‹ Journal des savants (volume 4)Chapitre 7 sur 53 · J NSTITUT ROYAL DE FRANCE ET SOCIÉTÉS LITTÉRAIRES · texte numérisé non relu

J NSTITUT ROYAL DE FRANCE ET SOCIÉTÉS LITTÉRAIRES

L'Académie royale des beaux-arts a perdu Tun des membres de sa seciion d'architecture, M. Poyer, dont les funéraiîles ont eu lieu le 9 décembre* M. Vaudoyer y a prononcé un discours dont voici quelques extraits. « M. Poyet ( Behnard ) , né à Dijon , le 3 mai 1742, contemporain tks Peyre et Chalgrin , fit , comme eux, de grands progrés, tant sous ia direction de M. d^ Wailly, leur maîïre, que pendant son séjour en Iialie ^ comme pensionnaire du Roi, C'est â cetie époque que M. Poyet, quoique irès-îeune encore, fut chargé, par M* l'ambassadeur de France à Naplcs , de la direction de fêtes importantes, que cet artiste y exécuta de !a manière la plus ingénieuse. De retour en France, M. Poyet, d*un génie actif et laborieux, ne tarda pas à être employé comme ii le méritoif* 11 fut successivement architecte de (a ville, membre de lacadémie d'architecture, membre du conseil des bâtimens ci%'ils, architecte de S, A. R. M,*' le duc d'Orléans, de plusieurs ministres , de rarchevcché, de Tuniversité, delà chambre des députés, et enfin membre de l'académie royale des beauxarts de Flnstitut. , . . Nous avons sous les yeux, et nous admirons tous les jours , cette gracieuse fontaine de Jean Goujon , que son génie a su transporter, et si élégamment ajuster, au milieu du marché des Innocens* C'est à son bon goût et à sa persévérance qu on doit rassainissement et Ton des plus uiiïes ornemens de cette ville, la démolition de toutes les maisons construites sur les ponts. Les écuries d'Orléans, bâties par lui, rappellent Theureusc application qu'il a faite, en ce monument, de la mâle architecture florentinei Mais ce

3 ut met le sceau à la réputation de cet artiste, c'est II- superbe frontispice odécastyîe , d*ordre corinthien , qui, à la tête d'un pont , décore ( avec loùie la richesse et le caractère convenables) fa chambre des députés »

Le 10 décembre, Tacadé mie royale des sciences a assisté aux fuoérarlies de M, Deschamps, Fun de sts membres (seciion de médecine et chirurgie).

