V. COUSIN
DÉCEMBRE 1825. ^h 7|9
Discours sur les révolutions 4e la surface du globe , et sur les cimngemeus ^u elles ont produits dans le règne animal ; par M, le baron G. Cuvîer, commandeur de la Légion dltonneur,&c. &c.; troisième édition française, Paris > Dufour et d'Ocagne, 1825, /V^/ de 4<^o pages, avec plusieurs planches,
PMEMJER EXTRAIT.
Les Rtchirckes sur les ossemens fassller par M. le baron Cuvief sont un des monumens de notre temps dont les savans et le pul>Hc ont fe mieux senti l'importance et apprécié Futilité. Trois éditions successives d'un ouvrage en cinq volumes in-jf,", publiées dans J'espace de peu d'années, n'ont pas encore satisfait lempressement des nombreuses classes de lecteurs qu'un pareil livre a droit d'miéresser* Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si le discours préliminaire qui a Tavantage d'offrir le plan et le résultat des travaux de fauteur sur les os fossiles, sous une forme qui les rend accessibles aux personnes mêmes qui n ont pas fait une étude spéciale de la géofogîe, a été recherché avec plus d'avidité encore que le traité auquel il sert d'introduction. Indépendamment des deux éditions de ce traité , à la tête desquelles le discours a trou\'é place » et des truductions anglaise et allemande qu'on en a fuîtes séparément, on a cru devoir le réimprimer une troisième fois en français; et c'est celte réimpression, perfectionnée par quelques améliorations de fauteur, qui va paroîire de nouveau dans ta troisième édition des Rec/tnches, que les libniîres se soni vus dans la nécessite d'annoncer au moment même où ils achevoîent de livrer la seconde à fimpatience du public.
Un discours préliminaire si remarquable par son étendue , si intéressant par son objet , et dans lequel M. Cuvier a rapproché les fruits de ses travaux sur une science qui doit tant h ses découvertes » et les résultats de ses observations sur des questions d'un autre genre qui s'y rattachent ; un tel discours est à lui seul un ouvrage digne de toute l attention des lecteurs; et nous ne craignons pas de consacrer une certaine étendue à fanalyse d'un écrit où Ton trouve tout-h-Ia^ fors f hktoire critique de la géologie , l'exposition complète de ses princi|»es et de sa méthode, et l'aperçu des prindpaux faits dont elle se compose.
Le début de M, Cuvier est digne du sujet auquel te discours est consacré : « Lorsque ie voyageur parcourt ces plaines fécondes où
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souvent dans une direcûon oblique ou verticale. Il est cl*auinnt plus évident qu'elfes n*ont pas été déposées ainsi , et qu elles ont été relevées posiérieurement à leur forniaiîon , que souvent leur partie supérieure kcsi recouverte de dépôts horizontaux. Ainsi la nier, avant de former Ices derniers , en avoir formé d'autres , que des causes quelconques flvoient brisés , redressés , bouleversés de mille manières ; et comme on observe de grandes différences entre ces couches et les produits de ta vie qu'elles renferment, selon qu'on vient à les examiner dans fordre de leur superposition , on acquiert encore la preuve que la nature • animale a successivement éprouvé des variations qui ont correspondu fà celles du liquide dans lequel les animaux vivoient. Des mêmes obser* Ivations appliquées à Tenserable et aux détails de tous les faits de ce Vgenre, on déduit plusieurs propositions qui peuvent passer pour [démontrées. Plus les couches sont anciennes, plus chacune de ces Icouches est uniforme dans une grande étendue î plus elles sont noupelles, plus elles sont limitées et sujettes h varier à de petites dii tances. iJLorsqiie certaines couches, en se montrant au-dessus des eaux , purent [divisé la surface des mers par des îles, par des chaînes saillantes ^ il put y avoir des changemens diflerens dans plusieurs bassins particuliers, [.Généralement, les coquilles des couches anciennes ont des formes qui jleur sont propres; elles disparoissent graduellement pour ne plus se [montrer dans les couches récentes, encore moins dans Its mers pctuelles. Enfin lorsque la mer a quitté nos contiJiens pour la dernière Ifois f ses habîtans ne diff^éroîent pas beaucoup de ceux qu'elle alimente pncore aujourd'hui p D'un autre côté, le mélange des débris danijuaux linarins avec ceux des animaux terrestres prouve que le ba:>sin des Viners s'est déplacé plusieurs fois; que des terrains mis à sec ont été fde nouveau recouverts par les eaux ; et, pour s*en tenir à ce qui regarde fe sol que Ihomme et les animaux terrestres habitent actuellement, il est certain quil avoit déjà été desséché une fois, et qu'il avoit alors nourri des quadrupèdes, des oiseaux, des plantes, et tlTauires productions terrestres de tous les genres»
Après avoir rappelé à grands traits les preuves de toutes ces assertions, M. Cuvier examine quelle a été la manière d*agïr de la cause |gui a pu produire ces révoiuuons. Il fait voir, toujours par des faits, jue le plus souvent faction n'en a pas été lente et progressive , mais lu contraire rapide et instantanée. Cela est sur-tout évident pour la Jernière catastrophe , pour celle qui , par un double mouvement , a ^londé, et ensuite remis à sec, nos coniinens actuels, tes cadavres ies grands quadrupèdes qu'elle a laissés dans les pays du njrd , et
^velleinen^. Leurs cfFeu sont contenus dans des limites qu'il esl! aisé d^appréderp et qui n'ont rien de commun avec ces énunues niasses dont la géologie cherche l'origine. Quelques autres changemens qui s'opèrent dans le sein même de I océan , ou par un efi«i de la transsudafion des eaux au travers des couches calcaires, ne sauroîent non plus servir à l'explication de si grands phénomènes* Telles sont les stalaciîtes , les incrustations, fa production des liihophytes. Toutes ces causes réunies ne changeroient pas d'une quantité appréciable le niveau de la mer, ne releveroient pas une seule couche au>de^sus te ce niveau» et sur- tout ne produiroient pas le moindre monticule h la surface de la terre. On a bien soutenu que la mer éprouvoit uiie dîminuîion générale; mais les faits qu'on a cités à l'appui de celte Insertion ont été contredits par des faits tout opposés. Quant aux volcans» leur action est encore plus bornée, pfus locale que toutes celles dont on vient de parler. Ils n'élèvent ni ne culbutent les couches que traverse leur soupirail ; et st quelques causes , agissant de ces profondeurs, ont contribué à soulever de grandes montagnes, ce ne sont pas des agens volcaniques tels qu'il en exi:>te de nos jours.
