‹ Journal des savantsChapitre 51 sur 66 · ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE

Michaelis AtttiUotm ktstona. Opta a Wladimiro Brunetc de Preste inventam, dest riptum,comctnm, recognovit Immanuel Dekkertu. (Bonn*, i853.) \ii-336page* in-8*.

— On ne connaissait que par des indice* très-vogues, jusqu'à ces derniers temp*. l'existence tle la chronique de Michel Altaliotc. Plusieurs «avants, depuis Philippe Labbe, avaient parlé sur oui -dire du manuscrit qu'en possède la bibliothèque de l'Escurial. Il est surprenant que l'exemplaire plus complet qui, de la bibliothèque de Séguicrou Coislin n passé à la bibliothèque de Sainl-Germain-des-Pré* et de là

i la Bibliothèque impériale, n'oit Attiré l'attention d'aucun helléniste, surtout après l'exacte description qu'en a donnée Mont faucon dans son Catalogue de la bibliothèque de Coislin. Il était réservé à M. Bronet de Presle» de tirer de l'oubli ce texte intéressant jjour l'histoire byzantine du xi* siècle. Michel Atlaliote non» ra conte l'Imtoire de son temps depuis Michel le Paphlagonien, qui monta sur le irone l'an io34, jusqu'à Nieéphore Botaniato, qui fut détrôné par Alexis Comnène on io8i. L'auteur parait s'être attaché à la fortune de BoUniale. à qui l'ouvrage est dédié et dont tous les actes sont racontés sur le ton du panégyrique. Peut-être la cause de l'oubli où tomba l'ouvage de Michel Atlaliote doit-elle être cherchée dans cette circonstance : après le triomphe des Comnène, il aura uns doute voulu faire oublier les louange» qu'il avait données à leur rival en faisant oublier le livre lui-même. Cependant Jean Scylitrès, dans la dernière édition de son histoire, a fait de nombreux emprunts à la chronique de Michel, en retranchant, bien entendu, les éloges donnés à Botaniate. — Non content de reproduire le texte du manuscrit de la Bibliothèque impériale. M. Brunei de Prosles a cru devoir s'assurer »i le manuscrit de l'Escurial n'était pas plus étendu, comme semblaient le faire croire les indications dont s'étaient servis Labbe et Fabricius. 11 est résulté des recherches faites sur ce point par M. Edouard Laboulaye, durant son séjour en Espagne, que notre manuscrit e»t, au contraire, plus étendu ou moins d'un tiers, et représente .seul l'ouvrage complet de Michel Atlaliote. Tel est le texte que M. Brunei de Preste» vient de rendre à la science, et que l'Académie de Berlin a jngé avec raison digne de figurer dans la collection de l'Histoire byzantine, où Philippe Labbe lui avait assigné sa place il y a plus de deux siècles.

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