.NVIER 1825. J7

Le diicoars prononcé par M. Percy coniient les détails suivans. ** Joseph- François-Louis Deschamps éioît né a Chartres, le i4 ï^^^" 1740, Son enfance fut si débile, qu'un médecin d'un grand nom n*avoit pas hésité d'annoncer ^iix parens qu'il ne passerait pas quinze ans ; prédiction qu'il a démentie par ia longévité, comme Fonienelle en trompa une toute semblable par sa vie •cculaire. Après quelques études classiques, il se crut appelé au culte des autels; mais un sage ecclésiastique l'en détourna , en lui traçant le tableau de* vertus difficiles ^t presque surndturelles qu*exigc cet état; et, entraîné par l'amour de ses sftnblables et le besoin de leur faire du bien , il se dévoua à la médecine, autre sacerdoce qui réclame aussi de grandes \ertus, A dix-neuf «ns^ il se rendit à Paris ; et ayant quelquefois assisté aux visites et aux opérations du fameux Moreau , il se consacra tout entier à Part qui avoit tant illustré ce chirurgien, et pour les progrès et la gloire duquel la munificence de Louis XV et la générosité de Lapeyronie, son premier chirurgien, venoient de fonder de si utiles et de si brillantes institutions. Il aimoit à raconter qu*étant un matin sous le portique de THôtel-Dieu, avec cjuelques-uns de tes condisciples, il s'étoît tout-à-coup écrié, d'un ton prophétique: « Il faut 1» absolument que je devienne chirurgien en chef de cette maison ; » présage vague , comparable à celui de Félix Pereuî , relativement à la tiare, et qui fut sur le point de se réaliser de même, lorsque^ en 1785, le célèbre DesauU^ dans un concours mémorable» n'emporta la place que d'une voix, tuais d'une voix partie de très-haut. Plein de son inspiration , Deschamps fit les efibrts les plus persévérans pour se rendre digne, à tout événement, a une place dont le prestige et la supériorité n'avaient rien d'effrayant pour lui. ♦ . . IJepuîs long-temps, M. Descnamps ama^soit des matériaux pour un ouvrage qu'il avoit à cœur de publier sur ropéraiion de la taille, qui lui étoit très- ÉLmilière, et pour laquelle Thopital de la Charîié avoit été, depuis Tolet jcisqu'à Louis, une école d'essai et de perfectionnement. Cet ouvrage parut en 1796. «• C*est ce qu'on a écrit de plus instructif et de plus complet sur la lithotomie. L'exposé chronologique de cette opération, dont l'un des plus indens procédés (celui de Celse) vient d'être rajeuni, et, sans doute, utilement modifié; ses développemens, ses améliorations successîvesV y sont rapportés avec précision ; et cette production , qui a coûté plus de trente ani de travail à son auteur, en a rendu le nom à jamais recommandable parmi les chirurgiens équitables et éclairés, A la suite du quatrième volume du traité historique et dogmatique de la taille, se trouve un recueil d'observafioos fur ia ligature des artères principales des extrémités, et spécialement dans Tanévrisme de la poplitée» selon la méthode de John Hunter, que M- Deschamps pratiqua le premier en France, et qu'il avoit cherché à perfeciionnen Ces observations , qui avoieni déjà été publiées en 1793 dans le iournal dît de Fourcrojr, sont loin de déparer l'ouvrage où elle^ reparurent trois ans après, avec deux nouveaux faits des plus intéressans. Logé dam l'iatérieur de l'hôpital et au milieu des misères humaines, quand il avoic opposé à celles-ci ses soins , sa sagacité, il venoit enseigner, dans de solides écrits, à leur appliquer les puissantes ressources d'un art dans lequel il avoit «cquîs toute l'autorité du talent, de l'âge et de l'expérience. ... II avoit remplacé a flnstitut le savant et vénérable Sabatier; et comme il le disoit Uï-mëme, ç'étoit une cotnpensattoi^ si belle et si glorieuse , qu'elle devoit

fOURNAL DES SAVAI^/

aouffer toutes plaintes et tous regrets de sa part. Des privations de plus d'unfc espèce, des peines domestiques, vinrent toui-à-coup rassaillrr, et troubler s* vieillesse» jusque-là si heureuse et si paisible. Sa douce hilarité fit place à une tristesse inquiète, son jugement s'obscurcit, ses idées sVgarèrent, et il tomba dans une situation pbysiqne et morale qui ne permit plus de former aucun vœu Dour la durée d'une vie dont le terme ne pouvoii arriver assez tôt pour Itii. Il est mort le 8 de ce mois, âgé de quatre-vingt-quatre ans et huit

mois, laissant un fils qui est docteur de la faculté de médiinc de Parts, ei qui s*est fait connaître par un traité sur les maladies des foswi n la traduction de plusieurs ouvrages écrits en anglars. »