Après avoir prouvé qu'on chercheroit en vain , dans les forces qui agissent maintenant à h surface de fa terre, des causes suffisantes pour produire [es révoludons et ies catastrophes dont son enveloppe montre les traces , M. Cuvier porte ses regards sur les forces extérieures constantes connues jusqu'à présent , et fait voir qu'on n*y trouve pas plus de ressources. L'inclinaison de Taxe de la terre sur le pfan de i'éclîptique s'exécute dans des directions et des limites connues , et la lenteur de ce mouvement ne saurott amener des révolutions instan*lanées. ïl en est de même de tous les mouvemens graduels, quels qu*ils puissent être ; un changement subît , tel que celui dont il s'agit, ne peut en avoir été le résultat immédiat.
M. Cuvier passe ensuite en revue les différens systèmes qui ont été imaginés pour rendre raison de ces révolutions anciennes ; et cet examen, qui ne seroit qu'un sujet de moquerie pour des esprits superficiels , conduit fauteur k faire voir que tant d'hommes ingénieux ou savans n ont erré le plus souvent que parce qu'ils accordoient une attention trop exclusive à certains phénomènes, et qu'ils négligeoient en même temps d'autres phénomènes non moins importans à étudier. La recherche exacte des &its n'auroit pas donné naissance à tant de théories » et elle auroit produit plus de résultats solides; elle eût servi sur-toui à tracer une hj«toixe des terrajns secondaires^ qui forment la partie h
p[us importante et la plus difficile du problème, et Ton auroit p fixer les superpositions de leurs couches, et les rapports de o couche^avec les espèces d'animaux et de plantes dont elles renfèrmei les restes, ce Y a-t-il des animaux, des plantes, propres à certaine *> couches et qui ne se trouvent pas dans les autres ! Quelles soi » les espèces qui paroissent les premières, et celles qui vîennej » après î Y a-t-il un rapport constant entre Tancienneté des couchi » et la ressemblance ou la non-ressemblance des fossiles , soit enti » eux , soit à l'égard des êtres vivans ! » Voilà quelques unes d questions que Tauteur se propose, et auxquelles il lui semble qu auroil fallu répondre avant de hasarder des conjectures et des expVic tiens toutes plus ou moins prématurées.
L*êtude des fossiles est donc, suivant M. Cuvier , le guide q\ ' doit prendre le naturaliste qui s occupe de Thistoire de notre gIob< et c*est la seule base sur laquelle on puisse établir une doctrine solii en géologie. La partie purement minérale de ce grand problème ave été étudiée avec un art admirable par Saussure , et développée d ur manière non moins satisfaisante par berner ; mais quoique d*autr savaiîs eussent rassemblé et décrit par milliers les débris fossiles d corps organisés, on a voit presque toujours négligé de rechercher i lois générales de position et de rapport des fossiles avec les couche et cependant, c'e^t aux fossiles qu'on doit la précision et la certitu< dont la théorie de la terre est susceptible. Eux seuls pouvoient no ap|)rendre qu'il y avoit eu, dans la formation du globe, des époqu succe^.sives, et une série d opérations différentes; que ce globe r pas toujours eu la même enveloppe, puisqu'il recèle dans son se la dépouille d*étres organisés qui n'ont pu vivre qu'à sa surface. I effet, s'il n'extetoit que des terrains sans fossiles, personne ne pourrc s.outer.ir que ces terrains ne remontent pas à la même époque et n*oj pas été formés tous ensemble.
Obligé de faire un choix parmi les fossiles, dont l'étude seule oft un champ immense, M. Cuvier nous informe des motifs qui To déterminé à donner la préférence aux quadrupèdes. Cette clas d'êtres organisés étoit tout à-la fois plus féconde en conséquent |)réci>es, et cependant moins connue et plus riche e^i nouveai sujets de recherches. Les coquilles annoncent, il est vrai , que la m existoit aux lieux où elles se sont formées ; mais les osseinens d quadrupèdes prouvent de plus, ou que la couche même qui I renferme étoit autrtfL-is 5 sec, ou qu'il s*étcit au moins formé u terre sèche dans le \oi»inage. La dis]3ariticii des espèces fait w
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que cette couche a été inondée , ou que cette terre sèche avoil cessé d'exister; c'est donc parleurs ossemens que nous apprenons le fait împorrant des irruptions répétées de la iiien La différence qui existe entre les espèces détruites et les espèces vivantes, est aussi beaucoup j lus facile ;'i constater pour les ninminifèresque pour les mollusques,. On pourroit, à la rigueur, soutenir que les coquilles des couches anciennes existent encore dans le fond de quelques mers inaccessibles à nos filets 1 mais pour les quadrupèdes, même pour les espèces de petite dimension, celte ressource , déjà considérablement diminuée par les progrès de la zoologie, s'afîbiblit encore journeHernent par le perfectionnement des connoissances géographiques, qui ne permettront f>Ius -d favenir de supposer lexistence de mammifères inconnus. Loin d'avoir , comme les modernes, visité toutes les grandes terres du globe, les anciens n'avoient porté leurs j>as que dans une portion assez peu considérable de notre continent ; et cependant la plupart des espèces de mamtuiiéres qui y habitent leur étoieni connues, M. Cuvier établit cette dernière assertion en rap]3rochant des indications fournies par les naturalivStes et les autres écrivains grecs ou romains, les notions plus positives recueillies de notre temps. Les fables mêmes racontées touchant certaines espèces trouvent souvent une explication naturelle ; et par la pénétrante sagacité du zoologiste, la vérité se montre îi travers les récits merveilleux des mythologues et la fantasque imagination d*artistes ignorans ou crédules. « Si dix-huit ou vingt siècles, conclut ici n M* Cuvier, si la circumnavigation de TAfrique et des Indes, n*oni » rien ajouté en ce genre à ce que les anciens nous ont appris, il n'y *» a pas d apparence que tes siècles qui suivront apprennent beaucoup » à nos neveux. «
L*ob;et des réflexions dont nous venons de présenter le résumé, est de prévenir l'objection qui pourroit être faîte par ceux qui refuseroient de croire k fentier anéantissement des races anciennes, et qui nourriroient encore fespoir de les retrouver vivantes en quelques lieux du globe* A bien dire , cet espoir est maintenant tellement chimérique, et Tobjection à laquelle il servîroii de fondement est sr foible aux yeux des hommes instruits, quIL semble presque superflu d'y rien opposer. Mais M. Cuvier a voulu circonscrire de la manière la plus précise les phénomènes dont il entreprenoit rhtsioire; et la rigueur presque mathématique des résultats auxquels il parvient, nVst pas un des traits les moins remarquables de Touvrage que nous examinons.
