‹ Journal des savants (volume 3)Chapitre 82 sur 151 · LA BIBLIOTHÈQUE DE PEDRO GALÉS · texte numérisé non relu

LA BIBLIOTHÈQUE DE PEDRO GALÉS

copiés aux xw° et avi siècles, el qui Are HEUEr manusérik du Collège des Jésuites d'Agen : Méfiinu dti

D ae pre ie eo gd + 5 Aristoteli:

5612. Pt moral.” Sr GET E w Déc ip 1 5064, Catonis disticha: Solonis versus: rune Eu t ra DE rats: Pos a Eragon es Aristophanis Platus, 5678. Di Areopagitt et À) dr 5691. an yen pus Dan A Quai ‘de musien; 'Prolégomen

5724. Enripidis Hecuba : Hesiodi aspis; Dern. Mesh (orsfo; phase logia Socratis,-Agesilans Hieeo ; Demosthenis orationés Quvtsh | 5725. Arisiophanis Platus et Nubes; Enripidis Heçuba et Electra | eva...

dibri xx.

5728. Matth. Camariotae rhetorica; Demosthenis Libanius; Moschopuli erotemata; Mich. Syncelli syntaxis, * Os lus

5730. Theodosi grammatica.

5733. re mi et Pythia; 1492.

Dr FO bc © epistolac: Greg. Cypri fabulae; Libanï et Synesii

pis!

5736. Evangelia; 1506.

5744. Aesopi fabulae > Sophoclis Ajax et Electra! | 5782. Menologium, med (uv s)

in

6295 Avicenna , Aristotelis, Hippocratis, Niceph. Blermm: Plethonis medica (xtv* s.), ee

6300: Hecubn, Orestes et Phoenissaw {xiv' s.). à ,

6301 PRIE ES Ha : Homeri ia: Catonis disticha ;

Aga Le sententise; tegmata; Isocrates et j Re & TE rad Ranne. ÿ ë 6312 A nf Liber L 6319, Lycophronis Cassandra, cum Tzetzue scholiis.

Un vingt-cinquième manuscrit de même provenance a été acquis en 1844 pour la À An rer Lt Bodléienne d'Oxford! x la vente de lai Bibliotheca Susseziana (part IN, n° 433):

ES 33. Themistii paraphrasis in in Aristotlis Hibros nalyticoram posteriosn pen 1518, ù

lu (Catsiegi codicum munuscriptormn Bibliothecae Bodleianue prima, confecit H, 0. Coxe (1853), col. 6g7-6g8. pr

Un vingt-sixième enfin est resté, seul aujourd'hui, dans le Bélier thèque municipale d'Agen :

20. Homeri batrachomyomachia ; [Th. Prodromi <a disticha; € aurea carmina; ur Porn rt Enripidis Hecuba; Anonymi ee ae SR rm

Faut-il voir dans ces manuscrits grecs, dont aucun ne pan us nom de Pedro Galés!, des restes de son «insignis græcorum exemplariom bibliotheca », vantée par André Schott? On ne saurait T'affirmer avec certitude, Mais il n'en reste pas moins établi l'examen des trois volumes manuscrit et imprimés décrits plus faut, d'un côté, que des volumes ayant appartenu à Pedro Galés ont été recueillis dans la bibliothèque du Collège des Jésuites d'Agen; d'un . côté, que ces volumes ont passé en Angleterre, au xvin siècle, sans qu'on puisse préciser dans

es circonstances), maïs à une date toutefois antérieure à 1380 , et ps. reçu asile duns différentes collections anglaises, en particulier dans ha bibliothèque du comte de Harley, aujourd'hui conservée au Musée Britannique.

Aséoée Hauverre, professeur adjoint à 14 Faculté des lettres de Paris. Loi ionien d vrs siècle. Archiloque : sa vie et ses poésies, 1 vol. in-8', x302 p. Paris, Fontemoing, 1909.

Parmi les grands poëtes grecs, il y en a ä soient moins connus qu'Archi- Sa Hograhhie hard quels fait où légende a sa part. NE :

M M. G. F. Warner, conservateur des manuscrits du Musée Britannique, an bien voulu examiner ces volumes grecs du fonds de Harley et m'assurer qu'aucun d'eux ne porte ni le nom ni aucune noté de Pedro Galés, mais seulement T'ez-libris du Collège des Jésuites d'A,

# On sait encore par ailleurs que Galés possédait des manuscrits de Théocrite, des scholies sur Euripide , avec un abrégé latin de Diogène Laërce, ete.

{C£ Bulletin de la Société du protestantisme français [1900], p. 279-280.) Dans les notes de Galés imprimées plus

haut, lui-même cite, parmi ses manuscrits, an #auctor rerum astronomicarums: enfin on trouvera dans le Cutadogue des manuscrits grecs de la bibliotheque de l'Escurial, par FE. | Miller (1848),

. 528, la mention suivante : « Josephi

acendiuæ. … thelorien + in bibliotheca collegi” nosiri Agennensis in Gallia +, qui se rapporte peutètre aussi à un manuscrit de Galés.

