MÉTHODES ÉTYMOLOGIQUES
détail du travail étymologique, leurs méthodes se rencontrent et se eonfondent souvent. Les recherches étymologiques comparatives et globales, qui mèneront aux solations définitives doivent rt gore à d'épreuves des matériaux et de travaux préparatoires NN esp limités et fragmentaires. Ce sont ces travaux que M: avee succès dans le domaine gallo-roman, FE Den fre 220 dinaire de s'attaquer aux problèmes complexes où la connaissance des ensembles serait indispensable, D'autres chercheurs. de témpérament plus audacieux, se livreront à des essais de synthèse; lx lente-analyse accumulera cependant ses constatations, et son: travail sera fécond sitelle sait et limiter ses conclusions au domaine restreint qu'elle embrasse, et ne pasdissocier ee qui est inséparable. Elle ‘d'ailleurs, elle aussi, arriver à des cs MT et je rais montrer encore qu'il y a dans les Nouveaux Essais de M. Thomas autre chose qu'un travail préparatoire, nécessaire et sûr, mais de portée restreinte;autre chose que des sens précisés, des formes dialectales: rapprochées, des déterminations de formes anciennes et de possibles phonétiques, des recherches sur des mots empruntés, eto.; Are ErTuS de précieux enrichissements à RE des procédés de ser Ra, Me mp À pm rc fe or EN aialééimgynes price nait iuil DATLIILTET I LU
il. Lmpli du le rajout uno de vééalpour der un lieu où ce végétal abonde, est bien connu pour l'espagnol. M. nous montre qu'en Gascogne, particulièrement dans, rer pyrénéenne, il a autant, de td qu'en Espaphe mines même; exsscanehé ju chènes vière », poumatà, « pommeraie », etc: , ou encore hstar« genétière », dont l'étude est le point de‘départ de cette constatation. En tentant une explication du blaisois avanri, champ: où l'ôn récolte de l'avoine, M. Thomas est remonté à la forme médiévale aveneril, qui l'a mis sur la trace du suffixe composé -arilis, peu fesait rase dont il cite une
et iques,. PE nt. à lintéri étiques pour ps e pan mp, speuve intérieur , pour M. Schu- ee me pe à mots différents, De ces
si 17 de In pere ni .
symbole parlant et qu'il doit: Pier milite pe le 2° de. laforme. | mél étymologiques. fort. dissem +
l'autres mots avee Le: iladesreln blables, ais nullement inconeiliables.
bons habituelles où ressemblances f} Notre connaissance
extérieures; de plus, les modifications du français; orientaure per:
demi-douzaine d' tels que eus Eu de terre encore garnie de chaumel, Un autre suflixe composé, -arivins, passait pour peu fréquent en français : M. Thomas nous montre que sous la forme
SR AVES ones Gérant atere.
dév. attesté par cent Carre , tels que bareret, baterece, dameret, ete. Le français, qui BE A sh chaussetier, louvetier, ra a pe à RON mnt PC ét mag rte ex. : boseatier, filatier, panatier, ete.
: Je passe sur d'autres suffixes mieux connus ou de moindre impor tance pour arriver aux deux articles sur des substantifs abstraits en -ier et sur d'évolution phonétique de -arius en Gaule. L'ancien français et surtout l'ancien RE abstraits en -ier cor-
Nord, AS TE eV le Midi, en er pour la Gascogne {surtout de Béarn). EE dans — ne saurait être -arins, c'est vraisemblablement -eriumt, finale de quelques abstraits latins correspondant à des verbes en -erare, desiderare-desülerium , ete. Cet -ier est phonétiquement identique à -ier de -arius; cela nous amène à re pe per tée pur M. Thomas: expliquer l'évolution anormale SD A OLA pe + -arèus n'a pas abouti à -air comme varius à vair par suite d'un « court circuit entre la et la phonétique romane »; i a changé son æene; parce que le même changement était en train de se produire normalement dans le suffixe germanique voisin -hari; les Franes ont transformé en même temps -hari- en -er et -arius en -erus, leur prononciation s'est généralisée, sauf hésitation sur le sort du jod, de 1à er au Nord, où il s'explique par -erus, et au Sud, où il représente -erins, L'hypothèse n'est pas entièrement nouvelle, mais elle n'avait jamais été présentée sous une forme si complète et si tentante et tenant aussi bien-compte de toutes les difficultés phonétiques et chronologiques: on reste un peu étonné seulement du ST de la prononciation latine devant la prononciation germanique sur un point où elle paraissait pouvoir résister, L'étude du développement phonétique de -arêus a fourni à M, Thomas l'occasion d'apporter à l'appui de la règle d'après laquelle “eria devient dernes, ele, , est, elle aussi, fort accrue +0 da banliene du Here, de l'abbé