Un des inconvéniens de Téuide à laquelle Tauteur a cru devoir
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yi6 JOURNAL DES SAVANS,
accorder la préférence » c'est que les ossemens qui en son! !e sujct se sont raretnect consenés entiers, comme les coquilles ou les squelettes de poissons » et que (e pfus souvent les caraaéres qui peuTerc serrir ^ faire retron rer leurs analogues dans les collections ou dans les écrits des nauiraifstes , ont disparu dans fétat incomplet et frusie cii la nature nous les fréierAe^ De ià vient que tant d*anteurs eicîinables et d« géologues célèbres, MM. Camper, Paras, Biuiflenl-ach , Sstrnmering, Fau;as, Rcsenmuiler, et tant dTautn-squi ont décrit des os fosiîlesde quadrupèdes, les ont classés d'une manière vag-je, d'après des ressemblances superficielles ; en ione que cette partie de riiistoire des fossiles , la plus instructive de toutes , étoit aussi , avant les travaux de M. Cuvier, de toutes la moins avarxée et celte qui laiisoit le plus à désirer.
Mars, ainsi que l'observe Tauteur, Tanatomie comparée possède un principe qui. Lien développé, étoîi capable de faire évanouir tous Ils einbaxras: c'eit ctliiî de la corréIa:io:i des formes dans les êtres organisés, principe au moyen duquel chaque espèce pourroit , à /a rigueur, être reconnue par chaque fr;>gment de chacune de ses parties. T'-iut éîre organisé forme un ensemble , un système unique dont les parties se correspondent mutuellement et concourent à un même ordre d'actions. Aucune de ces parties ne peut changer sans que les autres ne changent ausfi; et par conséquent chacune d'elles, prise séparément, indique et donne toutes les autres. Si les intestins d*un animal sont organisas de manière à ne digérer que de la chair, et de la chair récente , il faut aus«^i que ses mâchoires soient construites pour dévorer une proie, ses grifll-s pour la saiiir et la déchirer, ses dents j)Our la couper et la diviser, le système entier de ses organes locomoteuis pour la poursuivre et pour l'atteindre , ses organes des sens pour l'apercevoir de loin. Telles seront les conditions générales propres au régime Carnivore; il en existe ensuite de particulières relatives à la grandeur, li i'espcce , au séjour de la proie peur laquelle l'animal est disposé. Les mêmes principes sont applicables, avec le même dégrève rigueur, k toutes les autres conditions de l'existence des animaux , et se montrent à un œil exercé, non-seuI«nent dans leur ensemble, mais dans les moindres détails de leur organisation; et c'est ainsi qu'il est vrai de dire que la classe, l'ordre, le genre ^ et jusqu'à l'espèce, se trouvent exprimés dans h forme de chaque parue.
Mais outre ces rapports évidens par eux-mêmes , et que la thçorie explique d'ut^e manière satisfaisante, il en est d'autres doot la -nécessité ieirtbie moins bien établie , et qui. néanmoins ne lâ'n^at pas de
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'S*oflrfir avec la même régularité* On voit bieiii par exemple, pourquoi fes animauîc h sabots doivent tous être herbivores ; c'est qu'ils n ont aucun moyen de saisir une proie. Mais il paroît douteux qu'on eût deviné y si l'observation ne l'avoit appris , que les runiinans auroient tous le pied fourchu , et qu'ils seroient les seuls qui rauroîenl. Une connoisiance approfondie des (ors qui lient et subordonnent les unes aux autres Fes diverses fonctions des corps animés , ne suffiroit donc pas pour se former ntiii idée complète et sûre de^cette sorte de dépendance ; il faut y joindre une étude attentive, même minutieuse, de fanatointe comparée, et letendre h toutes cesparircufantés qu'on voit exister chez une même espèce, quelquefois sans pouvoir se rendre compte de (eur coïncidence. Sous tous ces rapports, personne ne pouvoir, phis que M, Cuvier, jeter du jour sur tant de questions délicates, de circonstances fugitives, de rapports subtils, qui constituent fes caractères des espèces* C est en ne négligeant aucun des secours qu'une anaïomîe perfectionnée prête à la zoologie, que ce célèbre naturaliste est parvenu h poser sur cette matière des lois aussi précises qu'invariables , et dont les applications offrent les exemples multipliés d*une admirable sagacité et d'une pénétration qui semble avoir quelque chose de divinatoire- Nous aurons occasion d'en citer plusieurs avant de terminer cette analyse.
Un système d'observations peut être si bien lié et telfemeni complet ^ qu*j| en résulte une égale certitude pour ses conséquences négatives et pour ses conséquences positives : c'est ce qu'on observe h Fégard des recherches de M Cuvier. Non-seulement on peut , avec ses descriptions, ainsi que nous h dirons en finissant, considérer comme véritablement restituées et rcconstrulus ^ s'il est permis d? parler ainsi, quatre-vingtdix espèces inconnues, fixer l'époque relative de la naissance de chacune de ces espèces, déterminer par conséquent avec la pfus graiide précision l*ordre où elles se sont succédées; mais on peut assurer aussi que ces espèces, différentes de celles qui existent actuellement sur le globe, ne feur ont pas donné naissance; quelles ne sont pas de simples modifî carions les unes des autres , produites par un changejnent dans fes influences auxquelles elles auroient été soumises. Cette idée, qui s'est présentée avec des apparences si séduisantes & l*esprit de plusieurs habites naturalistes , et d'après laquelle toutes les espèces pourroient se changer les unes dans îes autres , ou résulter, par une altération indéfinie des furrhes, de Tune dVntre elles, ne reçoit donc aucune confirmaiion par fes recherches de M. Cuvier. On peut dire même que ce^ recherches y sont tout-i-fait contraires , puisqu*en constatant
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conservant (6UÏ iiilsi Lien que ceux des lîniniaux , quand ils sonî placé! dans les mêmes circonstances. M, Cuvier, toujours attentif h ne posel comme conséquence que ce qui est véritablement compris dans sor rai>onnement, n'assure pas non plus que fliomme n'existoh point dCj tout avant cette époque. Plusieurs hypothèses également |>IausiL>lei pourroient être opposées à celte assertion : Thomme auroil pu haWief quelques contrées peu étendues , doù il auroît repeuplé la terre après ces événemens terribles. Peut-être ausM les lieux où il se tenoit ont-ifs été eniièrement abîmés, et ses os ensevelis au fond des mersactuetlesj k la réserve du petit nombre d*îndividus qui ont continué son espèce* Ce qui est certain, c*est que rétablissement de l^homme dans les pays 011 se trouvent les fossiles des autres animaux terrestres, c'est àJ dire , dans la plus grande pariie de l'Europe , de TAsie et de rAmériqueiT est nécessairement postérieur, non-seultmeni aux révolutions qui onl enfoui ces os , mais encore à celles qui ont ensuite remis h découverl hs couches qui les enveloppent > et qui sont les dernières que le globi ait subies, la certitude d'un lel fait donneroît le plus grand prix un travail dont il seroit Tunique résultat. Car une telle certitude, acquise à l'événement qui a consommé Toeuvre de la créaiîon , mai^^ le point ou Thisioire de notre espèce vient se joindre à rhistoîre de la nature , et fournit un abondant sujet de réflexions à Thommc religieux, à Tantiquaire et au vérita:ble philosophe* Ici de nouveaux matériaux viennent sofTrir au naturaliste qui continue de tracer lel annales de notre globe. Aux renseigneniens qu'il continuera de chercheri dans les entrailles de la terre, il lui sera permis de joindre ceux se sont conservés dans la mémoire des hommes; et les lumières pIuJ vives quil obtiendra de Tétude de cetie double série de monumenSj,j ajouteront encore à leclat de sts recherches, en lui donnant à lui-; même une plus grande assurance d'avoir approché de la vérité. Le morceau , si remarquable sous tous les rapports, où M. Cuvier combiné ces deux classes de faits pour déterminer l'époque de dernière grande révolution que notre globe ait subie, exige de noire part une attention toute paniculîère. Nous en réservons l'analyse pour un second article , où nous présenterons également le précis des découvertes relatives aux ossemens des quadrupèdes, et quelque^ autres objets qui n'ont pu trouver place dans celui-ci»
J, P, ABEL-RÉMUSAT
Iconographie ancienne, ou Recueil JesporlraUs authentiquer des empereurs, rois et hommes illustres de l' antiquité.
