PRIX PROPOSES
Prix d'éloquence à décerner en 1875. — L'Académie propose pour âujet du prix cVéloquence à décerner en 1872 •TEloge de Vauban. » — Les ouvrages adressé» ou concours seroijt reçus jusqu'au i5 février 187a.
Les conditions arrêtées pour le concours aux prix de vertu de la fondation Monthyon seront appliquées au concours pour la médaille de i,oco franco de la fondation Souri'nu, et pour les six médailles de vertu instituées par M"* Marie Lasne.
Prix Halphen, — L'Académie décernera , pour la quatrième fois, en 187a, le prix triennal de r,5oo francs, fondé par M. Achille-Edmond Halphen, et se composant des arrérages de trois années d'une rente de 5oo francs, pour être attribué à l'auteur de l'ouvrage que, selon les termes de l'acte de fondation, l'Académie jugera à la fois le plus remarquable au point de vœ littéraire ou historitiae, et le plus digne au point de vue moral — Les ouvrages adressés pour ce concours devront éJre envoyés avant le i" janvier xSya. Les concurrents devront en déposer trois exetnplaires au secrétariat de l'Institut.
Prix Thiers, — Les ouvrages destinés a ce concours ont été envoyés avant le i" Jnnvier 1871, La décision de TAcadémie sera proclamée en 187a.
Après la proclamation et l'annonce de ces prix, M. Camille Doucel a lu des fragmenls de lEloçje de Sulfy, qu\ a remporté le prix d'éloquence.
Le rapport de M. Legouvé, directeur, sur les prix de vertu » a terminé la séance*
ACADÉMIE DES BEAUXARTS.
L'Académie des beaux^arls a tenu , le samedi 1 8 novembre^ sa séance publique annuelle sous la présidence de M, Henriquel.
La séance s est ouverte par un discours du président, annonçant, dans l'ordre suivant, les prix décernés et les sujets de prix proposés.
PRIX DiéCKANCS.
Prix Deschaumes. — Ce prix a été partagé, pour le concours de 1870, entre MM. Gravigny elSébîlle, et, pour le concours de 1871, entre MM. Gerhard, Callot et Vice.
Prix Lambert. — Il a été (>ortagé, pour le concours de 1 870 , entre MM. Mercier, Anastasi , Walcher, Camatle , Pollel et M"* Caron , et , pour le concours de 1 87 1 , entre MM. Chambard, Walcher, Coinclion et M"* Caron»
Prix de Mai II é'Latoar Landry. — Ce prix a été décerné à M. Ernest Ba rri as , sculpteur, ancien grand prix de Rome.
Prix Charticr ( pour la musique de chambre). — Ce prix a été obtenu par M. Georges Malhias.
Prix Trémont. — L'un des deux prix de la fondation de M. le baron de Trémont a été partagé entre MM. Mathieu et Charles, l'autre entre MM, Hignard et Justin Cadaux.
Prix Leprince* — Ces prix, rendus aux lauréats de Rome par une décision récente de l'Académie, ont été attribués, pour 1870, a MM. Lemalte, peintre, Lafrance, sculpteur, Thomas, arcltitecle, et Jacquet, graveur en taille-douce, et, pour 187 k h
:m JOLRNAL DES SAVANTS. — NOVEMBRE 1871.
MM. Toudouzc pour la peinture, Marqucsic pour la sculpture, et Ulmann peur l'arr-iiilcclure.
Prix Achille Leclère. — Ce prix, dont le sujet, pour le concours de 1870, était : «Un phare à l'entrée du canal de Sucz,i a été remporté par M. Ëug-ène Oudîné. élève de M. Constant Dufeux.
Le sujet du concours pour 1871 était : t Un monument funéraire comméinoratif «de il défense de Paris.» Le prix a été décerné à M. Deslignièrcs . élève de M. Qucstcl. Ufie mention honorable a été obtenue par M. Pierre BenouviJlc. élève 'le M. André.