parles Nomveanx blaril, champ d'où le blé vient fi Je relève dans J'Étude sw le lan- d'être enlevé, lineril, seillerits
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en français -ire un nouvel exemple, le germanique téri, latinisé en teria et en français tire, et de démontrer qu'il existait dans les i iprovençal.des couches d'emprunts, de
dates diverses, au gothique et au francique. Notons aussi la réunion de trois cas possibles de k initial germanique devant e, i passant à 45, s (ce), fait on connaît l'importance pour la chronologie de l'altération du 6 latin : dans ses Mélanges, M. Thomas avait indiqué le german. ht, franc. cion (moderne scion), et le german. kirna, franc. serène: il ajoute ici kern, peut-être conservé dans cerneau, Les constatations | de,ce genre sont nombreuses danses Nouveaux Essais : en voici encore quelques exemples qui me paraissent certains ; pour l'accent, les proparoxytons grecs à voyelle pénultième longue restent souvent en, latin des proparoxytons, mais peuvent aussi devenir paroxytons : ape 3 batyrum,: gascon boudé; xdyuïves-caminus-chemin, ete.; groupe -ps- à us- en provençal est autesté pa eslans pren de capsus, aussi ne dérivé de -absas; dans le provençal cossirer, de considerare, il ne faut pas voir un exemple, cb ! latine: de n devant s; mais, en tenant compte de la forme consireret des pensar-pessar, transiretrassir, consentir-cossentir, etc. reconnaître dans l'assimilation de -ns-,en -ss-un phénomène postérieur, propre À la phonétique Ne et qui se produit aussi :pour -ne- devant € oué, «concetar-cossetar, etc. On trouvera des exemples de dissimilation et assimilation , aphérèse et agglutination d'article, métathèse, etc, réunis duns l'index grammatical, qui termine utilement un livre dont jai tenté d'exposer les idées. ressen-
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"7 lai pd j 1e abuguuh sal Ceatilsnsiies deniers|} jours de année 1784 que, pour la praniies fois, il fut question devant l'Académie des gere et Belles-lettres de la publication des Notices et extraits des manuscrits, qui se continue
SAYANTS. EL
434 LIL e Hi OMONTA NI LI Éd dec ste ie À let qu Dont haine (Lana de Brtei, Pministre dettes Spider: de Fonte par Louis XVI, le 12 décembre, la nomination d'un comité le huit ‘académiciens; à chacun desquels était attribué un traitement annuel de 1,500 livres, et qui devaient être chargés de faire ‘connaître les manuscrits de: Ha) Bibliothèque du Roi «per dédnotioes "éracteh'et dés extraits raisonnés v.. av Dès le 15 janvier 1785, le baron de Breteniinformait: le maréchal de Beauvau, président de l'Académie, Er A à « MM: Barthélemy, Dupuy, Garnier, de Rochefort, aux quatre places de comunissaires de l'Académie des Inscriptions au Comité que Sa Majesté a jugé à propos d'établir pour la lecture dés Notices et extraits des mana: séripts; Sa Majesté x également nommé M. de Guignes pour le travail à faire sur les manuseripts orientaux; MM. de Villoison , Larcher et Brotir pou re des et MM. de manuscripts
en 1990 et l'on travaillait au prié Les cours de la séance du vendredi 8 janvier 1790 RC imprimé intitulé : Rapport de Comité des finances de l'A lée nationüle , ALL Peu, Per Bs où proposait la suppression des otices et extraits des manuscrits. On décida aussitôt de rédiger un mémoire en réponse au Rapport, éclairer le ic et les membres de “a on a fi + er de arr ir et une commission, composée de Gaillard, Ameïlhon, La Porte du Theil, de Villoison, Dusaulx et de Sacy, fut nommée dans la même séance pour y travailler de concert avec les officiers de l'Académie, Quatre jours après, le,1a janvier, le secrétaire perpétuel, Dacier, donnait lecture) du texte proposé par la Commission et le procès-verbal ajoute que : « L'Académie, après avoir entendu deux léctures de ce mémoire et y avoir fait les corrections qu'elle a jugées nécessaires, l'a adopté et autorise M. Dacier à le faire imprimer et distribuer vers l'époque où l'Assemblée nationale
% Voir Histoire de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Letires, .., t. XLVU (809), p. 3 16.
