VI INTRODUCTION
contra Guillaume CoUetet, ce le plus ancien de ses amis, le premier compagnon de ses études ».
Par cette liaison, François Ogier se trouva, (c comme il sortait du collège », en relation avec tous les amis de CoUetet, qui devinrent les siens; il connut Vaugelas, Bachet de Meziriac, Faret; il rencontra Antoine Brun, qui débutait alors avec éclat dans la carrière des lettres, et qu'il devait retrouver plus tard à Munster ; en leur société, il fréquenta chez Mlle de Gournay, la fille spirituelle de Montaigne, dont la chambre servait de rendez-vous à un petit cercle qui fut une des origines de l'Académie française. A ce moment, « la fantaisie de traduire et d'imiter Ovide s'était emparée de l'esprit des plus honnêtes gens du siècle ». Le cardinal du Perron, puis Renouard, ' avaient mis cet exercice à la mode. Une foule de beaux esprits les suivirent dans cette voie. Les succès que s'attirèrent l'abbé de Croisilles et Maleville, en se faisant, à l'exemple d'Ovide, « les secrétaires des héroïnes malheureuses de l'antiquité », entraînèrent Ogier. Mais, ainsi qu'il l'a raconté lui-même, ce ne fut plus dans l'antiquité qu'il choisit ses héroïnes :