‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 24 sur 151 · MÉMOIRE DE CHARLES-NICOLAS COCHIN À M. LE MARQUIS DE MARIGNY · texte numérisé non relu

MÉMOIRE DE CHARLES-NICOLAS COCHIN À M. LE MARQUIS DE MARIGNY

RTS i fie Me Gppeeu pare faire bruit dans le monde

r PA A le n'a ises ntions, je crois

LE Ares Po létails. ja : a ME. ,

« Lorsque . Greuze n été agréé en à , avec us set justes applaudissemens, il'avoit présenté des a de mL et Lt mur» annoncé de ions au titre de peintre d'histoire. Lorsqu'on agrée un peintre d'histoire, le Directeur lui ordonne ee qu'il doit faire et de sujet qu'il doit traiter pour sa réception; mais, dans le cas d'un peintre de genre, on lui laisse Ja liberté de faire ce qu'il croit plus analogue à son

"M. Grease s'est malheureusement mis In teste de se laire peintre d'histoire et de traiter un genre qu'il n'a point étudié. Cette émulation est louable ; mais on ne da peut point couronner quand elle n'est suivie d'aucun succès.

Le tableau que M. Greuge a apporté, inférieur encore à celui de l'/nvocation à

118 LA RÉCEPTION DE GREUZE À L'ACADÉMIE DE PEINTURE. » En finissant l'assemblée, j'ay lu la délibération et l'on ne m'a point fait l'obser-

plusieurs ont observé Jeur paroissoit nécessaire que

ru a fait terminée, sauf à inscrire ce fuit à re on le jugeoït nécessaire, ce ne pensois petit mouvement a inquiété M. Gros 1 a destendé ren pr pr on ques personnes, RE RS IE nage sé des cr Le Ini ont dit tout net : il

FRE EL nd

‘traits de l'estime qu'il a

et méme du mépris qu'il fait de tous Les autres ; on lui a répondu Le F emta ee frnelé, en Iui faisant sept ane

avee noïstre l'estime infinie qe faisoit de ses talens il ï exposant toujours l'impossibilité où l'on étoit de trouver

quand il les employoit au genre

son ta bon dans de fout qu'il avoit prétendu annoncer, Toutes ces: consta-

l'Académie l'estime ; anais tout eeln l'a d'histoire en teste, et tous les con point.

, où chacan a täché de Jui faire sentir combien

satisfait ; il avoit ss murotté de peintre à d'autres égards ne le flattoient

11 résulte de cecy que M. Grouze est reçu de l'Académie, à an grande satisfac-

tion et celle de l'Académie, à ce que

je crois, mais qu'il a

‘est pas reçu de In manière qu'il le prétendoit, Si M: Greuze s'est plaint dans le public, son, tableai te, exposé dans le Sallon, opérera vis-à-vis de ce public la justification de l'Académie. »

ACADÉMIES ÉTRANGÈRES

PRUSSE, AGÉDÉMIE DS SCIENCES DE NÉULIN.

Séance du 14 janvier 1904. À.Conre, Hermes ylaios. Copie de la statue d'Alkamène, trouvée Pbeunat d'époque romaine, He du Fee d'Hadrien, mais excellente. Sur la gaine, en quatre lignes : Elbjaets Àânxnéveos mepxañdés &yaapa,

Éppäs rdv æmpù œuhGv" els:

gand, Trains

aro epyéquos, Au-dessous : lrde cœurs, — Th. Wie. sommaire sur les fouilles des musées royauz à Milet. Décou-

verte d'une nou agora entourée de portiques, lin de l'époque hellénistique

0 Le du tableau était: » L'empereur Sivère mit à Caracalla, son fils, d'avoir voulu l'assassiner.s — Cette peine luré, aujourd'hui où Louvre, fut en elle “= au Salon de 21769, ouvert le 26 août, Diderot s'empressa de ruconter à tout venaut la morüification que sa vanité avait attirée à Greuxe. Il en tenait sans doute le récit de Cochin Iniméme. 11 raconte l'incident en termes presque identiques dans

une lettre à Grimm sur 1e Salon de 1369 Léd. Aisezot, L XI, p. 44 2}. dans une Lettre à Folcouet du 17 septembre 1769 (ibid.

t. XVI, p. 815), eufin, dans une lettre à M" Voland du 1” oelobre 1769 Lt. MX, p. 326). Daus les Procès-Verbaux de l'Acadèmie de Peinture (1. MA 19} À. de Montaiglon a cité fe récit de Diderôt: inais Ï ne connaissait pas le Mémoire de Cochin à M, de Marigny.