Le 1} décembre, l'académie royale des beaux-arts sVsi réunie pour assister aux fanéraiîles de M. Girodt^t-Trioson. « En moins de cinq jours , a dit M, Garnicr, président de cette académie , on aura vu trois fois llnstitut royal de France^ au milieu de ces tombeaux, rendre'Ies derniers honneurs dus à chacun de ses membres... La carricre longue et honorable fournie par les deux premiers, beaucoup plus qu'octogénaires > pourroir, en quelque sorte, compenser l'amertume des regrets, puis(ru*il est donné à si peu d'homme* d'atteindre à ce degré de longévité. Mais un irait imprévu de Tim* pitoyable mon nous ramène aujourd'hui à la suite d'une troisième victime qu'elle semble avoir choisie pour nous faire sentir plus vivement sa fatale puissance, en l'arrêtant au milieu de la plus brillante carrière > dans cette précreuse époque de la vie où l'homme de génie jouit du développement et de la plénitude de ses moyens, de toute la maturité de son talent, affermi par de nombreux succès. . » Al, Girodet , cet artiste si recommandable et si cher à tous ceux qui ont eu l'avantage de le connohre, nous est enlevé dans sa cinquante-septième année. Il éioît né à Montargis, au mots de janvier 1767^ Son imagînanon ardente , son esprit vif et péoéirani, le firent inifier de bonne heure à i*étude des lettres, où if puisa une connoissance familière des bons auteurs» L'activité de son génie le détermina à se livrer à la peinture. 11 en reçut les premiers principes dans cette école justement renommée , qui a si puissamment contribué à ramener les arts vers les sources du vrai beau, dans cette école d'où sont sortis presque en même temps ces élèves célèbres, ses dignes émules, dont s'enorgueillît aujourd'hui l'école française, en les comptant parmi les grands maîtres qui Tont illusirée. Ses premiers pas dans la carrière des arts furent autant de succès; il obiint rapidement toutes les palmes académîqutf» Nommé pensionnaire du Roi à l'académie de France à Rome , il y arriva vers la fin de 17H9. J'avois eu, un an avant, favantage de l'y pfécéder; une amitié franche, née au milîeti même des concours , s'étoit établie entre nous. Cl s'est depuis toujours maintenue «ans altération. C'est pendant son séjour dani cette antique capitale du monde , que, pour première preuve de ses éludes dans la terre classique des ans , il fit ce bel Endymion que semble presser avec tant de charmes une vapeur mystérieuse. Il recueillit dès-lors les applaudissemeni des anistcs et des amateurs de tous les pays, en exposant à Rome cet ouvrage s! parfaitemeni beau , quî obtient encore chac[ue jour les mêmes suffrages. La rcconnqissance lui fit traiter Tannée suivante le sujet du désintéressement d*Hippocrate. Il faifoit ce tableau pour M. Trioson , médecin, qui avoit été son tuteur I et qui depuis le déclara son fils d'adoption, . . Ce seroir mécon*^ lioîtrc ce que nous devons en ces cruels et derniers instans, que d'entreprendre

ici rcnuniération de ses autres ouvrages , tous si bien connus , ci que la posté* nié recueillera avec un respectueux empressement î leur auteur ne mourra pai tout entier; son nom ne périra jamais, ...»

M* Raoul-Rochette a prononcé aussi un discours aux mêmes funérailles. « Laissons, a-t-il dit, laissons au tenr|)s, qui , s'il dévore les talens, fiate du moins leur place dans Testime et dans le souvenir des hommes; laissons à la postérité, a laquelle appartient déjà le nom de M. Girodcr, le soin d'apprécier dignement son génie et ses travaux: attendons, pcsur des éloges légitimes, un temps et un lieu propices. Mais avant de nous séparer d'un collègue et d'un ami , disons ici tout ce que son ame renfernioii de nobK-s sentimens, et son cœur de pensées généreuses. Doué de cette conscience du talent qui vaut souvent mieux que le talent même, amant passionné de la gloire, en Homme qui se sentoil fait pour elle, il la rechercha par tous les moyens, comme il eût pu la trouver par toutes les routes; il s*y montra sensible dans sç$ propres succès, autant qu'il s'en montra digne dans les succès d*auiruî. Je Tai vu tout récemment, et qu'il me soit permis de citer mon propre témoignage, puisaue c'est à-Ia-fois un hommage à sa mémoire et un soulagement à ma idouleur; je Tai vu applaudir au peintre de Sainte-Geneviève, avec cette conviction d*un esprit éclairé, avec cette chaleur d'une ame ardente,

3 ai doubloient le prix de son suffrage; et je sais aussi tout ce qu'il y eut en lui *estimepour le peintre de Henri IV*, . . w

