratie et le peuple, avec le clergé, et il détermine le caractère national du eélébre couvent, dont l'histoire est assurément une des plus belles pages de la Russie méridionale. Je recommande vivement la lecture de cette deuxième partie à ceux qui seraient hors d'état de parcourir la première.
Un trait caractéristique du monastère Petchersky, c'est que la vie religieuse n'est pas a même pour tous les membres de la communauté. Le monastère ne ressemble pas à tous lés couvents; à est bâti sur des cryptes. Parmi les moines, les ans vivent dans un bien-être relatif à Ja surface du sol, les autres préfèrent mener une existence de reclus dans l'ombre des cryptes. Ces moines reclus où enfermés existent toujours en Russie, et j'ai encore eu l'occasion, il y a quélques années, de visiter leurs cellules bien loin de Kiev, dans une dépendance du fameux monastère de la Trinité au nord de Moscou. Ces reclus devaient, pour mener la vie austère qu'ils avaient choisie, avoir obtenu l'autorisation de l'abbé, qui ne l'uécordait pas toujours. Une fois volontairement enfermé dans su cellule, le reclus ne la quittait plus; sa seule nourriture consistait
LE MONASTÈRE PETCHERSKY DE KIEV, 77 a un peu, de pain et d'eau qu'on koi passait à travers l'étroite fenêtre
Mais, Si éloigné du monde qu'il fût, le reclus ne pouvait entièrement
sy dérober. La renommée de sa sainteté se répandait au loin. Les pieux , les princes méme venaient solliciter sa direction
Tous les reclus ne passaient pas la vie entière dans l'isolement; certains
d'entre eux en sortaient au bout de quelques années.
Les annales ecclésiastiques en citent un, Jean le souffre-douleurs (usorocrpagmanmeit), qui se fit enterrer jusqu'à la taille et passa ainsi toute sa vie. Les hégoumènes n'étaient pas.en général très favorables à ces excès d'ascétisme; ils craignaient qu'ils ne développassent un fâcheux orgueil chez ceux qui s'y livraient; ils craignaient aussi qu'ils n'eussent pour résultat l'idiotisme ou la folie. D'ailleurs, la folie volontaire était considérée par certains moines comme le moyen infaillible de s'exposer
OM D £t de gagner à coup sûr la vie {I ft. a première Épitre ax Corinthiens (us, 18) 1.2 Si quelqu'un d'entre vous pense être
© sage en,ce monde, qu'il devienne fou pour devenir sage. » Nous trouvons
un curieux exemple de folie volontaire dans l'histoire du moine Isaae, longuement racontée par la Chronique dite de Nestor. Cet Isaac s'était livré à des pratiques d'ascétisme extraordinaires — dont le narrateur dévot exagère encore la rigueur. H s'était revêtu d'une haire, puis il ayait détaché une peau de bouc avec un soufflet et cette peau s'était desséchée AAA tnt rfecné dans une crypte de quatre coudées; il v'avait nourriture qu'un pain de communion qu'on lui apportait tous les deux jours; il ne se couchait jamais et dormait assis dans un coin de la cellule.
. Cette ie contre nature eut pour résultat de terribles hallucinations. Les démons, prenant la forme des anges, entrèrent dans la cellule du moine et obligèrent Isaac à les adorer. Lis exécutèrent devant lui, avec des chalumeaux, des tambours et des lyres, un concert satanique et dobligèrent à danser devant eux. Le lendemain de cet épisode, le moine quisvenaitapporter au reclus sa maigre pitanee le trouva « muet et sourd », i tévanoui. On. alla chercher l'abbé, on démolit une | de sa cellule et on soigna le frère Isaac pendant deux ans. L ces deux ans, il resta sourd et muet sans prendre aucune nour.
riture.
Au bout de deux ans, il guérit; il comprit que la vie des reclus n'avait
2) Chap. Lxvin, pages 162 et suivantes de ma traduction.
SAVAXTS, “1 DébnRTae HATIONLES
été bonne pour lui, que Son aséétismé solitaire l'avaitexposé aux'ten É a re ER pa 14
humble og, LE she 1es plus rüdes privations. privation 1 i Pal era sage cr, de Chi ie de in em nee fantôt eux ds TE ade ee
monde n'a “pas lu la Chronique dite de Nestor — où de Paterik de Kiev
qui, comme elle, D ae hr à enr lire dans les Souvenirs Le de do er
Vite | l'innocent 2. “À
La vie du el te Û * En dehors de ce frère le Paterik mentionne un autre frère, de moine Nicon, qui, lui aussi, meme DE rage dot taire — et prétendait donner des ordres aux démons.
"Si les moînes du ‘couvent * Petchersky n'avaient mené que la vie ascétique, leur histoire n'intéresserait que les ‘annales religieuses. Grâce à Dieu, ils né se sont’ pas contentés de gagner Je ciel par des pige Li gr Quelques-uns étaient déjà dans le monde, avant de revêtir la D red des'homimes très éclairés; sages D 203 pour Fépoque de es savants.
