‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 37 sur 151 · LA POTERIE GALLO:ROMAINE · texte numérisé non relu

LA POTERIE GALLO:ROMAINE

relevées sur les vases: de lu ( ue pourraient faire suppaser,soit que l'initiative appartienne à des artisans du à ont -d'abord,on se borna à une décoration ornémentale, rinceaux, encadrant dès volutes, rosaces, tous sujets qui, par leur. pr ere plaire à des acheteurs, et, on ARE TP familiarisée encore aveo l'histoire et les traditions des vainqueurs; puis, peu. à peu, cette clientèle Saffina, prit goût aux sujets empruntés à Fin er ses dieux , à ses héros et ns a paie ar ls

Graufesenque les tations figurées enr adoptées pr Cette mnt Re À 174 placerait, suivant M. Déchelette, au milieu du 1" siècle ap.-J.-C. Naturellement limitation resta très inférieure au modèle. Les Arrétins composaïent des scènes d'ensemble ou du moins reproduisaient de semblables ane or Et rmmre ARR BA DUIE ent ordonnés; un ou deux motifs, au plus. occupaient la panse du vase. À la G SA a AP Pr dc desegments qu'il orne de figares diverses , sans se soucier aucunement de la continuité du sujet. Il serait injuste de dire: qu'il ignore toute préoecupation artistique; il recherche encore, à sa manière, l'agencement er rome des détails: RE AE A les ateliers de la Graufesenque se produisit 1 siècle et au début du second. À ce moment la sis à péren DA a de la Graufesenque à Lezoux.. Lezoux est situé, dans l'arrondissement de Thiers, à sn kilreitces de Clermont-Ferrand. La localité, signalée depuis. longtemps, a été souvent explorée,— il existe même une société des fouilles de Lezoux; mais, parmi tous les archéologues qui se re nul ne saurait être cormparé à. M le, D' Plicque, aujourd'hui décédé . dont les collections ont passé au Musée de Saint-Germain; on lui doit a plus grande par de ce que l'on sait des ateliers de la !

+ M est certain que on Mhcipriietqh lancer à Losoox à époque de l'indépendance gauloise car.on ya recueilli des vases peints à engobe blanc et à décor ue-qui: diffèrent: complètement des poteries romaines de même origine. Pourtant la fortune des ateliers lédosiensae commença que Fin où Ton se mit à imiter, là aussi, rs d'Arezo. hy cire citdhalhnfi}

! Nous avons | igradér hotte des vases, lotshoratleg artisans - “qui prirent cette initiative, Atepomarus, Cobnertus, Danomarus, Hiomarus et Petrecus ; leur origine est évidente :ee sont des indigènes. Déjà rompus au-métier pie Giniestion ie Dathrié gauloises, souvent élégantes, et

COICLEILELTTA

té de ne mr ne pouvaient plus

Ps ee à Ja confection de leurs. its; ceux-ci se rpm de la hâte de li fabrication, Dès a fin du 1 siècle des vases Big de Su doné entrer en concurrence heuteuse avec rer

rec ses de Libertus, dit M. : Déchelette, ne le cède en rien à leur Arr variété. Ce qu'il y a Re es toireides imodeleurs lédosiens a été importé par eet artiste. Les types les plus recommandables pe la correction et Ja délicatesse du modelé sont associés à sa : Libertus avait une prédilection pour les LV tminusoules : il tdans l'argile des reliefs de dimensions minimes

dont la finesse du détail égale celle: des ouvrages en cire. . Tous iles potiers venus après lui ont puisé à son répertoire ouvse: sant inspirés du choix de’ses modèles pour la confection de nouveaux > » Son activité se place entre 35 et 110 de notre ère. 0 #