La société de géographie a tenu sa séance générale à l'hôtel de ville , le a6 novembre dernier. Elle était présidée par M. le vicomte de Chateaubriand» « Apres la lecture du procès-verbal de la séance générale du mois d'avril, M. Malte-Brun, secrétaire général de la commission centrale, a rend a compte des travaux de la société pendant Tannée écoulée. On a remarque avec un vïf intérêt combien ses relations se sont étendues, l'importance des communications qui lui ont été faites, et le nombre assez grand de voyageurs dont clic dirige les recherches. M. Jomard, président de la commission centrale, a présenté à l'assemblée le premier volume du Rgcuell de voyages , relations it mémoires qu'elle publie, recueil dont M, de Férusiac , secrétaire de la société, a fait sentir l'intérêt par la lecture de favant-propos de M. JVïahe-Brun* Le premier recueil des questions adressées par la société aux voyageurs et aux savans dans tous les points du giobe , et dont les diverses parties formeront nn ^récitnx desiderata pour les lacunes que présente la science, a été également offert à la société, ainsi qu'une carte des paschaHis de Bagdad, d Alep et d'Orfa, dressée par AL Rousseau, consul général de France à Bagdad, et publiée aux frais de la société. Plusieurs ouvrages ont âîtiséson attention, entre autres un mémoire sur la Guiane hollandaise , par M. Leschenaut de la Tour, et publié à Caïenne par ce voyageur, et le dictionnaire françaisf wolof et français- bambara, par M. Dard» ancien directeur de fécole de Saint •Louis du bénégal. Quinze nouveaux membres ont été admis dans la société, parmi lesquels on a remarqué des noms célèbres dans les sciences et Tadministralion. On a entendu ensuite le compte rendu de l'emploi et de l'état des fonds, et la société a vu avec une grande satisfaction leur situation prospère. La séance a été terminée par la lecture d'un morceau plein de faits invporian» lur l'état actuel des découvertes modernes en Afrique, par M. Jomard, Enfin l'an non ce d'un prix de 1,000 francs fait à la société par M. le comte Orloff,

sénateur de rcmpirc de Russie, pour être employé de la manière la plus mile à la science , a eié reçue avec reconnoissance. ...

« Un anonyme vieni de faire un don de mille francs à la Société de géo» graphie, pour être joint au don récemment fait par M. le comte Orloffj sénateur de l'empire de Russie, pour Fencouragemenides découvertes, et aux autre* dons semblables, et être offert en récompense au premier voyageur qui aura pénétré jusqu'à la ville de Tombouctou, par la voie du Sénégal , et qui aura

f procuré, i.° des observations positives et exactes sur la position de cette ville, e cours des rivières qui coulent dans son voisinage et le commerce dont elle est le centre; 2,^ les renseignemens les plus satistaisans sur les pays comprii entre Tombouctou et le lac Tsaad, ainsi que sur la direction et la hauteur des montagnes qui forment le bassin du Soudan. Il seroit à désirer que cet exemple excitât le zélé généreux des amis de la science géographique et de tous ceux qui s'intéressent aux progrès des découvertes. On souscrit au secrétariat de la Sociétéj rue Taranne, n.** 12, «

LIVRES NOUVEAUX

FRANCE

Catalogue des livres composant la biblîothèaue de feu M, M* J* Hurtaut , architecte du Roi, inspecteur général des Daiimens civils, et membre de l'Institut royal de France, dont la vente aura lieu le mercredi 12 janvier 182J, et jours suivans , six heures de relevée, en sa maison rue Ricbepanse, n.** 4- Paris, impr, de M.'"* Hutard, chez Merlin, rVï-^/ de 170 pages avec portrait. Prix , 2 fr. jo cent. Cette bibliothèque est sur-tout riche en livres d'architecture ; on y trouve tout ce qui a été publié d'important sur cet art et lur ceux qui s'y rattachent.

La Clef des étymoîogies ^oni toutes les langues en générât, et pour la langue française en particulier, par M. Fonianier, auteur du Manuel des tropes * A Fan5> chez Brunot-Labbe, libraire de runiversité royale, quai des Augustins, n.<» 33, 1825, m-/2^ viij et 34^ pag^s. Frix^ 3 fr. et 3 fr. 7J cent* par la poste.

