‹ Journal du Congrès de MunsterChapitre 14 sur 57 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

Il était difficile de continuer une polémique sur ce ton. Ogier, cependant, voulait reprendre la plume pour secourir « sa réputation mourante », et se disculper vis-à-vis de ceux qui le représentaient comme « un homme abandonné à tout vice, un but de malédiction, un rebut de Tordre ecclésiastique, et pour comble d'ignominie un achate de Théophile ». « Je suis pécheur, écrivait-il, je le confesse, et si je dis qu'il n'y a point de péché en moi, je suis menteur; à d'autres ce pharisaïsme... mais que je sois un débordé, un dépravé, un homme de scandale, que je sois le Pilade de ce furieux Oreste que je ne vis jamais ni en nature, ni en peinture, ni en songe, ni en fantôme, c'est une calomnie par trop insupportable. De vingt-cinq ans qu'il y a que je suis au monde, j'en ai passé la moitié partie à l'apprentissage des langues par les voies ordinaires, desquelles on se sert, que je trouve bien fâcheuses et bien longues ; partie à l'étude des sciences de la philosophie et de la théologie. En tout ce temps, comme c'est la coutume, j'ai fait beaucoup de connaissances et peu d'amis; que si en tout ce nombre, j'ai jamais fréquenté ou reconnu un

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