Prix Troyon. — Sujet proposé pour le concours de 1871, « Une inondation. » Ce prix a été décerné à M. Louis-Henri Saintin, élève de M. Pils. Une mention lionorahlc a été accordée à M. Alfred Brunet Debaine.
Prix Bordin, — Ce prix, pour la question d*architecturc, t Études des dilTérences ' et des analogies entre Tarchitecture grecnue et larchitecturc romaine, » a été partagé entre M. Henri d*Ë8champs et M. Emile Malay, architecte à Clermont-Ferrand.
Pour la question de musique : « Définition et histoire de la musique dramatique « en France. ■ Ce prix a été remporté par M. Gustave Cliouquet.
PUIX PROPOSAS.
Prix Bordin, — L'Académie avait proposé, pour sujet du prix a décerner on
1 87 1 , la question suivante : « Rechercher quels sont les moyens les plus dignes et
' les plus eincaccs pour élever l'art et honorer le mérite des artistes. Étudier, à ce
point de vue, Tinfluence des expositions et des récompenses annuelles snr la
« marche des beaux-arts et sur le goût public. >
Aucun mémoire n'a été présenté. Le sujet est maintenu au concours, dont la clôture est fixée au 1 5 juin 1873.
Klle propose, pour sujet du prix à décerner en 1873, la question suivante : « Heclierclier où s'étaient formés, d'où venaient les sculpteurs imagiers qui se sont ■ produits à partir du commencement du xiii* siècle, ce qu*ils étaient, leur condition sociale, l'origine du caractère de leurs œuvres, dans les monuments de la • France jusqu'au règne de Charles VI, inclusivement. »
Ce concours sera clos le i5 juin 187a.
Klle propose, pour sujet du prix à décerner en 1878, la question suivante : Kxposer les conditions de l'alliance qui doit exister entre les arts et l'industrie; « déterminer les points de contact qui les rapprochent, les limites qui les séparent ; j conclure en indiquant, parmi les diverses institutions utiles, celles qui seraient à « modifier ou à créer dans l'intérêt du perfectionnement des œuvres de fart et des <i produits de l'industrie. »
Terme du concours : i5 juin 1878.
Chacun des prix consistera en une médaille d'or de la valeur de 3,ooo francs.
Prix fondé par M. Duc, — Ce prix, destiné à encourager les hautes études d'architecture, est de 4,000 francs. Le concours, qui est biennal, sera jugé par TAcadémic après exposition publique. 11 sera ouvert à tous les Français qui justifieront de leur nationalité. Les études devront être remises au secrétariat de l'Institut le 1" avril 1872
Prix Achille Lcclèrc. — Le programme du concours Achille Leclère sera publié |p i4 décembre 1871.
Après la proclamation et Tannonce de ces divers prix, M. Beulé, secrétaire per-
NOUVELLES LirrÉRAlRES. 595
péluel, a terminé la séance par la lecture d*une élude historique f-ur la vie elles œuvres de M. Schnelz.
ACADÉMIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES
M. Morlimer Tcrnaux , membre deTAcadémic des sciences morales et politiquci , ist décédé le 6 novembre 1871 à Beatmiont-les- Autels (Eure-et-Loir).
