SAVANTS. 12 COMORES
Du: fut chargé d'aller de rejoindre. Le 13 mai 1808, il quittait Tobe a nai ne Dupont à Caie « J'ai eu une noce de voir le général à écrivait Napoléon (1); du reste, ajoutait-il, il suffira qu'il parte « avec sa première division, composée de 6,200 hommes d'infanterie», de 1,600 chevaux et 400 artilleurs. I y fut adjoint, comme renfort, oo marins Let Dee ne Suisses-espagnols dont la fidélité était plus que douteuse, Au total, Dupont disposait d'environ 10,000 hommes, de qualité médiocre. À peine avait-il commencé sx marche, que Séville se soulevait (26 mai) et qu'une junte s'y organisait « pour la défense de la religion et de la patrie» (27 mai); elle prenait le commandement de toutes les troupes en garnison dans le Sud de |! en même temps que s'armaient les volontaires , les paysans et les d'insurgés dans les De son côté, x junte, in te de Grenade réunissait aussi une armée. On pouvait, dès la fin de mai, estimer à plus de 30,000 hommes le total des seules troupes régulières. contre lesquelles Dupont aurait à lutter : vieux soldats pour la plupart, solides . et exercés, habitués au climat, et de valeur militaire supérieure aux consorits de Bayonne. Ces chiffres étaient connus de : Napoléon qui s'était fait naturellement communiquer l'état militaire de l'Espagne : il n'en tint te; il ne prévit ‘aux régulières s'ajouteraient de ismile Eee Es Ro rente eu Andalousie dans les conditions les inquiétantes; il s'aveuglait lui-même et, lout en étant au courant de la réalité, il mettait en circulation de fausses nouvelles, comme si par des mensonges il avait voulu se faire illusion et remédier à sa propre impréyoyance. “ya eu des mouvements dans plusieurs provinces d'Espagne, mandail-il à Talleyrand le 9 juin 1808 0. Le général Dupont, avec 15,000 hommes, est entré à Séville où l'éten- RS EE A . L'entrée du général Dupont à Séville et les événements qui en ont 63 le) ésllat Lont tranquillisé l'Andalousie, » La vérité est que Dupont était alors coupé de toute communication avec Madrid, que l'insurrection grondait devant lui, derrière lui, qu'avec ses dix mille hommes de médiocres il allait avoir affaire à plus de quarante mille Espagnols bien organisés, exaspérés de patriotisme et de fanatisme religieux, qu'enfin à Cadix, Rosily devait capituler (le 14 juin), en sorte que l'expédition, à peine commencée, se trouvait maintenant sans objet, Telle était lu situation faite à Dupont
(Le 10 mai 1808, Correp., AVI, Depuis Lo 26 — Ibid, p. 158, 18 mai, — % Corresps. te XVII, pe 284. — 28 mai. Clerc, p. 117.