Iconographie romaine, tome II, par le chevalier Mongez , membre de l'Institut royal de France ; avec cette épigraphe : Magnorum virorum imagines , incitamenta animi. i vol. //r--^/ de 334 pag^s, avec un atlas de 35 planches.
SECOND ARTICLE
Dans noire premier article , nous avons analysé fa pariie du chapitre premier consacrée à Jules César, à Auguste et à leur famille.
Les monumens relatifs au règne de Tibère auxquels les auteurs de cet ouvrage ont donné accès dans leur reaieil, sont: i.** Deux médailles qui présentent sa tête bien exécutée, lune frappée Tan 776 par ordre du sénat; l'autre, frappée à Lyon , qui offre au revers Taute/ élevé en l'honneur d'Auguste par toutes lès Gaules (1). Tibère, avec les principaux membres de la famille d'Auguste, avoit été nommé prèfre ds cet empereur déifié: cette médaille, dit M. Mongez, eut probablement pour objet de conser\'er le souvenir de ce sacerdoce. Ce sont ces médailles qui ont servi h faire reconnoître plusieurs des portraits de Tibère. 2.** Une statue de Tibère, de marbre pentélîque , trouvée en 1795 à Piperno (l'ancienne Phernum): d'après le port des deux bras , M. Mongez conjecture avec raison qu*elle tenoii le foudre dans la main droite, et un sceptre dans la gauche, comme les empereurs représentés en Jupiters sur les pierres gravées et les médailles. Sa conjecture est d'ailleurs confirmée par une cornaline du cabinet Poniatowski , décrite par M. Viscontî, dans le Musée Pfo- Clementino. Outre le dessin de la statue , on a reproduit à part fe profil de là tète. 3.* La tête de Tibère, conservée JTu musée royal ;' elle fut trouvée en 1792 dans les fouilles ordonnées par le prince Borghèse. 4-'' Enfin, le beau camcé du cabinet du Roi , offrant fes ])rofils de Tibère et de Caligula.
L'article de Tibère est suivi de celui de Drusus et de ses fils; et quoique le texte et les monumens qui s'y rapportent mérheroient bien , ^ - - . - - -
(1) Tout ce qui se rapporte à cet autel a été savamment traite par M. Artaud, directeur du musée de Lyon, dans un ouvrage spécial intitulé Discours sur les médailles d'Auguste et de Tibère, ûu rei'ers de ravtel de Lyon. Lyon, 1820, i/î-^.»
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que nous nous y arrêtassions un peu ; nous passerons aux incnumens ftlatifs à Germanîcus, parmi lesquels on remarque un bel onyx quî, après avoir appartenu à une église ou on le connuissoît sous le nom de la Fuite du yatriarche Jùitph en Ejypu, fut déposé dans le cabinet de Louis XIV. Agripj ine, et un prince qui a quelque ressemblance avec Germanicus son époux , y sont représentés montés sur un char trainé par des serpens ailés, Oudînet , en 1707, présenta à Tacadémie des inscriptions et belfes-Ielires le dessin et l'explication de ce camée (1) : il y reconnut avec raison Agrîppine , sous remblème de Cérès j tenant des pavots, syuibole d'abondance, à cause de la quantité innombrable de leurs graines. Monifaucon a depuis publié ce camée. Les serpens ailés, attelés au chnr, rappellent celai que Gérés donna à Triptolème ^Dour aller enseigner le labourage aux hommes ; et comme , selon Diudore de Sicile , il commença par Eleusis près d'Arhènes,M, Al(^ngez conjecture que ce camée e5t un monunjcnt de rattachement des Athéniens pour Gtrmanîcus, et des honneurs extraordinaires quiïs lui rendirent , lorsqu^il vint visiter leur pays. On trouvera peut-être celle indfcaiion un peu fugitive ; mais, en archéologie , il faut réunir les plus foibles indices, quand les caractères décî>irs manquent, et Ton peut se hasarder à proposer une conjecture, au défaut de toute autre, quand elle a quelque probabilité*
Ce camée est suivi d'un autre égaletnenl fort beau représentant aussi une apothéose de Germanicus , mais de Germanicus seirf. C'est encofe un monument précieux conservé par la pieuse ignorance de nos pères. Selon eux, il représenioit S* Jean rÉvangélisie enlevé a\i ciel par un aîgfè et couronné par un ange. Le cardinal Ilumbert avoît rapporté ce camée de Constantinople, où il alla, sous le pontificat de Léon IX. Il le donna aux Bénédictins de Sahit-Évre deTouI, qui le conservèrent précieusement parmi Itjurs renques-, mais ils s'empressèrent de lofÎTir il Louis XIV en 16^4» lorsquiïs eurei,it découvert qu'il représenioit un su;et païen. Germanicus y est représenté le haut du corps revêtu de la redoutable égide : d'une main if lient le lUaus, marque de sa dignité; et de l'autre, la corne d'abondSnce, Il est j hcé sur les ailes d'un aigle qui tient une palme dans ses serres. La Victoire ailée offre une couronne au prince déifié* GermaJiicus , comme Tobserve AL Mongez , ne reçut point les honneurs de Tapothéose, Tibère, qui le haïssoit et ne lavoît adopté que par Tordre exprès d'Auguste , fit à peiïie rendre à ses restes les derniers devoirs. Ce seroit donc
(1) Aiim, ûcad» inscu l^ p. 278*