LA PUBLICATION DES NOTICES ET EXTRAITS DES ere 135
tarda point à être publié en une petite brochure lui pe in-8°, in Rates of LRO AM TA l'Académie des Inscripins et Belle Lee el chargé relativement aux manuscrits de la Biblir-
l'impression des Notices a extraits des manaseits ne devait le être arrêtée peu après la publication du Mrs volumes s la séance du 20 août 190, le Secrétaire perpétuel communiquait mer ren LE Anisson- RE plus, = à cause des circonstances pour le PS eh, dibrairie,. ta 1 d'elle ere ‘d'engagement, ni usager, ni autre, à l'impression de ses aa et qu'il vient d'arrêter l'impression de tous les volumes com: mencés ». Dacier intervint auprès du Ministre et les impressions de l'Académie furent continuées pendant quelques mois encore, pour cesser bientôt complètement au débat de l'année à 79 », ainsi que l'apprend une nouvellelettre du mg ie cs rs ENS es RS Ù v{ " in al Vi Paris, a PL avec un véritable regret na mi AIS AN D ni sonner d'en faire part SES tems à l'Académie, l'impression Mémoires et des Notices des mumuserits. Mes intérêts fortement compromis Een ve Gt ed peine emo mg ge Le Rare les circonstances et Re
Le pm ia Le nt ed que mon HSE
qui peut Ini étre . en prenant des arrangements qui me misent : de Aivrer au publie les volumes imprimés et peut-être même d'achever cenx qui sont déjà avancés, Quelque onéreux que doivent m'être ces Nr er aisouscrit sans hésiter et sans considérer les pertes majeures joe émis sur cétie entreprise /‘ainsy que je suis Mt da dE TOpR + Jevous us en conséquence de vouloir bien informer l'Académie qu son de livrer à M: Moutard le troistènie volamé des Notices dés mandierits, À AL
’ ; patinduft
4 Ces Échérelimens ont été: ré moirede Es Porte dd The, tout. ji primés dans l'Histoire de l'Académie, de sa main, conservé à la! | & XLVE, p. 51-35. — L'un des mem- nationale ,ans. Nouv. Û Teva lg en mie, parent — Here a bte (spoU Le
avait un mémoire , (} evne iblic Ü Dsiuini le mème titre, mais dont le texto, sauf ® Nicolas - ie , dibraire, Les premiers mots, est tout différent de imprimeur de la Reine depuis 1788. celui qui fut adopté et imprimé. Le mé 56,
436 | L'AUMON IAE ONONT AOL M Las volumes 45 et,46des Mémoires ne peuvent être rendus publics que Lorsque le; olae, de. nee accompagner, sèra. achevé, M ES To rs pes Lee ee Cd veau
a ot de Ru 1 de per des moyens ie er ipressi it serait ee SE dsl Us x à Sos pare
bc pot nt te, etc.
je LR dé la: publiant des \Néticenten emtiits des manuscrits ne devait être que momentanée. Dès le 20 brumaire an n1 LS denis 1794). un rapportadressé à la Commission temporaire es hq LES dtibe dar ‘main d'Ameilhon , et'contresigné par Fr Poirier et de libraire He an it à nouveau Fatiité dé cette publication et en proposait ri. On ra pos oi Le text de ce rapport®, dont les frs sens inspirer certainement les rédaéteurs de l'article à 5 de la loi du 15 germinal an (4 avril 1996). qui confiait à institut le soin de continuer les Notices et extraits des manuscrits, L'impression en fat reprise dans le cours de Fan v1(1798 le tome IV parut en l'an vu (1 Me et la publication n'a plus subi “' L
aucune A fer on, “A H. OMONT..
Ravronr son Les Manvscnirs Anpantexans À LA NatION, Par À LA Comisstox TEMPORAIRE DES Arts par LA Secriox Des Dérôrs Lirré- AIRES.