®) Les recherches qu'ont bien voulu faire à ce sujet MM. Bonnat et Brutails dans les archives dé) entales du Lot-etGaronne et de la Gironde n'ont pas abouti.

il ne nous reste que des debrismutilés, où éclate, il est vrai, la force de son génie, smais qui ne nous permettent mème de nous représenter une seule de ses coupositions poétiques dans son intégrité, Aussi sa vie et ses poésies sont-elles livrées de-nos jours aux discussions des savants, qui ne se font pas faute de multiplier les conjectures à son sujet, sb Lés reynrie . , volume que publie M. Amédée Hauvette a pour objet de r de ces dise cussions les résultats qui peuvent être tenus au l'hui pour les plus pro - Nul n'était mieux préparé que lui à ce travail. Helléniste justement estimé, il y a fait preuve à la fois, comme on pouvait s'y attendre, d'une érudition à vien TE de ce qui est intéressant et d'une critique toujours judicieuse, Son ouvrage sur À 5 ind tout à lait digne de ceux qu'il avait composés antérieurement à propos d'Afe historien des querres médiques ét des Épigrammes de Simonide. Sur toutes les questions que penane son sujet, il a sa mettre ses lecteurs au courant dle l'état de I science, sans les fatiguer ni les troubler par l'étalage des hypothèses , et il leur: en Gin de compte, des solutions personnelles, solidement établies,

Ces solutions, nous ne pouvons ici ni les discuter ni même les exposer en détail. Contentons-nous de quelques indications,

Pour la biographie, M. Hauvette fait ressortir avec raîson la force nouvelle que l'inscription de Paros {nser. gr., € XII, nsc. V, pars. 1, n° 445) est venue appor. ter nux données traditionnelles de la chronologie, Cetie inscription, en nous révé: lant la chronique de Déméas, a prouvé en effet la chronologie de la vie d'Archiloque n'avait pas pour fondement une série de combinaisons arbitraires, mais qu'elle s'appuyait sur ane liste d'archontes locaux et sur ses propres témoignages. Malheureusement les quelques données en question sont rares et médioerement por Aussi les plus récents des historiens ont-ils cherché ailleurs des äindices récis, et cela les a conduits à rajeunir le poète de vingt-cinq ans environ, en Te faisant vivre au delà de la moitié du vn° siècle avant notre êre, jusque vers 640. M. Hauvette nr pas cette manière de voir, et il place avec Eusébe ln maturité da poète vers 665, ce qui l'oblige à contester que l'allusion à l'éclipse de soleil contenue dans un fragment se rapporte nécessairement à celle de 648. qui fut visible à Thasos. Je dois avouer que, sur ce point, sa démonstration ne m'a pas convainou. Sans doute ces vers pourraient à la rigueuc faire allusion à an phénomène qui aurait été vase un autre point du monde grec: mais il semble, à

Le qu'ils conviennent bien mieux à un da et récent, t l'impression profonde était encore présente pour et son publie. On peut admettre d'ailleurs qu'à ce biedi nerve ordi

nairement à Thasos même, et qu'il était même revenu à Paros depuis plus où moins longtemps. En définitive, M. Hauvette pense que l'enfance et la jeunesse d'Archiloque se sont écoulées à Paros, qu'il s'est ensuite rendu à Thasos, où il a vécu el combattu plusieurs années, qu'il a pris part comme mercenaire à diverses -expéditions, et qu'il est enfin revenu, déjà mûr, à Paros, oireut lieu ; dans hi seconde partie de sa vie, d'ailleurs assez courte, son aventure célébee avec Néobulé, abstraction faité de la part de légénde qui s'y est ajoutée, 1 semble bien que ce soit là en somme la combinaison la plus vrai le. « ne,

Les chapitresir, nret 1v traitent des ies d'Aréhiloque, des idées et des mœurs dontelles rendent témoignage, enfin de d'art qui s'y manifestes vs .

Dans le chapitre sur les poésies d'A , M. Hauvette, après avoir fait l'hisloire du texte, étudie les innovations de introduites par le: poète.

d'an dogmatisme téméraire, il reponse avec raison les vues ahsolues de MM. | SAVANTS, 50

suniiais merinaur

el ST exp ü bai, voir dû offrir an des formes En es ps ie œ .