couronne rtdiée , qui a son manteau relevé sur h tète et tieni on sceptre , c&t Jules César déifié ; le personnage momé sur Pégase esl^ Auguste, qui scJève vers Jules Cé>ar; son génie tient les rênes du chewïl ailé : sous le costume des Larbares oiientaux^ un personnage ] résente à Auguste le gloLe , attribut impérial qui désignait le com^ mandement du monde. A la droite de César est Dru>us Tancien , fils adopiif d'Auguste. Mort avant son père* il est placé dans rulympu et sa\ance au devant de lui. Dans la seconde sàm, Tibère ei Livie sont assis au milieu et couronnés de laurier , à cause du sacerdoce. Devant eujt sont debout Germanicus, en costume militaire , et Agripjâïie 1 ancienne, son épouse; tïW est couronnée de laurier. Auprès de ^ermanîcus est placé son fils Caligula , en costume milii^iire t on voit iu|)rè.s de cet enfant, Cliu, muàe de Thistoire, assise et tenant un fû/tiffH/î. Derrière Tibère tt lavie , paroit debout , revêtu d^i costume militaire, levant les yeux et la main droite vers le ciel» et portant la gauche un trophée, Drusus le jeune, fils de Tibère. A la gnuche [de Drusus , est assise une femme cotflfée comme la muse Clio , élevant [irers le menton la main droite; cest Polymnie, muse de l'éloquence. 'Enfin, au bas du siège de Livie, un barbare oriental est assis sur un bouclier ; il représente TArménie vaincue par Tibère. La trouicme iàne contient des captifs dont les costumes sont de deux sr>rtes : in uns , coiffés de mitres semblables îi celles des Phrygiens, revêtus de tuniques à langues manches, portant des chausses longues et n'ayant point de Jbarbe » représentent les peuples de rOrieni vaincus par Tibère ; les autres, à demi nus, portant de longues barbes, représentent les barbares occidentaux. M. Mongez appuie cette explication de tous les rapprochemens qui peuvent la rendre probable. Après l'avoir composée, H a eu communication d'ime épreuve de la gravure du camée où M. Visconii avûii placé les noms qu'il attribuoii aux divers personnages : les deux antiquaires se sont rencontrés pour les noms de Tibère, Livie, Germa* nicus , Caligula, et Drusus le jeune; ils diffèrent pour tout le reste* Les personnages que M. Mongez croît être Drusus l'ancien, Jules César, Tunivers personifié, Auguste, Agrippine, Clio, Polymnie et rArménie, sont nommés par M* Visconfi, Jules César, Auguste, Énée, Drusus Tancien, Antonia, mère de Germanicus, Agrîppine, Liville, femme de Drusus le Jeune 1 et un prince arsacide, en otage à Rome* D'après ces désignations, on voit que M* Visconti reconnoissoit dan^ la scène dn haut* Auguste avec la couronne radiée , Jules César a sa droite, à sa gauche Drusus l'ancien monté ^m Pégase, Énée teruini le glohe : dans celle du milieu, Tibère et livîe; devant eux^ Antonia et Cermanicutf^
déifié» puisque» de son vivant, les Brûlons luiavoKot élevé un temple richemenc doié ( Tac. Ann. 3HV, ji ; Senec. ATrwXaxMf^. J- vni ). M* Moagez hasarde ici une conjecture qui n'est pas sans vraisemblance, « Ce camée n'aurait-il pas été exécuté par Tordre du collège ^de^ prêtres bretons! La médiocrité du travail s'expliqueroic alors » naturelfement, et Thypothèse de M- Visconri trouveroit Ik $on » application. j> Notre savant antiquaire convient que les ceniaure!^ qui trament le char présentent quelque difficulté. Cuper, qui croyoil voir Auguste déifié» irouvoit un rapport évident entre la victoire remportée par ce prince à Philippes, et les centaures qui hnbitoient h Thessa/ie (i). D'apré$ les remarqqes de M. Mongez, il ne faudroit pas beaucoup s'arrêter sur cette circonstance, puisqu'une médaille de grand bronze nous montre Jupiter sur un char traîné par deux centaures ( Vailb JVam. Gr, p. 2 j4) ; et une autre» de ian 4 de Domili^n, Trappée à Alexandrie ( Mus. Plsm. p. ao ) # représente cet empereur ^r un char traîné de la même manière*
Nous avons essayé de donner une analyse exacte de Topinion du continuateur de Viçc^nti ^m ces importans camées , dont rexpliçation exigeoit (e plus de connoissance de fantiquité. Les monumens des règnet divans ne consii»tent qu'en bustes et mcdaiiles ; le choix , qui n a pu être que le résultat d une discussion préparatoire, appartjejii presqu© %%\ totalité à M. Visconti. Ceux du règne de Néron sont assez rares , parce quon en détruisit le plus grand nombre à la mort du tycan. Le plus précieux de ses portraits est celui du musée royal ; il donne une juste idée de lexpression féroce et sanguinaire de la figure de ce monstre. La té te de Poppée sa femme ne se trouve que sur des médailles frappées hors de Tltalie, et dua travail grossier , et elles ne peuvent ^iSm qu'tjne idée fort imparfaite de ses traits : il en est de même de celles de Messaline jeune , seconde femme dç Néron.
Notre savant antiquaire termine Texp^icaiion des monumens relatifs ati règne de Néron , par des considérations générales sur la famille dit Çésats ; il désigne ainsi , avec Suétone ( Calb, i } , les princes qui descendoient du dictateur « lojt par la naissance ^ soit par Tadoption.
\\ réunit ensuite dans un seul chapitre les trois successeurs de Néron, et celui de Clodius Macer leur émule 1 dont les règnes n om rempli
(1) En admettent que l'artiste a comtnis Terreur de placer Phitrppei tir Tbeiijilit^ (;on»mè Flores» Matnli^ii Ovi4ç et Lvçj|in« ,/t
ccccc a
DÉCEMBRE 1825. ^f^p 757
royal : la 6ce et fe profil de ces deux bustes ont été dessinés par MM. Laguîche et Montagny , et parfaitement gravés par M. Corot* Le temps nous a heureusement conservé les traits pleins de candeur et de bonté de Titus, Quoique son règne ait été court, le nombre de ses portraits est considérable. Clconographie en contient deux qui sont les pfus propres à donner une idée de fa physionomie de cet excefftnt prince : 1 .° le profil et la face de fa tête d'une siafue conservée au musée royaf; 2/ le profil et fa face dtT buste en bronze du tuéme inusée ; j,** une belle médaille de grand bronze qui atteste la vérité de ces portraits. Les traits de son successeur , du cruel Domitien , ^ont connus par les médailles et par une belte statue du musée royat, dont fes auteurs de l'Iconographie ont fiiit graver la tête vue de profil et de face.
