INSTITUT ROYAL DE FRANCE, ET SOCIÉTÉS LITTERAIRES
La séance publique que rAcadémk française a tenue ïe 25 août a été présidée par M. le comte Dam, qui la terminée par un discours sur les prix de vertu. Les autres lectures ont eu lieu dans cet ordre: i.** rapport de M* Kaynouard, secrétaire perpétuel, sur le concours de poésie; 2,*^ élcgc hrsiorique de Vicq d'Azyr, par M. Lemontey ; 3.* ode à la mémoire de M. le comte de Souza, par M, Lemercier, Ces trois morceaux et le discours de M. Dara ont été imprimés chez M. Firmia Didot , 111-4,* ( 12, 42 j î y, et 9 pages).
L*Académie na point décerné ïe prix de poésie; elle a fait mention honorable de la pièce n.*» 28 » Pertransih hnefacitndù ; et du n.'* 27 : « Qu'on » me dise si la gloire attachée au meilleur des discours qui sera couronné »'dans cette académie , est comparable au mérite d'en avoir fondé le prix.»» J. J. Rousseau. — L'Académie a cru devoir désigner avec dhtincihn la pièce n.® 24, l/n morte! bienfaisant approche de Dieu même (Racine fiîs) ; et enfin fe n.*^ 10, Rect} factï fecisse merces est. Le sujet éioit, L s fondations et legs de feu AI. le baron de Montyon en faveur des hospices et des académies» Le même sujet est remis ati concours pour Tannée 1026 , où l'Académie française décernera aussi un prix d'éloquence au meilleur éloge de Bossuet.
Elle a, dans sa séance du 25 août 1825, décerné des prix aux ouvrages Us plus utiles aux mœurs j savoir» deux prix de 4i^ûO fr* chaque ; l'un à Touvrage de M, le baron de Gérando ^ intitulé, du Perfectionnement moral ou de rêducadon de sol même ^ 2 vol. in-S,' ; et l'autre a IWvrage de feue M.'"* Campan , intitulé , de V Education , suivi des conseils aux Jeunes fîtes , 3 vof. in-r2* Elle a accordé une médaslle d or ( du modèle de celle de rinsfiiui ) en hommage à la mémoire de M*""' la comtesse de Kémusat , auteur de (ouvrage intitulé, Essai sur ^éducation des femmes , 1 voL in-S^*
Les prix de ver:u ont été, en 1825, décernés ainsi qu'il suit :
i.** Un prix de ro,oco francs i Pierre-Antoinc-Roch Martin, né à Narbonne, domicilié à Montign i- lès-Metz , département de la Moselle j
2.'» Un second prix de 3,000 francs à la demoîselle Thérèse-Méîanie Hermiite , fille de Louis^Gaspar Hermitte, propriétaire à Saint-'Martm , canton de la Seyne , dipartement da Basses-Afpes;
3-" Une médaille de la valeur de 1200 francs à Mathieu-François Wéry, né à Landrecy, ancien domestique, demeurant au palais Bourbon, à Paris;
4.* Cina médailles de 500 francs chaque : i,<* à Françoise ei Caiherine les Douillot, l'une journalière, et l'autre fileuse de laine j, de la commune de VilIe-devant-Belraïn, canton de Pierre-Fiie, dc'panement de la Meuse; 2,'* a Etienne Laget, cordonnier de Saint-Chamas , département des Bouchesdtt-Rhône; 3.** a Etienne Lasne, journalier, et à Jeanne-Philippine Dintine, son épouse, à Paris, rue Fauboiirg-Saint-Jacques , n." 29; 4-* ^ ï^ femme Dubois, dotniciliée a Berzé- la- Ville, canton clu Nord de Mâcon , département de Saône -et' Loire; j,*» à Claudine Guîchoux, femme Clcach,
demeurant à Henvic, canton de Taulé, arrondiiscment de M orlaix , département du Finistère.
eonrorménient aux fondations ei legs de M, îe baron de Montyon, TAcadémie décerntra en i8i6 un prix au livre le plus utile aux mc^urs , qui aura été publié du j/' janvier 1824 ^^ 31 décembre 1825; on le disiribucra à divers auUurs d* ouvrages qui auront rempli les mêmes comi nions ;
Et tut priir à l*aut€ur d'un acte de vertu <juî aura eu lieu dans le même intervalle, prix qui poarra être auni partage entre plusieurs personnes. On aura soin de faire remettre, avant le 1.*' mars 1826, à M. le secrétaire perpétuel , les preuves qui consiaieroiu les faits qui peuvent donner Ueu au prix.
Les ouvrages destinés à concourir aux prix de poésie et d*éloquence. doivent être adressés, francs de port, ati secrétariat de rinsiitut, où ils ne seront reçus que jusqu'au 15 tnai 1826* Chacun de ces deux prix sera une médaille d*or de la valeur de ijoo francs*
L'Académie française a perdu , dans le cours du mois d'août^ Tun de ses membres , M, le comte Bigot de Préameneu.
L'Académie royale des inscriptions et belles -lettres a élu deux associés étrangers^ M. Cutltaume de Humbolt et AL Creuzer, en remplacement de MM, WildfortetWolf^décédés.
La Société d'émulation de Cambrai a tenu, le 16 août, sa séance publique: elle avoii reçu cent deux ouvrages pour concourir an prix de poésie, dont le sujet n'étoit pas déterminé. Ce prix a été décerné à un poëme lyrique sur Venise, par M. Bignan. Une élégie, intitulée la jeune Coquette, par M- Victor Chauvet, a obtenu une médaille d'or comme accessit. Trois discours sur lei rapports qui existent entre la constitution politique des différentes nations et leur littérature, ont concouru au prix d'éloquence, qui a été adjugé à M. Hyacinte Corne d'Arras, avocat près la cour royale de Douai» La Société avott ouvert aussi un concours d'archéologie et histoire locale î elle a reçu deux mémoires, et a )ugé digne d une médaille d'or celui qui est intitulé Notice sur Us communautés de femmes qui existai eut à Cambrai avant la révolu tien. L'auteur est une dame qui a désiré garder l'anonyme.