M. Pcllal, membre libre de la même Académie, est décédé à Paris le \^ novembre.
LIVRES NOUVEAUX
FRANCE
Histoire romaine de Dion Cassius, traduite en français, avec des notes critiques, historiques, etc. , et le texte en regard, collationné sur les meilleures éditions et sur les manuscrits de Rome , Florence, Venise, Turin, Munich, Heidelberg , Paris, Tours, Besançon , par M. E. Gros, inspecteur de TAcadémie de Paris, Tomes I, II, III, IV, Paris, 1 845-1 855; ouvrage continué par M. Val. Boissée; tomes V, VI, VII, VIII, IX, X , Paris, 1861-1870, chez Firmin Didot frères, fds et C**, imprimeurs de Tlnstilut. — Cette publication , entreprise d*un grand labeur, a occupé les dernières années de M. Gros, l'un de nos plus studieux hellénistes; il s'y était préparé avec conscience par des voyages et des collations de manuscrits, qui lui ont coûté beaucoup de dépenses et de fatigues. Aussi M. Villemain, alors ministre de Tinstruction publique, n avait fait que justice en lui accordant le secours et l'honneur d'une large souscription de l'État. M. Gros est mort à l'œuvre , après en avoir seulement achevé la partie la plus ingrate, et quand il entrait seulement dans les livres de Dion Cassius, qui, parvenus plus ou moins intacts jusqu'à nous, offrent au traducteur et à l'éditeur une tâche moins difficile. En mourant, M. Gros ne laissait prêt pour l'impression que le livre XI*, avec un recueil de variantes relevées dans les manuscrits ; encore ce recueil n'était-il pas complet pour les parties de l'ouvrage qui ne nous sont plus représentées aujourd'hui que par l'Abrégé de Xiphilin. C'est alors que M. Valentin Boissée, modeste répétiteur à Paris, demanda courageusement et obtint de continuer le* travail interrompu. En douze ans, il l'a mené à bonne fin avec un rare désintéressement. La table alphabétique des matières restait seule à publier, sinon à rédiger (car nous croyons que la rédaction en est fort avancée) quand M. Boissée mourut à Caen, sa ville natale, où il s'était, depuis quelques mois, retiré auprès de sa famille. On peut espérer qu'il trouvera, à son tour, une main pieusement dévouée pour achever, par le volume de table, une publication historique si importante et qui ne peut guère se passer d'un tel complément. Mais, en attendant, ce corps des annales romaines, quelques mutilations
qui l'aient amoindri et défiguré, forme, dans Tédition de MM. Gros et Boissée, un bel et riche ensemble de récib, de descriptions, de renseignements, qui n'avait pas encore été mis, sous une forme aussi correcte et aussi commode, à la portée des historiens de Tcmpire romain. Quand M. Gros publia son premier volume, il n'existait en tout que cinq éditions de Dion Cassius, dont la dernière, celle de Slurz , présentait seule tous les fragments découverts jusque-là. Durant le cours de l'édition grecque-française, deux hellénistes éminents, Imm. Bekker et G. Dlndorf, ont successivement publié des recensions du texte de Dion , qui Taméliorent sur bien des points. M. ooissée a profité de ces secours dès qu'il Ta pu , et il en voulait
Erofiter aussi pour les parties aéjà publiées lorsque parurent les travaux de MM. Beker et Dindorf. Nous ne savons pas encore si celte révision nouvelle da texte, et aussi de la traduction, était assez avancée pour pouvoir fournir la matière d*un Appendice qui s'ajouterait à la table générale dans un onzième volume; c*est, du raoms, ce que Ton ne saurait trop souhaiter. Le texte de Dion, dans Tétat où il nous est parvenu , offre de très-nombreuses altérations , que , même après des éditeurs tels que Keimarus et Slurs, M. Gros et M. Boissée n*ont pas pu corriger toutes. Les deux savants de Berlin et de Leipzig en ont corrigé quelques-unes avec bonheur, mais ils ont eux-mêmes laissé encore maint détail à reprendre et qui peut tenter la sollicitude d'un nouvel éditeur. Le Jcamal des Savants pourra revenir un jour sur ces divers travaux; il nous suffira aujourd'hui de les avoir signalés aux lecteurs curieux et aux critiques compétents. Par un si long labeur, quelques imperfections que l'ouvrage présente encore, M. Boissée aura mérité la reconnaissance de tous ceux qui s'intéressent À la littérature grecque et à l'histoire romaine.
TABLE
P«Sw.
Correspondance secrète inédite de Louis XV, par Edgard Boutaric. (Article de
M. Alfred Maury.) 525
Principes de Tassai nissement des villes . etc. par M. Charies de Freycinet. (2* ar-
ticle de M. Chevreal.) 540
Mémoires miliuires relatifs à la succession d'Espagne sous Louis XIV. ( 4* article
de M. Cb. Glraud.) 557
Uittoirf de la littérature grecque (4' et dcmiei article de M. Egger.) 576
No«\<«nM littéraires ^^^