T (20 novembre 1794]
Citoyens, La Section des Dépôts littéraires se présente pour s'acquitter de la mission dont vous l'avez chargée par un de vos arrétés conçu en ces termes :
«Le Comité publique, ch ar un décret de faire l'établissement d'une commission rs examiner tous les (aber per
" Biblioth nationale, collectioi Elle voit BE Et vous de dans la XXX , fol. 18 ee —— disposition imprimer les volumes Au de Mason rare, de da DNS DIE manuscrits du il ant aux PRE mie yo la Len pi doivent suivre l'Académie avisera aux mn ‘5 mon me par lesquels elle en pourra procurer
mie, le 8 janvier : pression. Je suis avec respect, ele: Tai lu à l'Académie des Helles-Lettres.
Men, Mare quote diet EE % Bibliothèque nationale, ms, Nouy:
son directeur pour lui être communiquée. aeq: franc. 4886, fol, 52-65,
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serits : ét rares, afin d'en extraire et de publier par la voie de l'impression tout ce Let -ade “ali an Fi pan dard mena régénération des mœurs, rm ar eq renseigne mens par éerit sur ce qui a été fait, sur À employés, sur les phone mt fo re ie les part pt etai nr or des re: r tous-ces et communi- A nee one Vosicommissaires, après s'être pénétrés de l'esprit de cet arrêté, eroyent voir suflissmment répondu à pee og va qu'ileoatient, par les obserstions vont soumettre à votre j
tenant k des maisons religieuses et sibles aux curieux. Non seulement les portes en étoient fermées, mais quand même ils auroient pu ils n'eussent pas retiré un grand avantage de cette faveur. pre de a Ty er tarte de te Den re côntentés sur titre de el manusorit ; sans y rien qe er en rs a perd + so 4
Depuis longtems on désirait qu'il fat pris des mesures r'ATT aeren| vénient si préjudiciable œux dotés etià rebutant pour Dre tems on attendoit avec impatience le moment où dream 9
l'oubli tant de richesses qui y étaient enfouies. Enfin ce moment heureux arriva; l'ancien gouvernement écouta’le vœu du public et forma pour y satisfaire un plan d'exécütion ; dont nous allons rendre compte. hit de Ro de Hire cons des it de ses m connoltre Ce rrenere ep nan Lo et ee es na traduire et même originale, pièces qu'on Jageroit diner d'tre à sms Fe rois les manuscrits orientaux , deux les grecs me qu id as mp ob cb On oem quime jours dans un Prrh ete outre les huit membres chargés du travail, Por mines LE germe avee les oficiers en fonctions. pendant l'année courantes!
: Pour donner à ce tonte l'étendun etstoats l'utilité dont pouvoit-étre
;le tinvitoit les autres membres de ln Compagnie à coopérer au refe it aussi tous les savans, non seulement de la capitale, mais encore ceux des ; à donner parcillement connoissance des mannserits renfermés dans les publics et ers ho era 4 ren 0 Le fruit de leur travail au ire de F. chargé d'en port au Comité et d'en fonner des volumes, dans | à omiaetes notice furoïent éténommés. Ces volimes' eussent se du ne va +
r les membres de l'Académie. N Lil résulter de cet établissement, déra une er event concoura à leeréer, l'avantage de ranimer parmi, nous l'étude de l'histoire et eelle
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pu premiers, mais (éntantienine Fi l'Académie des. ions et Belles- Lettres en a fait suspendre l'impression, qui est restée à la -du volume: Si toutefois on désiroit l'uchever, on trouvervit dans les porte feuilles des gens de lettres, à qui ce travail avoit été confié, plus de matériaux qu'il.ne seroit nécessaire pour Le completter. On nous a méme assuré que ces citoyens seroient préts à four-
nir encore autant de mémoires qu'il en faudroit pour un Roger rm men it lui remettre les mé- RE repas) entrer dans 6 on de nn teen
‘étoit une particulière FR:
pd cg rès vé cent ires ni à «on profit Le a pu Du en écrait à
5 de dar nt on a a uen dus en titre du travail des manuscrits.
H n'est personne qui puise ne pas sentir ioute-Putiité de l'éublisment dont on vient de faire l'exposé, et qui ne souhaite de le voir renaïtre. Il paroit au reste
e l'intention de nos sages est de lui donner une nouvelle vie. C'est ans cette vue, sans doute, qe ont demandé des renseignements que la Section des Dépôts littéraires s'empresse dé présenter dans ce rapport à la Commission 0!
SOS Hi di lus TA One parie quant np paitoail ARS qui