Aucun texte n'indique que le OhünèrS lait poshdé une bibliothèque commune, mais certains moines avaient de petites collections de livres; certains copiaient des manuserits, d'autres enfin composaient des œuvres originales ; ‘1 suit de citer le moine anonyme, le prétendu Nestor, dont a Chronique est une source ina pour l'histoire de l'Orient européen, Simon et Polycarpe, auteurs du Paterik, Niphont, qui
©) C'est sous l'invocation d'un de ces lection Les villes d'art célèbres, librairie D ee la dévotion Laurens, (Paris; 1906, pi Go. Vans des églises les ® Traduction Arvède Barine, p. 28. eus de la Russie, Voir a Voir aussi ma Littérature russe, deuxième monographie de Moscou, dans la col- édition, p. 468.
s0 LOUIS LEGER.
beaucoup de laïques, des femmes même , exprimaient leur dernière heure le vœu d'être ensevelis à l'ombre du encre vénéré Quelqes ans ré: taient même avant de mourir Ja robe monacale pour participer aux
que l'on croyait assurées aux membres de la Congrégation. Les “mil à des be n'étaient point ensevelies dans des cercueils, mais
dans des niches creusées le long des corridors sou-
dl LA OE sec de ces galeries conservait intactes les dépouilles qui leur étaient confiées, et les fidèles voyaient dans ce phénomène un miracle constant.
Les moines du couvent mp non seulement par rapport au monde laïque, mais aussi par rapport aux autres monastères, les séntants de la plus haute tré à Eellectalie. Aussi les princes les appélaient volontiers à exercer fort loin de Kiev des fonctions épiscopales. Du monastère, dit fièrement le Paterik, sont sortis beaucoup d'évêques qui ont illuminé la Russie comme des étoiles. » Ces évêques, russes d'origine, faisaient en quelque sorte contrepoids à l'influence du métro-
itain, qui, pendant la période kiévienne, — jusqu'à l'invasion des artares, — fut emprunté au clergé byzantin
Le monastère Petchersky ne se contentait er fournir des chefs spiritusls à l'Église russe; il lui donnait aussi des missionnaires; tel d'entre eux exerçait son action dans Kiev même, au milieu des Juifs qui étaient dès cette époque très nombreux dans cette ville; tel autre allait évangéliser les Viatitches païens jusque dans la région de T'Oka.
Les princes se rendaient compte de l'autorité morale les menbres de la confrérie exerçaient sur le peuple; ils leur ient parfois des missions que nous qualifierions de diplomatiques. Parfois aussi, on voit les Hiobss jouer le rôle d'intercesseurs où d'avocats en faveur de l'innocent où de l'opprimé. Mais ils n'échappent pas toujours aux brutalités de princes où de boïars avides et violents.
Le peuple les vénère, mais il ne se gêne point à l'occasion pour les maltraiter, et tout en ayant recours à leurs bons soïns, il a contre eux de singuliers préjugés. Isaac, le fou volontaire ou involontaire dont j'ai parlé plus haut (p. 73), «se mit, dit la Ghronique, à monde; il réunit autour de lui des jeunes gens et les revétit de l'habit monacal, ce qui lui a valu des che 4e le part des parents. » Je dois dire à leur décharge que l'hégoumène leur avait donné l'exemple en infligeant luimême à son subordonné une correction manuelle®}. Les coups étañent peutêtre, dans les idées du temps, le seul moyen d'agir sur un person-
Chronique de Nestor, traduction, p. 165,
se bi GEORGES )PARISET.- à batir para (vtr avec une
pie La Da Dons dm
dl dévarit Baylenr. La du rat mile pubs oléon était Bordeaux quand ire Var pa fe Ba 46t 808"
Mr tre ; de Medina de Rio Sc
Voilà done justifiés les Mack, les Hohenlohe, ete. On voit parfaitement, par le propre récit du i î est le résultat de la plus inconcevable ineptie. avait paru bien faire à la tête d'une division, il a fait horriblement en chef. » Et au roi Joseph, éon ajoutait encore: a flétri nos Quelle nt Qui bassesse (5) ! » Co at terrorise —— despotes un, de gouvernement. Plusieurs des co!