En en Eee de De ne eu étude J d caen en cie et Ace liventeus

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mp Les idées et les mes de Pan sur rs, mœurs évidemment un ceux

Er pr au juste le patriotisme d'Archiloque à Que son — ï diquer, sais qu'on ne saurait avoir la prétention de résoudre tant Moine de ses œuvres que des fragments sans suite, Et il faut en dire autant

pie han s | Nous entrevoyons bien : spears re ma cn Va où de 2 nuaneés , essayer de ù ont

ment critique plus de pu pr lisant les | dir my TV atrhantes de Ms Harreth : le LA pe ee l'on a fermé le livre.

chapitre dernier, sur l'art dans la poésie d'Archiloque, és proue cru Ver me Ge m € Lout ce qu'on poavait en

Lirer, ÉD rene Mais les observations décisives abondent. H Fami

e sure vocabulaire, où sont notées avéc une

pin Papas nn Cnah Srecinener Mae an 2273 pages sur la composition, où l'on est tout surpris de voir indiquer, avec unë vrai

seblance convaineante, comment devaient étre construites des œuvres dont ancunt

U A Po HA ee Bree a AU v——

‘Tous les per A ver Esp hr EAP , seront reconnaissants à M. Hauvette d'un travail. projstia ne vireret lumière sur la a Er Grand por de ar Mansion Gi

Louts Lavor. Ariiasine de “Tarente ei Varmique ide l'antiquité, x vol: än& de es et Le pages — Paris, E rohgns française d'imprimerie : de librairie, 1904. . pe

On sait ie philosophe-mmicien en Aristosèns, file Et mat ien Xénophile et le d'Aristote, à qui mème ik tendait sacréder, est Je plus ancien auteur, en partie conservé. de traités Pre AE are ere la rythmique, M. Laloy à fait, le premier, une ctude. approfandie des sq exposées et dans ces traités et dans les nombreux fragments des onv Mr tr de ce célébrée chef d'école, Aprés avoir mpporté æ que l'on a pa ur ss vie et son œuvre, il fait an historique de la musique à d'aprés: les théories p; ficiennes et passe en revue, sous une forme "peu diffuse, sdlon nous écoles de musique dirigées; antérieurement à l'enseignement de son amtetir, par

Pace arr heu vs er tre arr

bon droit plusieurs principes dans la masique mn Po re rc eÙ uvre su < ml pare Le montés der qe Mer mrirerareqemnt ie ie rues 1e Le mère ue cette œuvre est x À qu née teret tour à tour | aa me à nnsle ou pe er | première, initié, ensuite | à converti enfin à l'aristotélisme,. Aristoxi: Jos nr tu pm ; influences diverses ét trouver su voiel(p. 260). rien! “ie retrouve à toot instant chez ce:grandtiovatenr, qui) per certains côtés, le bon RE A D désireux de. bien: ea il est er que ce: sévère soit ratifié de nr om rm rm rt 7 pas élé notre impression générale lorique nous avons léuduitiles : | harineniques. | puis ie À ébeegqe tiveriey send, tro planes snstonrgmeantildh

, La part de ct 1e detente sa min et rot une an développée des fragments d'Aristoxènes exposé critique | luitest FE pre, de ce re Brera ai GE pe lie

di Jar a rem Ars het tétracorde ; petits " avec

POACETOR RTE TETE L

= LE ET Hs all na nella tornata del 17 1 Fm Eee 1904. In-4° de 32 pages. Tenue de vome "ÆXRN Der MAgi Gall Ace CPE PTT QU

Cette op compose de six sounets , de date incertaine, mais! d'aathenficite non doateuse, dans lesquels Dante et Forese Donati échangent les propos les plus violents. Fort précieuses pour la Pen ren be vtr car deux adversaires, documents lit téraires des plus intéressants , ces petites sat etmordantes, sont pleines de

sous-entendus; et la dr ion évidente du er Se pre interpretation, Après M. Del Lungo, aprés M, ier, après Gaspary et d'autres sn Torraca s'est efforcé de pénétrer le mystère au à ra qui se cachent sous chique vers; il y a réussi Je plus souvent; son commentaire, à ln fois érudit et ingenieux, fait la lumière sur hien des points. Grâce à quelques corrections discrètes, ieï, substitution d'une lettre à une autre, là simple ion d'un point ow d'une virgule, le sens de jusqu'ici trés obscurs devient satisfaisant: la leçon prope Va, ti vest' 1 San Gal. au premier vers du sonnet ÎV, au lieu de Vu’, rinesti Gal, me parait porticuliérement heureuse; bien loin d'inviter Dante à restituer quoi que ce soit à l'hôpital San Gallo. Forese lui dit : « Va donc à San Gallo (où sont recueillis et vêtus les pauvres ot les enfants trouvés) +; ce qui s'accorde fort bien

avec ce qui suit, L'explication que donne M. Torraca du sonnet Il est trés nouvelle

et mérite qu'on s'y arrête; d'aprés lui, Alighieri, le père de Dante ; serait mort héré-

tique, aurail a à Ja secte des Palsrins, et aurait été, comme tel, excommunié et privé ecclésiastique. Dans cette hypothèse, qui est très sedui- Re nc fi; NRA RS SA tenue le robésen ts , mais 'inquisi (L ques; ceci n'est rien moins que sûr, et l'apposition 0 Por éyeré saggio me semble ns bien plutôt « Tidée du prinee de ra

tous jar sa sagesse. Sans doute, ces sonnets de Dante et de Forese ne seront jamais pour nous aussi clairs qu'ils ont pu l'être pour les contemporains: nous devrons du moins à M. Torraca de les mieux comprendre et de les mieux sentir. st

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