'Têtteest J analyse un peu sèche, mais fidèle, de ce que contient ce nouveau volume de Mconographie. Ce que nous avions dît, dans notre premier articfe , de J esprit qui a dirigé fe continuateur pour fa rédaction des notices sur chaque personnage: * nou?ï a permis d'insister davantage dans cet article sur ses explications des monumens curieux que cette hVraîson renferme : fe lecteur a pu se faire une idée des soins scrupuleux du continuateur pour se tenir au niveau de la tâche diflficile qu'il avoit à remplir, et juger en même temps de la richesse et de Timportance des monumens qu*if a été chargé dVcIaircîr et tl expliquer. Après les éloges si bien dus au savant continuateur, if faut aussi rendre justice au dessinateur principal ^ M. Laguichc, qui, honoré de la confiance de Visconti et de M. Mongez , a été chargé de reproduire, avec un crayon fidèle et sûr, fes portraits authentiques qui lui étoient désignés ; il a continué de donner des preuves d'un zèle éclairé , ea surveillant Texécuiron des gravures.
Le recueil des dix-sept planches dont se compose cette livraison est précédé du portraft de Visconti , dessiné de profil par M, Laguîche : au-dessous, fe continuateur a eu Fheureuse idée de placer la belfe inscription laiîne composée par Morelli, et qui contient leloge des travaux et du mérite éminent de cet illustre antiquaire. M, Mongez la accompagnée d'une traduction française > au-dessus de laquelle se voit une vignette supérieurement exécutée, représentant fe tombeau élégant Cl simple éfevé à Visconti sur les dessins d*un de ses fits, qui, jeune encore, a déjà pris une pface honorable parmi les archîiecles de notre temps*
LETRONNE
ouvres posthamti de Cahûnî s ^(orm^rtl le toroc V.« de $ti (Euvrej conipktei. Paris, Frrmia Didoi ei Bossange frères, 1825, 459 P*^ges in-S,* Les quatre fomes précédens, imprimés en 1823 et 1824* contiennent les ouvrages que Cabanis a publiés de son vivant. 1* Révolutions et Réformes de ta niédecine; Rapport sur les écoles de médecine; du Degré de certitude de la médecine (xiv et 531 pages)» — IL Journal de la maladie de Mi-^abeau; Observations ttir lef afiections catarrhales; Note sur le supplice de la guillotine; Observations sur les secours publics et sur lei hopitaujt (jya pages). — 111 et IV. R^p- <">rts du physique et du moral de ITiomme , avec trois tables, Tune ana-ly tique, 'autre des auteurs, et la troisième des matières {500 et 587 pages}* — Le volume d'Cffiuvres posthumes contient une lettre à M, F. fur les causes premières; deux discours, l'un d ouverture, l'autre de clôture ,du cours sur Hippocrate; un Éloge de Vicq d'Azyr; utie Notice sur Benjamin Francklin; une Lettre à M. T. sur les poèmes d'Horaére; dix fragment d*une traduction de riliade ( 1.'' ch- v, 1-68, dans le texte; 3/ ch. v. 121-244; s* ch. v* 311- 4«7î 6** ch. V. 119-236, V. 503-529; 9.*= ch* v, 225*4^9? '*^'* ^^^ v, 42H- 605; a2-« ch* V. 90-372, V. 477-515; 24.'' ch» v, 539-57-2); et un poème intitufé iVrm^^ïf </i/ médecin, 102 vers. — Ayant transcrit ci-dessus les premieir vers de TUiade traduits par M. Bigtian , nous en rapprocherons la ver>ioD de Cabanis:
Chante, fific du cieî , 1a colère d*Achilie , Fanc5ic a tr-is les Grecs, en douleurs *i fcriilc, Qui» de tant de héros fruppés avant le temps, Eovovii chei Pluion les miStics palpiunsi Tanais que leurs débris , jetés à Taventare, Des chiens et des vautours devcnoicnt la piuure. Ainsi fut accompli Tarrct du roi des dieux , Quand l'dveugle fureur d'un débat orgueilleux Enflamma lout-à-coup d'une haiuc homicide Achille, enfant dci àicux, et U pvd«^ni Airidc, . Qui divisa ces roîsr &c* Les AUngeois , roman historique du XII.* siècle, par le R.^ Ch. R* Maiurinr iteur de Melnioth, de Beriram , 6^c.; traduit de rangiais (par M de fauconpret) it précédé d'une notice biographique sur rameur, Paris ^ impr^ oe Cosson, libr. de Gossclîn , 1825,4 ^^^* in-iz, >xviij,24o, 233,250 et 240 pages. Pr. jo fr. Les romans de Ch. Rob. Mamrin forment, dans It genre romantique, une espèce particulière qu'on a distinguée par te nom Vt^cult Jré/it[ii/ut\ L'auteur Je h iioiice préliminaire dit qu*«« goût ulatrc réprouve cette, école, mdis que la CÈNÉrALJTÉ des lecteurs l'encourage évid^m^ ment par le besoin insatiable d*é motions fortes , qui caractérise la géfieentiorh acTueiïe,
Vie de John Dryden ^ renfermant Thistoire de la littérature anglaise depuiît ]& Mort de Shakspedre jusauVn 1 700 , par sir Walter Scoft; traduit de l'aii^lai* sur la 2/ èdit, Paris , impr. de Cosson , libr, de Ch, Gosselin , 2 voL lu-t2 , ensemble de >7 ft-nillf s, Pr. 5 fr.
Amiquith romaines, ou Tableau des mœurs, usages et insiitutionî des Romains, par Alexandre Adam, recteur du grand collège d'Edimbourg ; traduit de Tanglais sur la septième édition , avec des notes du traducteur lrafnij:rii et queïqut's-unes dti traducteur allemand: seconde édition ,; revue „ corrigée et augmentée de la vie^dc l'autcurj ainsi q^uc de pinsieufs nocei»
7(Si
TABLE
:des
contenus dans les doui^e cahiers du Journal des Savans publiés en 1S2J, ( Les srmples annonces bibliographiques qui ne sont accompagnées d aucune noie ou notice, ne sont pas comprises dans cette table.)
