‹ Journal du Congrès de MunsterChapitre 18 sur 57 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

un mémoire très éloquent et qui mériterait d'être réimprimé; car plusieurs de ses arguments pourraient encore être invoqués dans les questions oii la conservation de nos privilèges religieux vis-àvis des étrangers est en jeu. Ce discours était, dit Peiresc (1), « lu avec plaisir », et il ne pouvait qu'être bien accueilli dans la société au milieu de laquelle vivait alors Ogier. 11 était toujours un des fidèles de Mlle de Gournay, chez qui il se rencontrait avec MaroUes, abbé de Villeloin, avec La Mothe Le Vayer, les Habert, l'Étoile, Boisrobert, de Révol, Maleville. Mais ses relations s'étaient développées; il fréquentait Balzac, Ménage, Chapelain, les Valois; le poète latin Bourbon, alors célèbre, l'admettait dans son intimité ; on le trouvait « dans l'étude » de Gui Patin. Parmi les avocats, les magistrats , amis de son frère, il voyait surtout Favereau, dont les vers étaient estimés. Enfin ses rapports avec la famille de Mesmes se resserraient, surtout depuis que le comte d'Avaux avait pris Charles Ogier comme secrétaire.

C'est à ce moment que François Ogier commença ses prédications, qui devaient, à une épo-

(1) Lettre du 16 avril 1629.

Page 1