Archéologie française ^ ou Vocabulaire des mots anciens tombes en désuétude et propres à être restitués au langage moderne, parCh* Fougensi de Tacadémie royale des inscriptions et belles-lettres. Paris, impr. de Firmin Didot, librairie de M."'* veuve Desoër, 1825 , 2 vol. In-S^^ Prix, 14 fr. Le premier volume a paru en 1821 « et nous en avons rendu compte dans le cahier de mars 1822, pages i8o-j8î : nous ferons pareillement conrioître le tome IL

Oraison funèbre de Louis XIH , prononcée par Godeau, évêque de Grasse, dans son église cathédrale; deuxième édition, publiée par A* M. H. B, C. (Ni* Eoulard). Paris, de Beausscaux, 18241 m- J.% iv et 36 pages. La première édition est de i644-

Discours sur la vie et les oui^rages du président Jacqitis^ Auguste dt Thou^

Car M* B. Guérard, attaché à la section des manuscrits de Ja bibliothèque du loi. Ce discours a obtenu la première mention honorable à l'académie française. Paris, impr. de Firm. Didot, librairie de Lheureux, 1824, m-8*,* de 3 feuilles,

Theodoraou la Famille chrétienne [romÀu historique), par M- Camille PaganeL Paris, 1825, impr. de Marchand du fireuil^ chez Ladvocat, in-isii de viî) et 148 pages. Prix ^ 2 fr.

Sctnts Je la nature sous Us tropiques, et de leur inâuence sur la poésie; suivies de Camoens et Jo^ejud'io , par Ferdinand Denis, Paris, inripr. de Majchand du Breuil, chez Loim Janet, iV^/ de 526 pages, avec une gravure." Prix, 7 fr. <tJVlon ouvrage, dit Tauieur , a deux buts: celui de rappeler «Tinfluence de la nature sur rimagination des hommes qui viveiu dans le* » pays chauds, et celui de faire connoître aux Européens le parti qu'ils peuvent

• tirer des grandes scènes dont ils n'ont souvent qu une idée imparfaite. Je me

• SUIS efforcé en même temps , pour donner plus d'utilité à roon travail, de

• présenter dans les épisodes un tableau exact des mœurs de phisicurs tribus

• sauvages, 9> M. F. Denis, dans la nouvelle qui termine son livre, s'est appliqué à jeter sur fa vie de Camoens des lumières puisées dans les œuvres de ce grand maître.

£>e TibuUi vhâ et camihùbus dîsseruit Philippos Amatus de Colbery. Parisiis, excudebat Dondey-Dupré , in-S,* 78 pag. L De anno Tibulli nataliiio (U. C. varrontano 710, ante aer. ch, 44). — IL De PuelHs quas amavit Tibullus, Deliâet Nemesi,quïbus immeriio annumerantur Nersea et Glycera, ficta nomtna , et Sulpîtia , non à T"jbulIo,sed à quodam ejus amico adamata. *--IIL DeLygdamo (an vana umbrasît,an verus autorquorumdam carminum Tîbullo adscripiorumî) — IV. De Maratho et aliis qui in Tibulli carminibus memorantur. — V. De carminé in Messalam. ^ Sequiiur Aibii Tibulli viiae synopsis chronologica usque ad annum U, C. varronianum 736 (ante mu ch- 18), quo poeta obiit annos natus 27.

Satires de O. J, Juvénal , traduites en vers français par V, Fabre de Narbonne, professeur à Tinstitution de Sainte-Barbe; 3 vol. m-^.% avec ie texte en regard, pour lesquels on souscrit chez Théophile Berquet, quai des Augustins, n.** 29, a raison de 18 fr. Le prix sera de 21 fn pour les non-souscripteurs.

(Euvres complhes dt Boileau Despreaux , avec des préliminaires et des notes, par M. Daunou; édition publiée par P. Dupont, hôtel des Fermes, 4 vol. lii'S,^, dont le premier paroîtra â la 6n de |anvier 182J. Prix de chaque vol. , 5 fr* 50 cent.