Les ateliers de Leroux étaient, on le voit, tout prêts à recnellié la succession de ceux dela Graufesenque et à les remplacer avantageusement ; au ni siècle ils devinrent maîtres du marché. Ba situation particulièrement favorable de la localité, que l'Alier, distant seulement de 7 kilomètres, mettait en communication avec la Loire et de lälavec l'Océan , les gisements d'argile plastique qui offraient aux maânufacturés une matière abondante et de premier Din l'habilété de quelques-uns dedeurs artistes aux n° ét im. PRy tout cels Iconcourüt à assurer etiàr eur succès. Ce : succès ne pritifin. ‘que de jour où les officines di come, tout ce qui RE de ns de ren dei Dana are - LUUDUEU

Un. Jai pre Said, fois, depuis ns début de cet artidieÿ que eëtte poterie gallo-romaine n'était, en réalité, qu'une imitationwde la poterie ilalienne,runé copié des modes et des types en faveur de autre <bté des Alpes. Peut-être convient-il de s'expliquer à ice suj

Si la produétion des céramistes de la Graufesenque où de Lezoux avait

LA POTERIE GALLO-ROMAINE. 203 rte ‘peu spontanée, il est bien probable qu'ils auraient choisi, pour décorer leurs, œuvres, des motifs empruntés aux traditions cel; tiques; on y verrait quelqu'une de ces divinités gauloises que les monuments en pierre et même les statuettes en terre cuite, sorties de lears ateliers, nous font connaître : Epona ‘la dévsse des chevaux, Cernannos, le dieu-cornu. Pourtant iln'en esbrien: floral ou figuré, le décor de leurs vases.est de tradition indubitablement helénistique. Il y a plus re où les premières fabriques étaient créées en Narbonnaise, les factures céramiques italiennes avaïent abandonné la décoration dates

sonnages se restreindre à la décoration ornementale : guirlandes, rinceaux d'acanthe, attributs divers; c'est précisément, le : beaucoup plus accessible, d'ailleurs, à des artisans et à un. novices,

Para 84 tout d'abord les potiers gallo-romains, désireux d'offrir à leur clientèle l'attrait de sujets consacrés par la mode, Peu à peu, cependant; et renouveler l'intérêt, il parut nécessaire dé recourir aux Gare: Min prod caritlique dat à per près épuisée, les modèles rater mer pente tiers de la Gaule, I fallut done con: stituer toute une série détypes. On procéda alors comme on a fait par: toutet toujours à l'époque impériale, pour ne point sortir de celle-là: on S'inspira d'œuvres déjà existantes et goûtées du, public. H existait des vases d'or ou d'argent célèbres, des statues ou des tableaux connus de tous; la peinture décorative, la sculpture à bon compte, la mosaïque, les lampes d'argile en avaient déjà répandu l'image dans les provinces: de tels sujets, devenus classiques, avaient pris place dans les ed ad sionnels; ils formaient un répertoire où les artisans n'avaient qu'à puiser, pis par avance de Re em dm leur pr Les pr le poterie n'y manquèrent us. les autres. Nous retrouvons sur les eh de La Graufesoaque et'des autres ateliers toute la série des divinités. es avec leurs types traditionnels, les Vénus où | omènes, les Dianes à la biche, des Mercures, les lènes, les Satyres, des Tritons, les Néréides et leur cortège de monstres marins ; des Hercules des Prométhées, les Actéons, les Persées, les Médées ,ete: Nous y retrouvons pareillement ces scènes de genre ;\originaires del! yptolémaïque, qui paraissent avoirsi fort charmé les dilettantes romains au prèmier siècle de notre ère et qu'ils faisaient amoureusement ‘sur leurs murs ou sur les pavements de leurs maisons : pôcheurs äla ligne: assis sur un rocher, comme celui qu'aanis/en scène Æhéocrite, chasseurs à l'affût, pygmées combattant des sou encore ces Éros ailés, marchant, courant, dansant, pinçant dé la lyre, tirant de l'aro, jouant à aimain chaude, hôtes ordinaires da frises por:

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