La Société des lettres, sciences et arts de Mcix déceniera,en t8i6> une médaille d'or de 160 fr, à Tauteur du meilleur mémoire sur cette question : Quel est le plan d'instruction publique le plus propre à rtndrt une nation riche et puissante !
La Société académique de Strasbourg avoït demandé quels étoient les moyens d'améliorer la situation ét% Juifs d'Alsace et de les faire participer aux bienfaits d'une civilisation perfectionnée. Le mémoire que M, Prosper Wittersbeim a composé sur ce sujet, et qui est déjà imprimé, a obtenu une mention honorable, et le prix a été décerné à M» Anhur Beugnot, connu par des recherches sur les Juifs d'occident au moyen âge, que rAcadémie royale des inscriptions a distingué en 1823 (voyez Journil des Savans, %%x^ , aoiit,pag, 503; 1824, itiin, pag. 341), et auparavant par un ouvrage sur les Institations de S* Louis, qui, au jugement de la même académie, a partagé le prix avec l'ouvrage de M. Mignet sur le même sujet. ( Voyez Journal des Savans, août 1821, p. 503-J05; iSii, janvier, p. 37-4'; miî, p. 304-314.)
L'Académie ro)«iIc des publier un volume de ses m
AOUT iSiJ. joj
sciences» arts et belles-lettres de Caen vient de
émoires (à Caen, chez Chalopin, i/i-^,% 256^28,
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7) «"i 55 pages;, un y trouve, après la liste des acadenHciens, un discours d'ouvrriiire de la séance publique et un rapport de M. Hébert, secrétaire, iur les travaux de la socîtté durant l'année. M Hérault, ingénieur en chef des mines, a fait une reconnoissance générale et parikuliérc des terratni du Calvados; M, de iMagnevillc, un examen géognostiqiie des buttes qui séparent la plaine de Caen de la vallée de la Dive ; MM- le Sauvage, Amcline , Baron le jeûneront traité divers aaires «ujeis d'histoire naturelle. M, Vauhîfr a discuté les liyp<5iliéscs de Ch» Lévesque sur Taffinité de la langue slave avec le grec et le laiio; et, en admettant cette affinité, en Tétendant triêmc beaucoup plus loin, il a pourtant rejeté ou modifié les conséquences historiques qu'on a prttcndu en tirer. M. Spencer-Smyfh a fait, a'u nom d*Line commission, tin rapport sur l'ouvrage intîtnlé Copie fi^urce d'un rouleau de papyrus ^ publié par M. Fontana et expliqué par M. de Hammer, L'un des arricScs à remanjuer dans ce volume est un Essai sur Jacques Molay , derniàr grand maître de i ordre du temple, par M* Labbey de la Roque, L'auteur annonce qu*/7 nr, veut pas écrire une invectiye contre la mémoire de Aloiay; cependant les détails dans lesquels il entre tendent à prouver que les templiers, et sur^lout leur grand maître, étoient réellement coupables des crimes qu'on leur împuroit, M- Labbey de la Roque fait particulièrement usage dç$ acres publiés par Moldenhaver en 1792^ il ne dit rien ni du Mysterwm BapJtometi reveîatum , inséré dans le tome VI des Mines de rOricnl, ni des observations que M, Raynouard a opposées (Journal des Savans, iBtç^mars, 151-162; avril, 221- 229) aux inductions tirées de certains monumens par M* de Hammcr. — Malfiilatre (et non Malhlatre) est le sujet d'un discours de M. de Baudre: c'est, à notre connoissance, la notice la plus étendue et probablement la plus exacte qui existe sur la vie et les ouvrages de ce poète , né à Caen le % octobre 17Î2 (et non 1753). Malfiilatre a pris quelquefois ie surnom de Clinchamp: c étoit celui de sa mère. Toutes les circonstances de son éducation et de ses travaux , jusqu'à sa mort (6 mars 1767), sont ici méthodiquement exposées d'après ses écrits et d'après les renseignemens recueillis dans sa patrie, où quelques-uns de jes contemporains subsistent encore. La seconde partie de ce discours est purement littéraire : elfe consiste en observations sur le talent poétique de Malfiilatre, — Deux mémoires de M. Jamet, sur l'instruction des sourds-muets, ont été joints à ce volume: ils ont pour but de montrer, pat un parallèle fort détaillé des signes, que la méthode employée à Caen pour cette instruction est préférable à celle qui est suivie à raris et à Bordeaux. i'tnsttuction des sourds-muets fait partie de rétablissement qui poVte, dans la [ville de Caen. le nom d* Hospice du bon Sauveur, et dont on trouve une description par M, Lamouroux, à la fin de ce tome des Mémoires de TAcadémie. Cette ioctétc a publié, en 1822, un « mémoire de M, Surville, l'un de sei ri> membres et ingénieur des ponts et chaussées, sur les vestiges des thermei de il» Bayetix , découverts en 1 760, et recherchés en 1 821 . *> ( Caen , Chalopin, <>*^<% L48 pages, avec 4 planches lithogr, ). Les restes de ces thermes ont été trouvés, [,à Bayeux, sous l'église de Saint-Latirent| fous !c presbytère, l'ancien cime* ttierc et la i ue du même nom.
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