Œuvres dramatiques et lyriques de M. Aforatîn ( en espagnol ) , 3 vol. in-S/ , pour lesquels on souscrit chex Bobée, imprimeur, rue de ia Tabletterie^ n»*» 9, Prix de souscription , 24 fr.

nAP£PraN£AAHNIKH2BIBAIO0HrHSTOMOSEïCTOS, &c. Tome VJ/ des Appendices de la Bibliothèque grecque publiée par M. Coray. Ce volume cootieni des traités politiques de Plu tarque, dont les principaux sont ceux qui ont pour litres : Si Tadminiscration convient au vieillard; Préceptes d'administration; De la monarchie, delà démocratie et de l'oligarchie. L'éditeur y a joint des préliminaires ( un dialogue sur les intérêts de la Grèce}, et des notes. Paris, Fimiin Didot, 1824; 181 et i8j pages //»-<?,*

Œuvres complètes de Cabanis, tomes lU et IV, Paris, impr. de Fîrn^in Didot, librairie de Bossange frères, 2 vol. in-S.* , 500 et 587 pages.

Opinions littéraires, philosophiques et industrielles , avec cette épigraphe: » L*âge d*or, qu'une aveugle tradition a placé jusqu'ici dans le passé, est 1» devant nous. » Paris , impr. de Lachevardière fils, librairie de Bossange père, in-S/ de 400 pages. Prix, 5 fr. papier vélin* Un dialogue entre un artiste, un savant et un industriel, placé à la fin de l'ouvrage, en résume toutes les opinions. Les auteun promettent 4c publier incessamment un nouveau volume.

Séance ttîtéraîre annuelle 4e Virtsthuùùn maisùn de Sainte- Barbe , Aingtt par M. de Lanneau fils. Pans, Gratiot, 1824, ïn-S*" , 33 pages. Morceaux composés par les élèves, en prose française, eo prose latine , et en vers laÛTîs.

Dictionnaire géographique universel j conienant la description de tous kf iicujc du globe inréressans sons le rapport de la géographie physique et poirtique* de riûstoire, de la stacrsfique, du commerce, de rfndustne, &c.; paf une société de géographes: tome Jl, Bea — Cafrerie propre, Paris» impr. de Didot jeune, libr. de A. J- Kiiian, in-S," de 25 feuilles. Prix de chaque volume, 7 fr.

Histoire romaine, depuis la fondation de Rome jusqu'à rétablissement de fempiret par Auguste Poir^on, professeur d'histoire au collège de Henri W '* tome I.^S contenant Thistotre de Rome depuis sa fondation jusqu'à la fin de !a seconde guerre punique* Paris, imp* de Fain, libr, de L. Colas, in-S/ àt j8 feuilles,

Notice sur la vie de Saladin , sultan d*Égypte et de Syrie, par M. Reinaud, employé au cabinet des nus, de la Biblîoth. du Roi* Paris, Dondey-Dupre, 1824, 4' psges in-S,^ Celte notice, rédigée avec beaucoup de précision î' paroît puisée dans les meilleures sources.

Le Duc de Guise à Naplcs , ou Mémoires sur les révolutions de ce royaume en 1647 et 1648. Paris, impr. de J. Didot aîné, libr. de Ladvocai , /n-^/ dé 20 feuilles un quart-

Histoire politique et statistiijue de l'Aquitaine, ou des pays compris entre U Loire et les Pyrénées, l'Océan et les Cévènes; par M. de Verneilh-Puiraseau: tome 11. Paris, impr. et libr. de Guyot-

Histoire de la résolution de 1688 en Angleterre; par F, A. J. M azuré, inspecteur général des études. Paris, impr, de F, Didot, lïbr, de Ch. Gosselin, 3 vol. in-8.* , ensemble de 91 feuilles»

Papyrus égyptiens historiques, annoncés dans les lettres de M. CbampoîHoR le jeune, écrites de Turin le 30 octobre et le 6 novembre 1824 » 8 pages irï-^-% extraites du Btiîlclin universel des sciences et de Tindustrie.

Rapport fait à l'Académie des inscriptions et belles- let très , dans sa séance du 2j juillet , par M, Raoul-Rochette, au nom de sa commission des antiquitéf nation a 'es, sur les mémoires envoyés au concours pour les trois médailles d'or accordées par S. Exe. le ministre de rîntérieur aux auteurs des trois meîlleuTs mémoires relatifs à nos antiquités. Pafîs , impr. de F. Dtdot, m-^/de 12 pages-

Afétnorial pratique du chimiste manufacturier , ou Recueil de procédés d*arts et de mannfactureî! traduit de l'anglais sur la trorsicme édition de l'ouvrage de M. Colin Mackensie, intitulé One thousand experiments in chanistry , revu et considérablement augmenté par le traducteur. Paris, impr. de F. Didof, librairie de Barrois l'aîné, 2 vol. in-8,' ^ ensemble de $9 feuillei et demie. Pf. lafr.