une impor listrique él: la cle ea Fgin ù roars 1 4. colère contre alleyrand FA 23; TUE or contre 6 en juin, fa colère contre les PA em le 31 décémbré 1823 cl 161" janvier 181%. Les Dr TE correspondent assez exactement aux grandes journées révolutionnaires, et comme celles-ci, elles ne sont jamais spontanées. Contre Dupont, la colère impérialé fut terrible et tenace. Le 14° Bulletin de l'armée d'Espagne ihére dans de Monteur du «6 décembre” 808 ie mou vaio
in nl nf
LU Cote XV, pi Stat 200 nes pe prose 22 Phi, p'An8:
teen éons RTS
#— «Nous voulions sauver l'artillerie. »— »Ce
ï vous vouliez sauver, ce sont vos c'est-à-
r de-vos rapines. Et pensez-vous donner le change ? Sivous
2 ra rad ace tenu à l'or à Read charriaient vos fourgons, plus qu'à l'honce que le devoir 3 mais vous n'avez
né nes Prague ni des géné, M EoR a0 À ÉVatssiles accusations de l'Émpérear-ont-4t# Frise re RS Dan Eu De
és dès 1808, et qui soontinuée en 1809, intèr-
rémipué, reprise encore, se termina finalement par le décret du 1° mars 18120; qui destituait de leurs grades et décorations tous les acousés, Mranisférait « dans une prison d'État, pour y être détenu jusqu'à nouvel
généraux Vedel, Marescot, Chabert, le 2 AaNre: = né « Lio 0 st d ® Mém., à WP 24 à 2520-20 Tite M, perd | ai
enfin de ses fonctions le général Legendre (qui fut emprisonné le 25 avril 1812 et ne fut relaxé qu'en 1814, sans avoir été jugé). Seul, pars Vedel, — le seul coupablé en réalité, — fut admis à c service avant ga ie Repatf miens en fort de Joux,
Rs Hem diprmnrih one cité i fut confiée au chancelier Dambray, et à la suite de laquelle, le 17 décembre 1816, Louis XVII annula pour la forme et pour le fond le décret impérial du 1° mars 1812. Le rapport du chancelier P porte que la capitulation : 1° était indispensable; 4° qu'elle n'avait rien de déshonorant; 3° qu'elle était avantageuse; il n'a que quelques pages et semble plus afirmatif que démonstralif; par contre les considérants de l'ordonnance du 7 novembre 1814 énumèrent quelques-uns des faits qui, au point de vne des formalités légales, suflisent à établir la nullité du décret du 1" mars 1812: L'histoire de la procédure suivie contre Dupont et ses coaccusés, de 1808 à 1814 (et telle qu'on la trouve pour la première fois chez MM. Clerc et Titeux), n'est en effet qu'une succession d'actes illégaux, arbitraires et d'obéissance servile à la rancune du maître, Mais on sait de reste que Napoléon ne respectait guère les garanties judiciaires, pour peu que son intérêt fût en jeu. Et puis, même si Dupont avait été irrégulièrement condamné, il s'était trop vite rallié au nouveau régime pour. que sa réhabilitation ne parûüt pas suspecte ; et pour beaucoup d'honnètes gens, il resta plus que jamais le traître de Baylen, justement parce qu'il était devenu ministre de Louis XVII.
L'ordonnance du 17 décembre 1816 demeura donc lettre morte et la postérité se trouva d'accord avec le décret de 1812. On a gravé, paraît-il, le nom de Moreau sur l'Arc de Triomphe, mais non celui de Dupont. Jusqu'à ces derniers temps, presque tous les historiens ontété,en effet, nettement défavorables à Dupont. Pour ne citer qu'un exemple entre cent, M. Camille Vallaux, dans son excellent Pr 7 des armées françaises de 1792 à 18151), où il résume de re véridique et substantielle l'état actuel du travail historique, n'hésite pas à déclarer qu'il n’y eut à Baylen que des» généraux pillards, infidèles à leur devoir », que Dupont agit avec « lâcheté », et que la capitulation fut
1) Publiée par Titeax, t, IE, p. 605-606. — © Titeux, LIT, p. G1o-6ar. — 4 Jbid., 1. I, pe 67-10 — Paris, 1899, in-16, p. 246-247.
LA CAPITULATION DE BAYLEN. 85 « honteuse ». Pendant un siècle, l'histoire a conclu docilement comme
LE 2 rm n'avait voulu ‘elle fit. Elle était dupe. pbltiha du Hetsiust colonel Tir? l'ouvrage du lieutenant-colonel Clerc, parus simultanément en 1903, viennent
aux archives du Ministère de la les pièces de la ra SA rm, ride des.
t les avait fait détruire, si grandes étaient les an! i. D'autre part, M. Titeux eut accès aux archives à de La famille Dapont et il ÿ trouva les mémoires inédits de ne avec la comtesse sa femme et de nombreux
Les textes és ont été soumis par M. Titeux à un examen minutieux, | 7h pres valent” detrs“rosationtié! Une fois de plas il aura été démontré que les sources d'histoire doivent étre | d'aussi près, avec autant de réserves et de prudence textes di moyen âge et de l'antiquité. C’est une illusion grosx ere que les mémoires contemporains offrent plus de
parce qu'ils sont plus abondants et plus étendus que les chro-
louiles annales du” moyen âge. Le nombre des témoignages ci M. T'teux a prouvé l'absolue fausse est surprenant. Les sincire taine Baste, que tous les historiens ont utilisés comme témoignage de premier ordre, — jusqu'au général espagnol Arteche
OFO et au ñ hein vs o2) dans leurs
int: + pere cr 1 la Péninsule, rhin d'un bout autre, apocryphes. App he, le récit du docteur Treille, #un
comme il nous en D a que Lorédan Larchèey a
dui ren tête des Suites d'ane capitulation Relations des captifs de