‹ Journal du Congrès de MunsterChapitre 10 sur 57 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

regretter que François Ogier « ait ainsi abandonné Phyllis au milieu de ses plaintes » .

Mais ce n'était pas seulement la diflSculté du travail qui avait arrêté Ogier. Une raison bien plus sérieuse était venue refréner « ses fureurs poétiques ». A ce moment, en efifet, le Père Garasse fit paraître son livre fameux : la Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps (1). Ce violent pamphlet écrit dans un style bizarre, précieux et grossier à la fois, prétendait en s'attaquant aux gens de lettres réformer leurs mœurs. Mais si certains, comme Théophile, avaient par leur conduite, leurs poésies libertines et leur athéisme, prêté le flanc aux critiques du Jésuite, d'autres pouvaient s'étonner d'être pris si violemment à partie. Leur cause trouva de nombreux défenseurs; le premier qui « se présenta sur l'arène pour choquer l'aristarque de ce siècle » fut François Ogier. Sa réponse était anonyme (2). Dans la préface, s'adressant aux directeurs de la

(1) La doctnne curieuse des beaux esprits de ce temps, ou prétendus tels, contenant plusieurs maximes pernicieuses à l'Etat, à la religion et aux bonnes mœurs, combattue et renversée par le P. F. Garassus. Paris, 1623, in-4«.

(2) Jugement et censure du livre de la Doctrine curieuse, de F. Garasse. Paris, 1623, in-12.

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