Cours pratique et théorique d'ûrîthmétiqut , d'après les principes de Pesialozzr , avec des modifications; contenant des exercices de calcul de tcre pour tous iei âges, un grand nombre d'applications , des questions théoriques sur Ici drv*erses parties de rarithmétique , une table de la réduction des monnoiei, une théorie des logarithmes, <5cc. &c. ; ouvrage également propre aux instituteurs et aux mères de famille, &c.; par H. L. D. Rivail, disciple de Pesta*lozzi; ouvrage agréé pour S., A. R. M.«' le duc de Bordeaux. Paris» chex Pillei aîné, rue Christine, n.« 5,2 voL in-iz, avec pi. et figures. Pn 6 fr.

JANVIER 1825.^ 6i

nm$èd9èi tiéi ^ temps , ou des mouvemens ccicstes , à i'usage des astro* ïïomes et des navigateurs, pour Tan 1B27; pablR-e par le bureau des longitudes, Paris, impr* de Huzard-Courcier, librairie de Bachelier^ m*8.^ de 27 feuilles, «vec uoe planche. Prix, 6 fr.

Rapport sur Us prodmU de Vhidvstrk fran^iine ^ présenté au nom du jury cenrral^ â son excellence M* le comte Corbière , niinistre secrétaire d'état de riniérreur , approuvé par M» le duc de Dpude^Tuville , rédigé par M le vicomte Héricart de Thury , conseiller d'état , et par M. Migneron , ingénieur en chef au corps royal des mines. Paris, impr, royale, //i-^.* de 33 feuilles et demie.

Traité ^oohgîque et physiologique sur les vers intestinaux de l'homme, par M* Bremser; traduit de l'allemand par M. Grundlcr, revu et augmenté de tiorcs par M. de Blainvîlle. Parii, impr. et librairie de Panckoucke, in-8^ de 37 feuilles et demie, plus un atlas in^." Prix, 12 fr.

Les cinq Codes français ^ complétés conformément à Tordonnance du 17 jaîHet 1816, par l'addition des lois postérieures , des ordonnances royales , des décrets , des avis du conseil d'état, ocs in5tructions ministérielles , cl généralement de tous les actes de l'autorité publi<iue qui les étendent, les modifient, les développent, les inttrgj-éteDt, et en règlent l'application \ expliqués, savoir, les Codes, par la conférence avec le texte, sans morcellement et au moyen de simples notes indicatives , i.° des procès- verbaux du conseil d'état contenaiu la discussion du Code civil, qui sont en pnrtîe inédits; 2," des procés-verbaujr , entièrement inédits, de ta discussion du Code de commerce, du Code de procédure civile , du Code d*instruction criminelle, et du Code pénal; 3.^ des procès- verbaux, également inédits, des sections du tribunat , contenant leurs observations sur le Code civil, sur le Code de commerce, sur le Code d*insiruclion criminelle, et 4ur le Code pénal; 4-" ^^^ exposes de motifs, rapports- et discours , de mcme inédits ou peu connus, auxquels fa confection des Codes a donné lieu; * - . le tout précéoé de prolégomènes, par le baron Locré> ancien secrétaire général du conseil dVtai, auteur de fLiprit du Code civil, de TEsprii du Code de commerce, de l'Esprit du Code de procédure, &c. (Sîc, ; 20 vol, in-S*^ qui seront publiés par souscription^ â raison de 7 fr. par vol., chej MM. Treuttel et Wiîrtz*

Code admhilstratlf dts hôpîiaux , hospices et secours a domicile de la ville df Paris. V^rist impr, de M,"*« Hu^ard, a vol. //i-^/ ensemble de 162 feuille^.

