X INTRODUCTION
telles occupations fussent bien frivoles pour un esprit qui se destinait à Tétat ecclésiastique, il entreprit, à l'exemple du cardinal du Perron et de Bachet de Meziriac, de traduire en quatrains les distiques d'Ovide. Il s'imaginait qu'il ne lui serait pas difficile de surpasser ces deux auteurs : (( Car il faut avouer que les ouvrages de ces deux grands hommes, quelque dissimilitude qui se rencontre d'ailleurs entre eux, ont cela de semblable qu'ils sentent beaucoup l'huile, quoique parfumée avec beaucoup de peine et d'industrie. En effet, j'ose dire qu'ils ont employé plus de jugement que d'esprit, plus d'art que de nature en ce genre d'écrire. Toutefois, quand je me trouvai embarqué, je m'aperçus que la route était plus difficile à tenir que je ne pensais : je m'épouvantai de la longueur du voyage et je demeurai à moitié chemin. » C'était l'épître II, Phyllis à Demophon, qu'Ogier avait essayé de traduire. L'abbé de MaroUes a publié dans son commentaire un fragment de cet essai (1), qui ne nous fait pas trop
(1) Les épistres héroïdes d*Ovide, de la traduction de M. de MaroUes, abbé de Villeloin, avec des remarques. Paris, Lamy, 1661, in-8», p. 224.