I. Littérature orientale* Bhagavad - Cuhâ , sive almi Krislin^ et Arjun^e coïloquhini; textum recensuit, interpretationem lat* et adnotaiioncs crincas adjecit Guill. à Schlegel, In Acad. Borussicâ Kbenanâ, 18^3,^/1-^/; article de M, Chézy i janvier, 37-4^*
Meng-iseu, cura Stanisiai Julien. Parisiis, Dondey-Dupré, 18241 in-S,*: riicle de M. Attl-Bémusat ; févr, 79*87, et mars, 189*
Eléruens de la grammaire japonaise , par le P. Rodriguez , traduits par M, Landre5se. Paris, Dondey-Dupré, itJ25, in-S." : article de M. Abel-îtémusat; oc t. 605-611*
Transactions of ïbe asîatîc Society of Gréa t Britain and Irclaod. London ^ 1828, m--^/ * deux art. de Al. Ahl-Rémusats août, 451-4^1 î nov* 682-694*
Mémoires asiatiques, par M. A. Rémusat,Iom* L" Paris, Dondey-Dupré, 1825, in-S/ ; juillet, 44ç; sept, S7J» S7^*
Grammaire arabe vulgaire, par M. A. P, Caussin de Pcrceval. Paris, 1824» 'n-^/.-arncIe de M. SUvestre de Sacv ; avril, 246-249.
Moténabbi, le plus grand des poètes arabes, traduit pour la- première fois en entier par M. de Hammer. Vienne, 1824, iV(5^.* — Commenta lîo de M olenabbîo, auciore Peiro à 5ohlen, Romae, 1824, hi-S/i article de M. SUyestre de Sacy i Janv '4"37-
Recherches de M. L J. Schmrdc sur Thistoire ancienne de la culture dés peuples de TAsie orientale. — l!*xamen de ces recherches par JVL J. Kla|)roth, 1824, i vol. in-Sy ; trois articles de M, Sihestre de Sacy § octobre, 590-604; novembre, 666-677; décembre, 717-728,
Numismata orientalia. The oriental coins, iliustrated by WiïL Marsden.
ndon. 1 82J , ïn-^' : juillet, 447 î article de M. Silvestre deSacy; septembre ,
Mémoire de M. Sihcstrt dt Sacy sur quelques papyrus écrits en arabe, et récemment découverts en Egypte; août, 462-473*
Rapport de M. Silvesire dt Sacy sur les ouvrages qui oni concouru au prix fondé par M, de Volney; avril, 250, 251,
Les Mille et un Jours, contes orieniaux, nouvelle édition donnée par Col lin de Plancy; nov. 697.
Instittiies of Hindu laws. London , 1825, iVi-^,*/ juillet, 447. Annonce d'une bible iriglotie (hcbr.gr. lat. ), disposée par M. Léduse; ^aoûr, 506. — tcrits sur les points voyelles; juin, 384,
4,. IL Littérature grecque et ancienne littérature latine.
l Histoire de la littérature grecque, par M. Schoelh Paris, 8 vol. in-ê/ ,* févf. r2z; mars, 185.
Appendices dé U bibliothèque de M. Coray , Traité* politiques de Plu-
Ddddd
D-ECEMBRE tSl
Le roman du Roit, par Rob. Wace ; août, 506-507.
Le roman du Renart , par Perros de Saint-Clost , 4 ^'^l. in'S,% publié par M. Méon; septembre, 56^^-569.
Œuvres complètes de Boîleau, édition revue par M* Daunou , avec discours préliminaires, notes, &c, Paris, P. Dupont, 1825 , 4 voL în-F*^; janvier > 61 ; mars, i86,
(Euvres de Voltaire, tome XllL La Henriade, avec des observations préliminaires et des notes de M. Daunou, Paris, Jules DicJot, 1825 , m-^/
Discours sur Malfilbtre, par M. de Baudre; août, 505.
Marie de Brabant, poëme en six chants, par M- Anceloi; nov. 696.
Poésies de M, Dorionjmai, 312, 3 13. -^ Poésies de M. Btgnan; déc. 758,
Théâtre de M. Casimir Delavigne; novembre, 696, 697.
Les Martyrs de Souli, tragédie de M, Népomucène Lcmercier, in-S." ^ leptembre, J67-J70.
Chefs-d*ceuvre des théâtres étrangers , allemand , anglais , espagnol , italien, 6cc* Paris, Ladvocat , 25 vol. in-S,* : article de JVÎ. Raynouards janvier, i î-2^.
Racine et Shakspeare , ou Réponse au matiifcite contre le romantisme , par M, de Stendhall , n.** 2, iV^// mars, i86*
Le Temple du romantisme, par M. Hyac* MoreL Paris, 1825, m*^/ ,octobre ,631,
Lord Byrort en Italie et en Grèce ; caractère , opinions &c- de lord B}Ton ; juillet, 44^'
Les Albigeois, roman trad. de Tanglais de Matarin, 4 vol. in-tz; déc» 759.
(Euvres posthumes de Cabanis , //ï-^// déc. 759.
Discours de M, Michelet sur la liaison à établir entre les divers genres d'études ; octobre , 620.
ZJ^ Histoire. — Géographie et Voyagei.— Antiquités, &c,
Biographîe universelle, tomes XXAJX et Xl^^ in-éf." ^ lévrier, iz^; tomes XLl et XLII i juillet, 442.
A new universal Biography, by John Platts j tome I, London , 1825; frt-ÂV/ jtiîllet , 44^*
Dictionnaire classique et universel de géographie moderne , par Hyac. Langioisi 8 voL ia-^*^ , avec atlas; mars, 186-187-
Nouvel Atlas de France , par M. Perroi ; mai, 314.
Voyages de sir WiïL Ouseley en diverses contrées du Levant ( en anglais )• tome lU. Londres, 1823, //ï--^/ .' article de M. Silvestre de Sncy ; mai' 270-278.
Mémoire sur Flnde centrale ( en anglais ) , par sir John Malcolm, Londres 1823, I voh in-6\' : deux articles de M. Silvestre de Sacy ; février, 67-79; avril, 195-201*
Voyage en Perse , par Gasp. Drouvîlle, Paris, i8aj , 2 vol. /'/i-c'?/ ; article de M, Siivisire de Sûcy , juin, 35 4" 34^*
JournaLof a tour in Asia minor, by Wîll. Leake* London, 1824, în-S»^ : deux articles de M, Letrcnne ; juin, 323-^34; juiilet, >95'4<^4*
Voyage de Benj. Bcrgmann chez les Kalmuks, traduit par M, Moris, Châiillon-siir-Seine , 182J , in-S." ; mai, 314: article de M. Rémusat] juin, 363-370,
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lîscoveries in hieroglyphical liitcraiiirc, by Th. Young. London, 182} , m-S.U article de M. SHvestre de Sacy; mars, 1 41-1 54*
Corpus inscriptionam graecarum, cura Augusti Boeckîi. Berolinîj ibij , fasciculus primus , in-fol, ; juillet , 44S*
Nouvel examen criiique et historique de rinscription grecque du roi nubien S'iko t^aT M., Letronne ; } aniclcs : févr. 97-113; avril, 221-234; mai, 259-270.