Archives historiques et statistiques du département du Rhône, novembre J824, Lyon, impr. ei libr, de J. M Barrei. C'est le premier numéro d'un recueil qui pftroîtra chaque mois par cahier de cipq feuilles in-S,* « Chaque cahier commencera par un article de naiisiiquc proprement dite, concernant le départer n^cnt du Rhône, ou mcmc les dtpartemens limitrophes qui ont avec ce dernier quelques relations immédiates: 1 histoire, la biographie, la bibliographie, la littéraïuie, considérées aussi dans leurs rapports avec la localité» ci qui, sous ce point de vue, sont é^i dépendances dt; la statistique, occuperont la seconde place. En un mot, de toutes les sciences, la politique seule sera bannie de ces Arçhives^ -» On souscrit à Lycfn, chet Barret; a Paris, chez Audin , librajjc, quai de* Augufiiîns, -

Revue eucyclôpedique , ou Analyse rahonn^fe des productions les phïs remar^ quablei dans les sciences, les arci tndusirtelij la littératare et les beaux-arts;

par une réunion de membres de rinstitut» et d'autres hommes de lettret; î2 cahiers iVi-*?." par an. Prix, 46 fr. pour Paris; 53 fr. pour les dépariemens. On iouscrtt, a Pari*, au bureau central, rue d'Enfer-Saînt-Michel» n.** 18; à Stra»bourg et à Londres, chez Treuttel et Wiirtz. Ce recueil, fondé en 1819 par M* A. Julien j de Paris, a reçu , depuis cette époque, des améliorations successives. Chaque cahier se compose aujourd'hui de 2^0 pages et se divise en trais sections* I. Mémoires , notices ei mélanges. IL Analyses d*ouvragcs. IlL Bulletin bibliographique. Cette dernière section , la plus étendue dc$ trois, est aussi la plus importante; elle présente, de mors en mois, Téiat dci publications scientifiques et littéraires, non-seulement de TEurope, mais du reste du globe: les rédacteurs s'appliquent à y tracer un tableau comparé des progret de finsiruciion ou même de la civilisation chez tous les peuples modernes. La seconde section oSre un examen plus détaillé des principaux ouvrages qui se

f>ublient en France, et Ton peut regretter qu'elle n'embrasse point les meillenfs ivres étrangers. Entre les articles compris clans cette seconde partie, nous citerons particulièrement ceux de M, Andrieux, sur le Théâtre cies Grecs, publié par M. Raoul-Rochelte. Chaque cahier de la Revue commence par des mémoires originaux, où la nouveauté des aperçus, Timportance des sujets et la précision du style, fixent Tattention des lecteurs. Tels sont sur-tout, dans lei numéros de cette année, le mémoire de M. de Monigéry sur la navigation souS'» marine, la discussion de MM, de Sismondi et Say sur la balance des consam* mations avec les produciwni; plusieurs morceaux de NI» Lémontey, &.c*

Nota. On peut s'adresser à la Uhraîrie de MM, Treuttel et Wurtz, a Puriêj me de Bourbon^ n.^iy } à Strasbourg, rue des Serruriers ^ et a Londres, n.* jo • Soho-Square , pour se procurer les divers ouvrages annoncés dans le Journal dn SavanSé II faut affranchir les lettres et le prix présumé des ouvrages.

TABLE

Considérations générales sur Vanalyse organique et sur ses applications} par M* E' ChevreuL [ Article de M. Aoel-Kémusat. )••••,••», Pag. 3 ,

chefs-d'œuvre des Théâtres étrangers^ allemand , anglais, espagnol,

italien , ifc. { Neuvième article de M. Raynouard. )..*,».,.♦, 1 1 .

Moténabbi , traduit par Af. Joseph de Hammen — Ci^mmenîatto dâ Moîenabbio ejusque carminibus , auctore Petro h Bohlen, {Article de M, Silvestre de Sacy, ) , » • .*•..•• a4*

Bhagavad'Guitâ , slve abni Krïshnœ et Afjunae Colloquium , de rebug

divinis, Bharateœ episodium, ifc. ( Article de Af\ Chézy. ) 37 *

Histoire de la vie et des ouvrages de Raphaël, ornée d* un portrait i

par M. Quatremcre de Quincy. ( Article de M. Raoui-Rochette- ) , 48 -

PfouvelUs littéraires • • • . ...«.*..* j( *

Page 1