‹ Journal du Congrès de MunsterChapitre 15 sur 57 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

athée, je veux mourir de la mort la plus inhumaine que la cruauté des calomniateurs puisse inventer contre moi. »

Pour l'honneur de l'Église, à laquelle appartenaient ces deux champions, on s'interposa entre eux. Des amis communs les apaisèrent et, pour sceller la paix. Garasse et Ogier s'écrivirent des lettres d'excuses qu'ils firent paraître dans la même brochure (1).

Il faut espérer pour notre aumônier que les reproches que lui adressait le P. Jésuite étaient au moins exagérés. Quoi qu'il en soit, Ogier reconnut lui-même que, à la suite de ce « démêlé », il abandonna les poésies légères pour se consacrer à des études « plus réglées et plus sérieuses ». Il ne rompit pas pour cela avec Colletet et ses amis. Plus tard il s'en excusa presque : a L'amitié des philosophes se contente des inclinations de notre volonté et n'exige pas les sentiments de notre jugement. Elle veut être servie de nos bons offices et de notre bourse si elle en a besoin, mais elle

(1) Lettre du Père Garasse à M. Ogier touchant leur réconciliation, et réponse du sieur Ogier sur le même sujet, Paris, 1624, in-12. (La lettre de Garasse est du 4 février 1624, celle d'Ogier du 7 février.)

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