Origine astronomique du jeu des échecî, par M, Villot. Paris, Treuttel et Wiirtz j in*S/ ; avril, 255.
Extrait d'un mémoire sur Thisloire du coton, par M. Af<7W|<^/ mari, 171-178.
Vases peints par encaustique, essais et observations de M* Artaud ^ et après lui de M. Haussmann ; octobre, 629.
Iconographie ancienne. — Iconographie romaine; tome II, par M. Monget, in-^,''* deux articles de M, Letrotint ; mars, 154-163 ; décembre, 750-757.
Relieiotis de rantiquité , considérées dans leurs formes symboliques, ouvrage de M. Creuzer, traduit et refondu par M. Guigniaud. Paris, Treuttel et Wiirtz, in-S.\' mai, 317,318,
Notes sur la mythologie , par M* le Riche, Paris , 1825 , in-12 ; ocu 637.
Antiquités romaines, traduites de l'anglais d'Alex, Adam (par M.del'A.^.in), 2 vol* in-sz,* déc. 759.
(Euvres de Fréret, recueillies par M. Champollion-Figeac. Paris, Firmin Didoi, in S."; mai, 316*
— ( Histoire littéraire et bibliographie). Storîa délia Vercellense letieratura, dal signor Gregory. Torino, 1819, 1820,4 v^'- in-S/'
Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, par M, Barbier. Paris, Barrois, 4 vol in-è*" ^ article de M, Raymuard ; mars, 131- 140.
Catalogue des livres imprimés sur véltn , conservés dans les btblioihèques publiques et particulières (par M, V. Pr. ), Paris, de Bure, 3 voL m-ê," ; février, izz.
Catalogue de« livres de M, Langl^*^ Paris, Firmin Didot, 1825 ; w-S.' ,février, 122.
Catalogue des livres de M, J. Hurraut; janvier, 60*
3.^ PhHosophîé, — Sciences morales et politiques, — Législation.
Histoire comparée des systèmes de philosophie, par M. Uegérando. Pans, 1823 , 4 vol. in-S,': article de M, Cousin/ juillet, 434*439'
Idéologie expérimentale, Paris, 1825, rn-^,* / octobre, 634.
Essais sur les rapports qui lient ensemble la philosophie ei la morale, par M, Bozzelli, Paris, Grimbert , in-S*/ avril, 255 ; octobre, 634, 63 5*
CEuvres incdites de J, J, Rousseau. Paris , P, Dupont, 1825, 2 vol. in-S*; septembre, 574, 575.
Le Joueur à Paris, par M. Vivien, Paris, 1825, în-iS; septembre, 571 , 572.
L'industrie et la morale considérées dans leurs rapports avec la liberté , par M, Donoyer, Paris , 1825 , in-S/ ; octobre, 635.
Esprit du droit ou Résumé de la science du publiciste , par M, Fritot ^ in'8/ ; septembre, 572, 573,
Histoire de la législation, par M. de Pastoret ; tomes VI et VII, 'm*S*: article de M. Raynouard ; novembre, 657-666,
Recherches sur le droit d'héritage et de succession chez les Indiens 6cc. , par M. Gans ( en allemand ). Berlin, 1823, in- 8.' s juillet, 446; article de M* Hase ; octobre, 621-628.
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Musée de NapI?K, 18 voK févr* 124, 125.
Restitution de denx frontons du temple de Minerve à Athènes, par M. Quairemére de Quincy. Parts, Rignoux, m-S.* : article de M. Litronnt; nov. 65 1-6J7.
Histoire de la vie et dfes œuvres de Raphaël, par M. Quàtremére de Quincy, m-S.^: 2.* et j.' articles de M* Raoul-Rochtttti ^ jativ- 48-56; juin, .347-358-
V. Institut royal de France. Acadétnies et Sociétés littéraires. — tecueils académiques* — Recueils périodiques.
Institut royal de France- Séance des quatre académies; avril, 250,
Académie franiçaise, élection de M. Casimir de Lavigne ; févr. 121, Réception de MM. Droz et de Lav igné, juillet, 439. Séance publique, rapport pur les concours; nrix de vertu, (Stc.;prtx proposés pour Tannée 1826; août, ^^503, 504, Mort ae M. Bigot de Préameneu, yo4* Élection de i^i. le duc Mathieu de Montmorency, nov. 694-
Académies des inscriptions et belles -lettres; sa séance publique: prix décerné au mémoire de M. Lajard sur le culte et les mystères de Mithra. Prix proposés pour les années 1826 et iSî^^y. Éloges historiques de AIM. Langlés et Bernardi, &c. j juillet, 439-44''^^^^^* Guillaimic «1c Huniboîdt et Cretizer nommes associés; août, 4^4- Mort de M* Barbie du Bocage; déc. 758.
Tome VII des Mémoires de i*Académie des inscriptions et belles-lettres, /Vf-^// article de M, Daunou ; sept. 551-565,
Académie des sciences. Mort de M. Deschamps ; discours prononcé à es funérailles par M, de Percy ; janv. 56*58. Election de M. Boyer ; 'févr 121. Mort de M* de Percy, \b\d* — Prix proposés; mai, 310-312, Séance publique et prix décernés; juin, 374, 376. Travaux de l'Académie pendant ('jinûée iSii; juin, 376-379, Mort de M, de Lacépédt; octobre, 628-6^9. Élection de son *nrrf»fl«^iir, M. Rl»rnv»ïlf*r nnv ^iç/j Mort de M. Buache , ïb\d.
Académie des beaux-arjs. Mort de M* Poyet; janv. 56. Mon de M.Girodet-Trioson ; 58, 59. Élection de M, Thévenîn; fevr. 121. Mort de M, de Lespine; sept. j66. Séance publique et distribution des prix, sept. 566-56H. Élection de M. Hippolyie le Bas; nov* 694, Mort de M. Ch. Dupaty, \bid. Élecifon de M- Corto; déc. 75S.
Société asiatique; sa séance publique; juin, 382, 383,
Société linnéenne: ses Annales, deuxième année, m-^/vînir», J89, Prl^ qi/elle propose; avril, 251 , 252.
Société de géographie; sa séance générale; janv, 60,
Académie royale des sciences et belles-lettres de Caen ; ses mémoires; août, 505.
Société d'émulation de Cambrai; ses mémoires, 1825, /«-^/y mars, t8o. Prix proposés ; mai, 3 13. Sa séance publiaue; prix décernés; août, 504.
Société des lettres, sciences et arts de Meiz;prix qu'elle propose; août, 504,
Société académique de Strasbourg; prix décerné par elle à M, Arthnr Beugnot; août, 504*
Académie des sciences et belles-lettres de Toulouse; sa séance publique;
prix décernés et proposés; nov. 694-696.
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