Erman, La stèle da sphà sphinx à la suite d'un songe:

Ancienne, et en do, eus avoir

du 21 mars. Kékule von Stradonits, L'A pote de machine Un Dent es ie l'aspect rude de l'Apollon de Kanachos;

pelation: ra Fi. Di he dy jen de Me pour ln su LS revenus d'une fondation et à sa distibation en

citoyens. Tan À | Séimée du Dressot, Les médaitlons d'or d'Aboukir étude de lons AL re Ca Les ne er à des originau: hellénistique, une d'entre un da pur (dd M + publication à

Le Gérant : Eug. Lavasors,

12û AUTOBIOGRAPHIE DU BARON RAMOND.

ouverts et je les étudie à ma façon. | Ca ar VE on de ceux de la haute magistrature, et les portes de l'hôtel.de la Rochefoucauld, sanctuaire alors. de la philosophie, devenu depuis la boutique d'un libraire, et aujourd'hui une rue de Paris. qu'il me soit saluer les ombres mr # Duchesse Danville, de son illustre fils frappé à Gisors de poignards aiguisés par l'ingrat Condorcel: du digne président de Farchoille, de Fourqueux, de son originale femme, mais surtout du vénérable Malesherbes, dont lu constante bienveillance est pour moi un juste sujet d'orgueil : les témoins n'existent plus; les preuves ont péri ?sa correspondance entière, les divers mémoires qu'il m'avait confiés; tout a été la proie des Gosaques de 1814.

Maïs an autre horizon s'ouvre devant moi, et de bien autres person

vont occuper la scène, en 1781 des circonstances m'attachent at

Cardinal de Rohan, non en qualité de secrétaire, comme l'ont dit Grimm en sa correspondance, l'abbé Georgel en ses mémoires, et de nos jours certaines biographies qui me connaissent si bien, qu'elles me fontnaitre dans les ées. mon titre y fût celui de conseiller intime, ma fonetion celle de conseiller à la régence d'Etenheim, siège de la principauté, lieu malheureusement célèbre depuis par l'enlèvement du due D'En-

jeme retrouve dans ma patrie, muis je m'y retrouve au milieu d'une cour brillante et animée, dont les plaisirs, dont la magnificence, moitié française, moitié allemande, offriraient à vos regards un spectacle assez piquant, spectacle, au reste, bientôt effacé par l'apparition inopinée d'un nouvel acteur, qui absorberaït toute votre attention, comm il enchaïna la mienne. cet acteur n'est rien moins que le taumaturge me T arrivant à Strasbourg, précédé, accompagné, suivi des dr qu'il secourait, des malades qu'il traitait gratuitement, des croyans qu'il illuminait. il se montre à Saverne : le Énrdinal devient son pts et me constitue son garçon de laboratoire. pour le compte de mon patron et pour le mien, je Le visite successivement dans ses diverses migrations, jele vois à Strasbourg, à Lyon, à Bäle, à Paris, prends mon rang au nombre de ses plus intimes, deviens dépositaire de toutes les recettes et témoin de tous ses miracles. votre curiosité est-elle excitée, mon cher Saint Amans? j'en suis fâché, car je ne saurai la satisfaire. les receltes? les Cosaques du Don les ont emportées : les miracles? j'en ai brûlé, l'an dernier, la chronique ornée de dessins superbes, j'ai craint, soit dit entre nous, qu'après ma mort quelqu’ imagination inflammable ne vint À extravaguer sur tout cé merveilleux, et que mon procès verbal ne devint l'évangile de quelque nouvelle religion. or, des religions de toutes

Page 1